Il existe des classes de citoyens, au Québec comme ailleurs.

Dans notre « belle province », il y a bien entendu les pauvres, ceux qui arrivent à peine à payer leur loyer et qui doivent souvent se tourner vers le gouvernement ou les organismes d’aide pour survivre. Ils peuvent au moins se consoler de ne pas faire partie des très pauvres qui, eux, n’ont à peu près rien et dépendent complètement de l’aide collective.

Au milieu de cette chaîne alimentaire à saveur économique, il y a la classe moyenne qui est en train de se métamorphoser en classe endettée ou pauvre. À ce niveau, les gens vivent mais sans réellement pouvoir s’émanciper du système de contrôle mis en place par l’élite. La classe moyenne fait partie du jeu mais elle ne le contrôle pas.

Puis, il y a les riches. Les exécutants de l’élite.

Les médecins, plusieurs avocats, divers administrateurs et entrepreneurs. Des exécutants souvent branchés —qu’ils en soient conscients ou non— sur le pouvoir émanant de l’élite sombre.

Pour leur obéissance et leur aveuglement volontaire, cette garde rapprochée de l’élite choisit de ne défendre que les intérêts de leurs maîtres. Ce sont généralement des individus intelligents mais dont le niveau de conscience est assez éteint pour tolérer de n’enrichir que leurs maîtres, quitte à se prendre une généreuse quote-part, au passage. Après tout, ils sont assez proches du pouvoir qu’ils doivent en gouter les fruits, au moins dans une certaine mesure.

Ce sont eux qui ont des millions en banque.

Une classe sociale de privilégiés qui se connaissent, se côtoient et collationnent, ensemble, sur une base régulière ou non. Instinctivement, ils savent que « servir la grosse argent » ça leur revient. Comme un retour d’ascenseur pour avoir choisi de prioriser l’enrichissement des ultra-riches, plutôt que de voir à répartir équitablement les énormes richesses qu’ils contribuent à canaliser.

Ce grand jeu des classes sociales a lieu, au Québec, dans un système capitalistes et entendons-nous bien, un capitalisme de petites entreprises ou de coops, ça fonctionne vraiment bien mais là, on est rendus dans un capitalisme sauvage de très grandes entreprises, voire de transnationales.

Dans un système capitaliste de cette nature, les petites entreprises sont incapables de grandir si elles vont à l’encontre de l’intérêt des très grandes entreprises parce que celles-ci disposent de ressources immensément plus grandes pour faire valoir leurs intérêts… et leur suprématie commerciale ou stratégique.

Ainsi, les riches s’enrichissent en s’assurant que le système actuel, celui qui valorise une relative médiocrité en toutes choses, continue à prospérer.

Qu’importe les bonnes idées comme l’économie verte, elle n’arrivera que le jour où les gouvernements seront (enfin) prêts à y verser des milliards et que les « gentilles compagnies » capables de nettoyer l’environnement soient prêtes à opérer… étant alors détenues par les Exxon, Shell et BP de ce monde.

Autrement dit, même les bonnes idées comme l’économie verte et soutenable seront un gigantesque transfert de richesse du peuple vers la super-élite.

Une autre arnaque.

Comme la conférence de Paris qui a cours, en ce moment, pendant les 2 premières semaine de décembre 2015, avec nos représentants gouvernementaux, incluant la présence de Philippe Couillard qui « participent » pour aller nous « vendre » au gouvernement mondial dont fait partie le fonds monétaire international (FMI). Leur but étant de taxer le carbone, soit l’oxygène des plantes et l’air qu’on expire. Nous taxer pour encore mieux nous contrôler et nous appauvrir, tout en enrichissant la super-élite de manière complètement outrageuse… et en ne règlent absolument RIEN aux prétendus changements climatiques causés par l’homme.

L’argent, la grosse argent… toujours l’argent. Le pouvoir et le contrôle.

L’élite qui étouffe toutes les autres classes sociales tout en entretenant les riches, pour s’assurer d’être servis.

Et les riches aiment ça, servir l’élite.

Des cliniques privées pour la santé des riches. Des policiers payés par le peuple mais rompus à la protection des riches et de leurs actifs. Une armée de soldats interchangeables se portant volontaires pour aller combattre dans leurs guerres devenues des prétextes pour faire fonctionner l’industrie de l’armement.

Une classe sociale de privilégiés qui ont leur million en banque et qui mettent leur conscience hors-circuit pour mieux dormir, la nuit, malgré tous les coups-bas qu’ils font à leurs concitoyens.

Des avocats qui protègent l’élite, aux dépens de la vraie justice. La justice des riches, pourrait-on dire parce que les pauvres n’ont qu’un accès sévèrement limité aux leviers de notre actuel système judiciaire. Mais qui s’en soucie?

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Il y a aussi des politiciens comme Sam Hamad, le « bon libéral, rouge foncé » qui se vote une augmentation indécente de son salaire de député (de l’ordre de 53%) pour ensuite torpiller le chèque des plus pauvres, pouvant aller jusqu’à 700$ par mois, pour le faire passer à 350$ si plusieurs conditions exagérées ne sont pas rencontrées (coupe de 50%). Oui, des politiciens comme ça. Des fossoyeurs de nos derniers filets sociaux qui mangent du pauvre au déjeuner mais qui se votent d’énormes augmentations de salaire… parce qu’ils le peuvent.

Ces riches québécois ont des millions en banque et ça change tout.

Quand on parle d’austérité, ces riches ne sont à peu près jamais touchés. Ils continuent à vivre dans leurs grosses maisons de riches.

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Continuent de voyager partout où ils le souhaitent et autant qu’ils le veulent. Ils ont des véhicules de grand luxe et utilisent toutes les « déductions » possibles, pour éviter de payer de l’impôt. Quand l’avarice se fait plus pressant, c’est vers les paradis fiscaux qu’ils canalisent une partie ou la totalité de leurs avoirs, au diable le contrat social et l’importance de contribuer pour recevoir les bénéfices de notre état providence.

Pour eux, c’est un monde de rêve.

Bonne santé. Dents bien blanches. Vêtements signés. Grosse cabane. Chars de luxe. Grosse job. Contacts triés sur le volet et complices de leur agenda de servitude à l’élite. Bouffe de premier ordre. Vacances autant qu’ils le veulent.

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C’est la gamique parfaite!

Avec leurs millions en banque, vous croyez vraiment que les riches québécois « comprennent » la misère des plus pauvres? Leur stress quand la fin du mois arrive? Leur inquiétude de voir leurs enfants manquer de tout?

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Bien sur que non! Comme Pauline Marois qui essayait de faire pitié quand elle voulait se faire élire par les Charlevoisiens en disant qu’elle savait c’était quoi la « pauvreté » alors qu’au même moment, elle se gardait bien de dire qu’elle vivait dans un chateau de 7 millions de dollars, sur une petite île, au nord de l’Île-de-Montréal… de la grosse manipulation sale, de la poudre aux yeux!

Alors c’est pourquoi les riches s’isolent. Ils ont compris qu’ils ne sont désormais plus comme « les autres ».

Ils ont Place Ste-Foy avec leurs boutiques de riches. Ils ont leurs quartiers de riches où les pauvres ne sont les bienvenus que pour aller faire le ménage, surveiller les enfants ou enlever la neige.

Les riches, avec leurs millions en banque, ne comprennent pas la réalité de ceux qui n’ont pas leurs privilèges parce que même s’ils essayaient de comprendre, ce serait une fantaisie, le fruit de leur imagination donc, un peu n’importe quoi.

Les riches qui ont déjà été pauvres peuvent cependant se rappeler de leur vie misérable avant de nager dans le fric. C’était d’ailleurs probablement l’essentiel de la position de Pauline Marois lorsqu’elle était en campagne électorale, dans Charlevoix. Des souvenirs qui peuvent être accédés et utilisés, au besoin.

Mais comme la pauvreté a mille visages, malgré la bonne volonté de certains riches pour essayer de comprendre, c’est vraiment difficile pour eux de vivre l’épouvantable angoisse qui résulte de la NON-DISTRIBUTION ÉQUITABLE des richesses, au Québec.

On ne parle pas de communisme qui n’est qu’une forme sophistiquée de totalitarisme mais d’une distribution équitable, fiscalement consciente de l’importance de voir au bien de tous.

Les riches avec leurs millions en banque ne voient AUCUNE nécessité d’améliorer le système actuel car il fonctionne plutôt bien, pour eux. Et qui fait les lois? C’est des riches! Alors les pauvres, ils vont continuer à s’appauvrir et les riches s’en balancent, à peu près complètement. Ça ne les touche pas! Ou alors, très peu et encore là, ils ont appris à jouer à l’aveuglement volontaire.

On les voit, les riches.

Ils sortent de leur grosse maison, habillés dans le luxe pour embarquer dans leur forteresse sur quatre roues pour aller se réfugier dans le stationnement sous-terrain de leur lieu de travail « pour riches » d’où ils mènent leurs affaires avec leurs « contacts riches ». Qu’importe ce qu’ils font comme travail, d’une manière ou d’une autre, ils font avancer la cause de l’élite qui les nourrit et leur assure le luxe dans lequel ils se trouvent.

Les riches ont l’intelligence de ne jamais mordre la main qui les nourrit si grassement, même si, au passage, ça devait garantir l’appauvrissement systématique des autres classes sociales, moins bien organisées et nécessairement plus pauvres… et vulnérables.

Ceci dit, il y a du bon et du mauvais monde dans toutes les classes sociales. Il y a des pauvres qui sont des ordures et des riches qui ont une fibre morale irréprochable. Et l’inverse, aussi. À chacun de tracer son chemin mais il y a des tendances et parmi les riches, il y a des comportements qui se prêtent bien à l’asservissement à l’élite. Une prostitution de haut-niveau qui a bonne presse… parce que les médias appartiennent aux riches!

Mais…

Oui, il y a un gros « mais »…

Avant de jeter le blâme sur les riches pour tous les problèmes de notre société, prenons plutôt le temps de comprendre pourquoi leur système fonctionne.

Leur système de « richesse pour les riches » fonctionne parce qu’ils travaillent en équipe. Ils se grattent le dos, les uns, les autres, comme des loups qui se protègent et qui voient plus loin que le court-terme.

Les riches planifient.

Ils se vendent des scénarios futurs, entre-eux.

Des scénarios où ils s’accordent des faveurs, à même une situation qui n’existe pas encore.

Du pur génie.

Il faut bien le reconnaitre, quand même…

Si les millions de moutons des classes moyennes et pauvres se mettaient à travailler ensemble, les riches auraient une féroce concurrence mais pour tuer cette révolution dans l’œuf, ils livrent une guerre aux syndicats, aux regroupements de toutes sortes, incluant la famille, tout en valorisant l’individualité, l’égocentrisme et l’hédonisme. D’où les slogans riches en déception comme « je me choisis » qui trop souvent, se traduisent par la version trop égocentrique d’une réponse qui aurait dû être, au bas mot familiale et au mieux, collective. Des pièges, partout, pour décourager les moutons qui voudraient s’entraider. Et ça fonctionne.

Vu de l’extérieur, le riche québécois semble bien arrogant mais imaginez si quelqu’un d’une classe dite inférieure, économiquement, se retrouvait, lui aussi, avec son million en banque.

Tout pour cet individu deviendrait plus facile, plus agréable. Maison confortable, plus besoin de travailler pour survivre mais simplement pour se réaliser (énorme différence). Choix d’amis rendu bien plus facile, fini les dépendances malsaines. Des vêtements confortables, une luxueuse voiture, des voyages… c’est pas long que la richesse opère une transformation assez radicale de l’ADN économique de notre nouveau millionnaire.

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Ça peut arriver par la loterie, une paiement d’assurance, une vente d’entreprise, un mariage avisé, un héritage, un coup d’argent ou une autre bonne fortune.

Qu’importe la source de l’enrichissement, le fait d’avoir un million de dollars en banque change bien des choses, habituellement pour le mieux. Sans apporter le bonheur, ce million dresse un rempart contre les préoccupations de survie. Il est désormais question de « vivre », pour vrai.

Alors pourquoi ne donne-t-on pas un million de dollars à chaque québécois?

Nous en serions techniquement capables, il y aurait des façons d’y parvenir, si tout le monde y mettait du sien, à commencer par la transition de milliers d’entreprises du modèle de profit unilatéral à une poignée d’actionnaires à des coopératives de travailleurs où TOUT LE MONDE s’enrichit, au même rythme.

Mais à moins que les classes moyennes et pauvres s’organisent pour opérer un tel mouvement pro-enrichissement de tous les Québécois, ça ne se produira JAMAIS par l’action des riches qui restent fortunés parce qu’ils voient à LEURS intérêts-propres et non à ceux des « autres » qui selon eux, n’ont qu’à s’organiser s’ils veulent améliorer leur sort.

Ainsi, le message est clair.

Les riches ne comprennent pas vraiment les autres parce que ce n’est absolument pas LEUR problème. Dans leur conception de la vie, ils en ont déjà assez à s’occuper comme ça et leurs privilèges, d’une certaine façon, leurs sont dûs en raison de leur extraordinaire contribution, personnelle, professionnelle ou les deux.

C’est donc par la prise de conscience de cet état de fait que les autres classes vont trouver la motivation de s’organiser pour gagner, comme les riches l’ont fait, avec brio, d’ailleurs.

Ils ne faut pas chercher à se venger, ce serait indigne des bonnes personnes mais il faut pas accepter de se faire tondre, non-plus. D’où l’urgence de changer ce qui ne fonctionne pas, dans notre système actuel de classes sociales.

Pour ça, les classes moyennes et pauvres doivent s’organiser pour gagner et s’enrichir, à court, moyen ET long termes.

Que ce soit posible ou non, c’est une technicalité parce que ce qui compte vraiment, c’est décider d’être le changement qu’on veut incarner, en ce monde. Et la richesse doit être une récompense accessible à tous et non seulement à une petite caste de riches serviteurs de l’élite.

Ce changement aurait dû arriver depuis longtemps mais des millions de québécois ont été distraits et là, c’est le temps, plus que jamais, de reprendre le contrôle de nos vies, individuellement et collectivement et ce, dans le meilleur intérêt de tous car une société inclusive, incluant au chapitre de l’argent, devient un paradis pour tous, au lieu de l’être seulement pour un petit pourcentage de privilégiés.

Vivement, le jour, ou bien plus de Québécois pourront vivre plus confortablement, avec au moins un beau million de dollars en banque.