C’est le samedi 19 mars 2016, à Lévis, que Guy Cormier a été élu président du Mouvement Desjardins.

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Voici un extrait du communiqué de presse…

Réunis aujourd’hui en assemblée extraordinaire à Lévis, les 256 membres du collège électoral composé de dirigeants des caisses Desjardins provenant de toutes les régions du Québec ainsi que de l’Ontario ont élu M. Guy Cormier, premier vice‐président, Réseau des caisses et Services aux particuliers, au poste de président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, pour un premier mandat de 4 ans. Il succèdera ainsi à Mme Monique F. Leroux qui occupe ce poste depuis mars 2008.

M. Cormier entrera officiellement en fonction au terme des assemblées générales annuelles du Mouvement Desjardins, le 9 avril prochain.

Âgé de 46 ans, il est à l’emploi de Desjardins depuis 1992. Au fil de sa carrière, il a été directeur de comptes Entreprises, directeur général de plusieurs caisses avant d’assumer le poste de vice‐président Finances, Réseau des caisses, de 2009 à 2012. Il a été nommé premier vice‐président Réseau des caisses en avril 2012 et à son poste actuel en septembre 2013. Il est notamment responsable du comité aviseur Caisses sur les modes de financement de la Fédération et la révision de l’offre de service aux caisses ; de la commission Vie coopérative et liaison avec le réseau ; coleader du programme Expérience membre et client Desjardins ; membre du comité de gestion Finances et Risques de même que membre du comité de développement des affaires du Mouvement Desjardins.

M. Cormier est diplômé de HEC Montréal où il a obtenu un baccalauréat ainsi qu’une maîtrise en administration des affaires. Il y a notamment enseigné la finance pendant près de 8 ans. Il est très engagé dans la communauté auprès de divers organismes, dont la campagne de financement de l’Université du Québec à Rimouski, la Fondation de l’Hôpital Général du Lakeshore ou encore la Maison de soins palliatifs Victor‐Gadbois.

« Je suis très honoré d’avoir été choisi parmi des candidats d’aussi grand talent. Je les félicite d’ailleurs pour leur contribution à ce débat démocratique qui a permis de faire progresser davantage le Mouvement, a déclaré M. Cormier. Mais je veux surtout remercier les membres du collège électoral de me faire confiance pour assumer la présidence de ce grand groupe financier coopératif, dont nous sommes tous très fiers. Les échanges que nous avons eus m’ont notamment permis de mieux saisir encore l’ampleur des défis qui se présentent à nous. La tâche s’annonce des plus stimulantes! J’aimerais, enfin, rendre hommage à Mme Leroux qui a été à la barre de Desjardins au cours des huit dernières années et à qui nous devons beaucoup. »

« Je tiens à féliciter chaleureusement M. Cormier pour son élection. C’est non seulement un honneur, mais aussi un privilège et une grande responsabilité que d’être choisi pour mener à bien les destinées du Mouvement Desjardins, a pour sa part déclaré la présidente et chef de la direction, Mme Monique F. Leroux. M. Cormier pourra bien sûr compter sur ma collaboration au cours des prochains mois, tout comme il bénéficiera de l’appui et du dévouement des dirigeants élus, de l’équipe de direction et de l’ensemble du personnel de Desjardins, pour l’épauler dans la réalisation de son mandat. »

Parmi les trois candidats, dans cette course à la présidence du Mouvement Desjardins, on retrouvait l’homme d’affaires et ex-chef du Bloc québécois Daniel Paillé.

L’autre candidat est, lui aussi, bien connu à l’interne. Robert Ouellette est le premier vice-président, Technologies et Centre de services partagés, chez Desjardins.

Ainsi, deux candidats venaient de Desjardins et un seul, soit M. Paillé, était de l’externe.

Monique Leroux occupait son poste depuis 8 ans et plusieurs trouvaient qu’il était temps pour du changement. Son règne a éloigné Desjardins de son objectif coopératif pour le rapprocher du fonctionnement usuel d’une banque à charte canadienne (ce qu’elle n’est pas… encore).

Personne ne semble trop savoir comment Guy Cormier veut orienter Desjardins. Plus comme une coopérative ou comme une “simple banque”?

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Pendant la période électorale, ayant eu cours du 2 février au 18 mars 2016, les trois candidats ont vraisemblablement eu l’occasion de présenter leur vision et d’échanger à huis clos avec les membres du collège électoral, lors de rencontres prévues à cette fin.

Ce collège électoral, chez Desjardins, est composé de 256 dirigeants élus du réseau des caisses populaires et qui sont aussi membres des conseils régionaux du Québec et de l’Ontario.

Pour le public, tout ça est passablement opaque et personne ne sait ce qui a pu motiver les membres du collège électoral à privilégier la candidature de Guy Cormier.

Maintenant que Guy Cormier est élu, nous avons 4 ans pour apprendre à le connaître et à comprendre ses motivations.

Bravo pour sa victoire à la présidence de Desjardins.