C’est bien connu qu’il n’y pas de fumée sans feu.

Dans un quartier résidentiel typique, nombreux sont les individus qui produisent une gamme de fumées qui dérangent les voisins.

Par exemple, pensons aux fumeurs (de cigarettes, de cannabis ou d’autres substances), aux amateurs de barbecue (avec des briquettes de charbon ou du propane), aux brûleurs (d’herbes, de bois ou d’autres matières combustibles, incluant des matières platiques) et aux opérateurs de véhicules ou d’appareils polluants, fonctionnant avec un combustible produisant des émanations réputées toxiques.

Dans chacun de ces exemples, un individus décident que leur choix de produire de la fumée surpasse le choix de leur voisinage de respirer librement.

Ces individus ne voient donc pas de problème à imposer leur vision de la chose à leur voisinage. Pire, ils s’offusquent presque toujours lorsque le dit voisinage manifeste son désaccord avec leur choix.

Dans ces exemples, les individus pollueurs ne respectent pas la règle élémentaire de bon voisinage. Qui plus est, par les choix qu’ils imposent aux autres, de manière ponctuelle ou à répétition, ils contribuent à miner la qualité de vie des autres.

Un voisinage sera donc presque toujours perturbé négativement par les individus qui imposent leur préférence de produire de la fumée aux autres qui n’en veulent pas.

C’est inégal comme situation.

En faveur des individus qui polluent et qui nuisent aux autres.

En ce sens, il faut collectivement se doter de lois, en bonne et due forme. De simples règles de “bonnes pratiques de voisinage” semblent insuffisantes pour contraindre les individus pollueurs. Alors il faut élever la conséquence avec des lois et des pénalités qui font assez mal pour en arriver à forcer la main des voisins pro-fumée qui autrement ne changeraient rien à leurs choix nocifs et toxiques, pour les autres (et pour eux aussi, au passage).

Faute de bon jugement, il faut sévir

Un grand nombre de villes du Québec publient des conseils de bon voisinage, comme dans le cas de la ville de Lévis dont voici un encart qui parle d’un exemple de feu social chez un voisin et là, Lévis demande de la tolérance jusqu’à 23h:

Voici un exemple où la tolérance va à sens unique. En effet, ce sont les voisins qui endurent le comportement de celui qui fait son feu qui font preuve de 100% de la tolérance.

La ville de Lévis demande donc aux victimes du choix de de l’individu pollueur de faire preuve de “tolérance” jusqu’à 23h. Quel non-sens!

Un comportement nuisible pour le voisinage à 23h01 est tout aussi nuisible à 22h59. Et à 20h ou 18h aussi. Pourquoi? Parce que c’est un comportement nuisible.

Et un comportement nuisible devrait être soit strictement balisé ou interdit.

Lévis, comme tant d’autres villes, perd en crédibilité en prônant une tolérance qui n’est rien d’autre qu’une victoire permanente pour les individus pollueurs.

Ce faisant, la ville de Lévis encourage des comportements délinquants et nuisibles à la vie de quartier. Quand on parle de manque de courage des élus, en voilà un, patent.

Ça sent mauvais et c’est toxique

Partons du principe que l’être humain ne peut respirer que de l’air frais, s’il veut maintenir ou améliorer sa santé.

Toute fumée, qu’elle quelle soit, est nuisible.

Alors ce serait normal que la ville de Lévis protège ses citoyens contre la fumée. Or, ce n’est pas ce qu’elle fait puisqu’elle protège le droit des individus pollueurs qui veulent continuer à… polluer!

Que ce soit par des appels à la tolérance [contre les pollueurs] ou par l’absence de lois claires contre la fumée en milieu résidentiel, Lévis contribue à nier les importants désagréments des fumées, tant au niveau des odeurs que de la toxicité.

Si l’on prend l’exemple de la cigarette qui brûle, les émanations sont acrimonieuses dans les narines et toxiques dans le corps, à tous les endroits où ces poisons aéroportés se retrouvent, principalement via le système respiratoire.

Le fumeur se ruine la vie.

C’est triste mais le résultat de son propre choix.

Quiconque doit endurer la fumée de la cigarette du fumeur aussi voit sa vie ruinée, dans une petite ou une grande mesure, dépendant de l’intensité de l’activité par le fumeur mais là, il s’agit d’une victime qui subit le choix d’autrui.

Et c’est encore pire lorsque cet abus a lieu contre des personnes vulnérables, comme des enfants.

Pourtant, la ville de Lévis, comme tant d’autres, fait appel à la “tolérance” pour “baliser” le vivre-ensemble avec des fumeurs.

Il n’y a qu’au niveau provincial où il y a du mordant contre les fumeurs et là aussi, c’est très tolérant envers les fumeurs.

Socialement, la tolérance envers la fumée a été, en quelque sorte, normalisée. Au point où l’éléphant dans la pièce (la puanteur de la fumée et sa toxicité) se fait discret pour que puisse s’exercer cette tolérance à sens unique, à savoir les victimes de la fumée qui doivent faire preuve de tolérance envers ceux qui les incommodent et les empoisonnent.

Le monde à l’envers.

Vous pouvez aller lire ce que le conseil municipal de Hampstead, une petite municipalité de l’ouest de Montréal, a adopté comme projet de règlement pour interdire à quiconque de fumer en public sur son territoire.

Le voisinage doit être protégé de la fumée

Pour que les gens soient bien dans leur environnement de vie, il faut faire un effort individuel et collectif pour préserver l’air pur et la joie de vivre, dans nos quartiers.

Un fumeur régulier, des cheminées qui fument en hiver, des feux dans les cour-arrières en été et des brûleurs de débris en milieu urbain affectent la qualité de vie de tous.

L’idéal serait de faire appel au sens commun des gens et que ceux-ci réalisent à quel point nous avons tout à gagner à bannir la fumée polluante de nos vies.

Mais l’idéal précité n’est pas toujours atteignable alors il revient aux individus et aux gouvernements de voter des lois afin de les faire appliquer, par la suite, pour le bien du plus grand nombre.

Grâce à des avancées technologiques et un usage créatif des outils à notre disposition, il y a assurément moyen de permettre aux individus pro-fumée de s’exécuter sans nuire aux autres… ou à eux-mêmes, lorsque c’est possible.

Qu’on pense aux lieux adaptés ou à des purificateurs d’air plus puissants, il existe peut-être des solutions qui n’ont pas encore été bien explorées ou appliquées. Il nous appartient donc de tendre vers l’inclusivité de tous tout en demeurant sérieux dans notre réserve contre la fumée, sous toutes ses formes, en milieu résidentiel.

Moins de fumée, c’est bien plus de bonheur alors choisissons en conséquence.

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