Nous avons la chance, en Chaudière-Appalaches, d’avoir de grands espaces verts ainsi que de beaux parcs urbains, généralement bien entretenus.

Les citoyens de tous les âges doivent réserver un peu de temps dans leur horaire pour découvrir tous les merveilleux secteurs verts de notre grande région mais il semble que nombre de citoyens se privent du plaisir de fréquenter les espaces verts et les parcs en raison de la présence croissante des fumeurs.

Ces fumeurs sont issus de tous les groupes d’âges et fument aussi bien des cigarette, des cigarillos, des cigares ou des pipes — tous aussi nuisibles pour la santé, les uns que les autres.

Dans une démocratie (ou une république), la liberté des uns se termine là où la liberté des autres commence. C’est le principe le plus élémentaire de la vie en société. Comme on sait qu’une seule cigarette contient environ 4,500 substances toxiques, voire mortelles (comme le cyanure), il serait important que ces individus se prennent en main et trouvent d’autres endroits pour fumer.

Les espaces verts et les parcs de Chaudière-Appalaches devraient tous être déclarés “zones sans fumée” mais d’ici à ce que ça se produise, les fumeurs eux-mêmes devraient s’abstenir d’empoisonner les autres. L’expression “fumer en paix” est d’ailleurs complètement ridicule puisqu’une fois les composés chimiques brulés dans la cigarette, les toxines et autres poisons libérés se promènent au gré du vent jusque dans les poumons des autres personnes qui se trouvent dans les environs.

Lorsque les personnes affectées par la fumée secondaire s’avèrent être des enfants, comme dans les parcs leur étant destiné, l’acte d’en “griller une” devrait être rendu criminel puisqu’empoisonner un enfant, de quelque façon que ce soit, ne devrait jamais être toléré dans une société civilisée.

Qui plus est, lorsque les fumeurs sont des jeunes, on peut se demander quel genre d’encadrement ils reçoivent à la maison. S’il s’agit de jeunes qui se font influencer à l’école, on devrait s’interroger sur le genre d’encadrement qui a lieu dans ces établissements. Le fait que la police n’effectue pas un contrôle plus strict des cigarettes dans les endroits publics de Chaudière-Appalaches pose également un problème.

Les fumeurs n’ont tout simplement pas leur place dans les espaces publics, pas plus qu’Ultramar n’a le droit de raffiner son pétrole dans une garderie.

Le manque de rigueur contre la fumée secondaire dans les espaces publiques nous coûte une fortune en services de santé de toutes sortes, sans compter les troubles chroniques de santé qui diminuent la productivité au travail tout en augmentant l’absentéisme pour des raisons de santé (parce que les poumons n’acheminent plus assez d’oxygène au flux sanguin, créant une véritable explosion du nombre de problèmes de santé pouvant survenir, des plus anodins aux pire cancers).

Il est temps que la population de Chaudière-Appalaches se lève en clâmant haut et fort son droit inaliénable à des espaces publics exempts de toxines et poisons mortels, tout spécialement ceux provenant des fumeurs qui manquent de jugement et qui, de toute évidence, ont besoin d’une réglementation et de lourdes amendes pour “comprendre le bon sens” — c’est dommage qu’il faille toujours recourir à la justice pour faire prévaloir le sens commun.

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