Une armée de psychologues débarque à Saguenay

Les trois enfants de Marc Laliberté et de sa femme (toujours vivante) sont morts dans des circonstances à la fois inhabituelles, difficiles à comprendre (de l’extérieur) et disons-le, horrible.

Le plus vieux de ces trois enfants fréquentait une école mais ne rejoindra pas ses camarades.

C’est une situation vraiment triste et pour certains de ses collègues de classe, il s’agit d’une situation plus ou moins traumatisante pour laquelle l’école (à Saguenay) a cru bon embaucher une armée de psychologues.

Des psychologues…

L’école prend pour acquis (sans le dire nommément) que les parents sont INCAPABLES de parler à leurs propres enfants, en regard de cette situation alors elle paie LE GROS PRIX pour embaucher, pour aussi longtemps qu’il le faudra, une kyrielle de psychologues qui devront, dès le départ « justifier leur job ».

Comment un psychologue justifie-t-il son emploi?

En s’assurant qu’il y ait des problèmes chez les enfants, notamment en les provoquant — on s’entend que la plupart des psychologues sont de bonnes personnes auxquelles on ne prête pas de mauvaises intentions mais soyons honnêtes car ils sont « humains » et lorsqu’une commission scolaire paie LE PLEIN PRIX pour des services de psychologue, celui-ci s’arrange pour rester embauché aussi longtemps que possible.

Il est possible que -certains- enfants très sensibles à de telles situations peuvent avoir besoin d’une rencontre pour se remettre de cette tragédie mais là, les psychologues vont travailler fort pour « déceler » et « identifier » ces enfants… et tous les autres qui pourraient montrer des « signes » inquiétants (du point de vue très limité de ces psychologues).

Ainsi, les médias du Saguenay feront du tapage avec ce triple meutre suivi d’un pacte de suicide et certains enfants finiront par s’en faire outre-mesure avec ça — au grand plaisir des « lologues » qui aiment facturer longtemps, très longtemps, en multipliant les « consultations ».

Soyons clairs. Les seuls qui devraient avoir le droit de discuter de cette situation en profondeur sont les parents. Le personnel de l’école peut en faire mention mais pour plus de détails, les enfants devraient être invités à en discuter avec leurs PARENTS.

Pourquoi les parents?

Parce qu’il s’agit d’un sujet si sensible que les seuls qui savent vraiment comment en parler à chaque enfant sont ceux qui connaissent le mieux ces derniers. Dans de très rares cas, les parents seront incapables de répondre aux questions de leurs enfants mais pour les autres, ce sera fait adéquatement… et gratuitement.

Alors pour la commission scolaire, au Saguenay, dépense l’argent de notre trésor public pour engager des psychologues? Parce qu’ils ne font plus confiance aux parents et qu’ils veulent se « protéger » de poursuites potentielles liées à des « dommages » de nature diverse où ils n’auraient pas pris « les moyens » pour « adresser » cette situation.

Autrement dit, notre société met l’argent à la mauvaise place, encore une fois.

Au lieu de donner des centaines de milliers de dollars à la famille Laliberté qui « filait un mauvais coton », la société les a regardé pérécliter puis mourir et ensuite, pour « chercher à comprendre tout ça », on ouvre tout grand notre portefeuille collectif — mais ILS SONT MORTS et c’est AVANT qu’il aurait fallu les aider… avec l’argent des psychologues, pour ne nommer que ceux-là.

Regardez à quel point les services sociaux sont poches, largement inutiles et coûteux.

Des CLSC dont les horaires rivalisent avec ceux des caisses populaires (plus souvent fermés qu’ouverts), des lignes d’écoute qui multiplient les paroles de réconfort mais qui, en fin de compte, n’aident pas à nourrir les enfants et ainsi de suite.

Les Laliberté étouffaient sous les dettes. Ils étaient des citoyens modèles. Ils faisaient leur petite affaire. Mais leurs dettes les saignaient à blanc et le salaire minimum de la mère (dans une boutique de vêtements du Saguenay) ne menait nulle part.

C’est une tragédie sans nom qui vient de se produire, au Saguenay.

Et si on cherche un coupable, il va falloir voir plus large que la mère qui, elle, n’a pas réussi sa partie du pacte. Où était cette société « juste et équitable » qui, d’une part, tolère que les banques (et les caisses) nous égorgent financièrement avec leurs taux et leurs frais et de l’autre, laisse ses citoyens souffrir sous la botte du surendettement?

Quiconque a trois enfants sait très bien que les factures s’empilent vite et qu’il faut un bon salaire (bien supérieur au salaire minimum).

Des enfants, c’est la chose la plus merveilleuse du monde (et de loin) mais sans aide pour s’en occuper, ça devient un facteur socialement limitant, à tous les points de vue. Les parents n’ont plus une seule seconde de libre pour « tenter » d’améliorer leur carrière parce que tout le temps libre passe pour les enfants (et c’est fantastique qu’il en soit ainsi mais soyons réalistes, si l’argent ne « rentre » plus, ça devient VITE un gros, gros problème).

Alors pendant que les gros médias font les gorges chaudes sur le dos d’une mère qui vient de perdre ses trois enfants et son mari, les Québécois doivent se demander pourquoi nous sommes prêts à payer pour une armée  de psychologues après-coup mais que pour prévenir ce drame, nous n’avons pas eu la décence d’aider financièrement ces parents qui avaient fait cadeau, à notre société, de trois beaux enfants.

Il va falloir qu’on se regarde dans le miroir, à une certain moment.

Entre dépenser des centaines de milliers de dollars pour faire défiler des « lologues » et quelques dizaines de milliers de dollars pour sauver financièrement la famille Laliberté (qui croulait sous les dettes), le choix des citoyens sensibles aurait été facile.

Il faut croire qu’au gouvernement, cette sensibilité n’existe pas.

Dire que les parents étaient à la base du problème sera trop simple. Si l’on souhaite éviter ce genre de drame à nouveau, il va falloir partir en guerre contre ces banquiers qui chargent (au minimum) 19,40% d’intérêt sur les soldes de cartes de crédit et 0,05% (au maximum) dans les comptes courants (pour les soldes de plus de 1,000$, bien sûr) — c’est INDÉCENT et il est temps que ça change.

Pour ceux qui sont faibles en calcul (si l’on prend les chiffres ci-haut), ça signifie que ça coûte 388 fois plus cher pour payer un solde sur ses achat que le montant qu’on peut espérer un jour tirer de ce qu’on laisse dans notre compte de banque (compte courant, compte-chèque et même les risibles comptes d’épargne).

388 fois… plus!

Pensez-y — le voyez-vous, le problème?

Il se pourrait que ce drame saguenéen soit le premier meutre / suicide de l’année 2009 dû au surendettement. Il n’y a pas que le gouvernement qui demeure endetté, les gens aussi le sont et à part une enveloppe brune remplie de « cash », il n’y a pas graand chose d’autre qui pourrait —vraiment— aider.

Les Québécois doivent désormais apprendre à reconnaître systématiquement les signes de détresse pour SAUVER ces familles des griffes des banquiers qui, eux, se foutent complètement du drame humain qui a lieu derrière les dettes qu’ils « gèrent », en plaçant TOUJOURS les consommateurs en situation désavantageuse… afin de maximiser LEUR rendement, en toute impunité.

Certes, les parents ont fait le mauvais choix. Tuer ses enfants dépasse l’entendement mais l’histoire ne s’arrête pas là. Il existe des industries entières qui s’enrichissent sur le dos de la misère humaine et il va falloir faire la guerre à ces vampires pour redonner leur dignité aux citoyens qui se font materner… mais seulement quand ça fait l’affaire du gouvernement et de « ses » intérêts.

Alors voilà, les psychologues vont aller justifier leur job au Saguenay.

Et la commission scolaire aura le sentiment du « devoir accompli ». Et les cartes de crédit et les banquiers vont continuer à charger des taux d’intérêts complètement zin-zin et vogue la galère, les gros médias vont nous dire qu’on a la situation « sous contrôle »…

Si vous avez des problèmes, demandez de l’aide en argent de vos parents et amis (des dons, pas des prêts… je répète: des dons) ou encore, donnez tout ce qui a de la valeur chez vous à des parents (qui le mettront dans leur sous-sol) puis déclarez faillite et recommencez sur des bases plus solides.

Avant de vous enlevez la vie, rappelez-vous que vous êtes trop précieux en ce monde pour donner la satisfaction aux banquiers de vous avoir réduit à l’esclavage économique. Tenez-vous bien droit devant eux et cessez de les respecter ou de leur accorder de l’importance parce qu’avec l’intérêt qu’ils vous réclâment sur vos soldes à payer, c’est assez clair qu’ils vous rient au visage.

Un Québec fort, c’est un Québec qui se préoccupe davantage de ses familles (et de ses enfants) que des transnationales étrangères et des banquiers qui s’enrichissent sur notre dos.

Comme le disait un ami, c’est compliqué et en même temps, c’est tout simple…

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2 Comments

  1. Manon

    Il faut arrêter de blâmer la société pour nos problèmes, arrêter de blâmer les banques, le gouvernement, les écoles et tout le tralala… ce sont les gens qui vivent au-dessus de leurs moyen, blâmez-les ou regardez-vous dans un miroir et demandez-vous ceci: est-ce la faute de mes enfants (mon enfant) si j’ai des problèmes de dettes? Il ne faut surtout pas oublier les 3 jeunes victimes de ce drame. Ces parents qui ont deux chars de l’année, une maison trop grande, des vêtements de marque, des souliers en cuir d’Italie en quantité industrielle… vous en pensez quoi, maintenant?

    Avouons-le, il y a une grosse population de la classe moyenne qui vit au-dessus de leurs moyens pour le PARRAÎTRE, pour avoir plus que son voisin ou le beau frère, juste pour FLASHER.

    Ces deux monstres on tué leurs enfants à cause de leurs problèmes de ‘surconsommation’. Elle peut aller en enfer, maudite vache.

  2. Manon

    Soit dit en passant que j’ai un enfant, je suis monoparentale, je suis de la classe moyenne et je n’ai pas de carte de crédit. Si je veux quelque chose, je pèse le BESOIN vs le VOULOIR. C’est une formule gagnante.

    C’est certain que mon auto a 6 ans et mes vêtements ne sont pas dernier cri, je n’ai pas de VTT ou de jeux Nintendo ou de Wii, pas de Gym, pas de piscine, pas de GPS, pas de gros bijou mais j’ai un fond de pension, de l’argent pour les jours de pluie dans 2 comptes de banque, de la nourriture, un toit, un famille que j’adore, le plein air pour aller jouer dehors, la nature m’appartient pour prendre des photos, aller prendre une marche, me baigner… l’été je cultive un jardin, je prend soin de mes plates-bandes, toutes des activités qui ne coûtent rien mais qui produisent beaucoup.

    De plus, ma modeste maison m’appartient en propre (pas de comptoir de granite, pas de bois franc mais j’ai un toit et pas trop de dettes) et je travaille à temps plein. Le gouvernement du Québec est bon pour moi et en fait beaucoup pour nous et je suis très reconnaissante. La plupart de gens qui se plaignent du Gouvernement ne se donnent même pas la peine d’aller voter… bande d’hypocrites.

    Morale de cette histoire, en faisant de petits changements dans vos vies, en restant positifs, en arrêtant de regarder la pelouse du voisin, l’argent et les bébelles produit un bonheur temporaire, on en veut toujours plus. Si vous voulez que l’herbe soit plus verte chez vous, arrosez-la!

    Souvenez-vous, la planète n’a pas besoin de nous pour vivre mais nous avons besoin d’elle. Prenez-en soin.

    Mon cœur et mon âme sont avec les familles de ces trois victimes des actes sans-cœur de leurs parents.

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