Trucs pour éviter le bisphénol A

Bisphénol A et ses usages

Le bisphénol A a été déclaré « substance toxique » par le Canada, en septembre 2010 — nous avons été le premier pays, au monde, à le faire.

Certes, un rapport publié en 2010 par le FDA américain faisait part de leurs préoccupations ayant trait à l’exposition des fœtus, des enfants et des jeunes enfants au bisphenol A mais chez nos voisins du sud, il n’y a apparemment pas eu la même volonté politique d’étiqueter le BPA pour ce qu’il est vraiment, soit une « substance toxique » qui pose de réels dangers pour la santé humaine et l’environnement.

Annuellement, plus de 8 milliards de tonnes de BPA sont utilisés par l’industrie qui nous offre ensuite une panoplie d’articles, comme des contenants pour la nourriture, des ordinateurs et des jouets, qui ont le potentiel de nous empoisonner. Lentement, mais sûrement.

En gros, le bisphénol A est un puissant disrupteur endocrinien qui imite les hormones du corps humain ce qui, incidemment, peut mener à des effets indésirables sur la santé.

Quelles sortes d’effets, me demanderez-vous? Ce leurre hormonal ne fait pas de quartier car on a documenté des liens de causalité directe avec le diabète, les maladies cardiovasculaires et des anomalies du bilan hépatique. Tout aussi alarmant, on constate aujourd’hui que le BPA pourrait être un des nombreux facteurs de délétion de la spermatogenèse chez l’homme.

Autrement dit, avoir du bisphénol A dans sa maison et dans sa vie, c’est un facteur de risque important qu’il ne faut pas prendre à la légère.

Alors, comment éviter le BPA?

Au Canada, à part dans le cas des bouteilles pour bébé (en plastique), Santé Canada n’a fait aucun effort pour bannir la pléthore d’autres produits en plastique — c’est décevant parce qu’ils ont statué que le BPA était bel et bien une « substance toxique » mais ils laissent les manufacturiers en mettre, sans réserve, dans des dizaines de milliers de produits qui se retrouvent sur les tablettes des détaillants que nous sommes susceptibles de visiter.

Ainsi, on ne peut pas entièrement se fier au gouvernement pour voir à notre meilleur intérêt.

La première façon d’éviter le bisphénol A, c’est de se tourner vers les contenants en verre ou en acier inoxydable. Ce sont des choix sensés puisqu’on peut laver et réutiliser ces contenants à volonté, pour de très nombreuses années. Il y a aussi les contenants en aluminium mais là, il faut être prudent parce qu’un certain nombre d’entre eux ont un revêtement intérieur en résine d’époxy qui peut relâcher des produits chimiques malsains, incluant du bisphénol A.

Si vous devez absolument utiliser des contenants en plastique, vous devrez faire très attention à ne pas utiliser des plastiques de code [de recyclage] # 7 qui, à tout coup, contiennent du bisphénol A.

En ce qui a trait au BPA, le code # 2 ne pose pas de problème car c’est du polyethylène haute densité (PEHD), pas plus que le # 4 constitué de polyéthylène basse densité (PEBD) ou le # 5, composé de polypropylène (PP).

Le type de plastique généralement utilisé pour les bouteilles contenant de l’eau est le # 1 et il est destiné à un usage unique alors n’allez pas les remplir, une fois vides!

Sachez que le problème du bisphénol A n’est pas prêt de disparaître!

En fait, le problème de cette substance toxique ne va aller qu’en s’aggravant au fur et à mesure que les milliards de tonnes d’objets de plastique se retrouvent dans la nature où ils sont lentement décomposés, pendant de longues décennies.

Ceux qui en ont assez de se faire empoisonner devraient jeter autant de produits de plastique aux ordures pour les remplacer par du bois (traité avec des huiles naturelles), du verre (non-émaillé), de l’acier inoxydable, de la fonte, de la céramique (tout en évitant la céramique émaillée), de l’aluminium (non revêtu de résines) et de la terre cuite. En clair, il faut revenir à la base et pour ceux qui en ont les moyens, investissez dans des ustensiles de cuisine et de table en argent ou en or. C’est à la portée de tous, il suffit de planifier ses achats.

Le bisphénol A présente un danger pour tout le monde, pas seulement les enfants et les femmes enceintes. Même un homme en pleine santé peut voir sa santé mise en péril suite à l’absorbtion de quantités mêmes infimes de bisphénol A. Il peut être accumulé dans les tissus gras alors gardez à l’esprit que le BPA est bioaccummulatif. La contamination humaine se fait essentiellement par ingestion mais un passage par les voies respiratoires ou la peau est possible. C’est lorsqu’il est chauffé que le plastique libère de plus grandes quantités de bisphénol A et ce, tout au long de sa « vie utile ».

Nous devons prendre nos responsabilités et dire NON à cette substance toxique qui ne fait pas encore l’objet d’avertissements à la mesure du danger qu’elle représente.

Tags: bisphénol a, bpa, substance toxique, bouteilles de plastique, bouteilles d’eau, danger, toxique, phénol, acétone, plastique chauffé, composé organique aromatique, plastique, œstrogéno-mimétique, santé humaine, diabète, maladies, santé canada, canadiens, biberons pour bébé, dangers pour les enfants, dangers pour les femmes enceintes

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.