Il y a des pays où c’est pire mais au Québec, on a encore quelques 25% de la population qui fume la cigarette. C’est énorme.

Parmi les gens qui fument, il y a autant de bonnes personnes que parmi ceux qui ne fument pas. C’est cependant très clair que la décision d’un fumeur d’empoisonner son propre corps peut avoir un effet sur les autres, d’où l’importance de sensibiliser les fumeurs aux impacts de leur usage de la cigarette sur les autres.

fumee-secondaire-et-enfantsQue ce soit sous forme de fumée primaires dans les poumons du fumeur ou de fumée secondaire dans les poumons des autres, la fumée toxique et empoisonnée des cigarettes ne fait que nuire.

Et les fumeurs qui ont fait l’effort de s’éloigner des autres lorsqu’ils s’adonnent à leur habitude malsaine ne peuvent pas vraiment s’isoler de leur écosystème social.

Par exemple, on sent encore trop souvent la présence malodorante et malsaine des fumeurs…

  • Dans les cages d’escaliers des blocs-appartements;
  • Dans les zones d’accès des édifices ou des centres d’achats;
  • Dans les cours-arrières des maisons, via les patios où s’installent les fumeurs;
  • Dans les véhicules où les gens fument (avec des passagers, ou non);
  • Dans les spectacles en plein-air (où il y a toujours des fumeurs qui placent leur droit de fumer au-dessus du droit des autres à ne pas se faire empoisonner).

Et ainsi de suite, les exemples sont encore trop nombreux de situations où les non-fumeurs sont victimes de la fumée secondaire des fumeurs de cigarettes.

Devant un tel constat d’échec des politiques de prévention contre les dangers de la fumée secondaire des cigarettes, il convient de considérer l’interdiction totale d’acheter (ou de vendre) des cigarettes, au Québec. Puis, d’interdire leur usage.

C’est raide, certes mais que faire devant la barrage de fumée secondaire que les non-fumeurs doivent endurer? Que faire devant l’évidence qu’autant d’enfants subissent la fumée secondaire sur une base quotidienne, en côtoyant des adultes qui ne sont pas suffisamment responsables pour s’occuper d’eux, convenablement?

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On a beau essayer de “donner des chances” aux fumeurs, ils continuent de polluer la vie aux autres qui, eux, ne fument pas.

Alors il faut penser à protéger la liberté de NE PAS FUMER bien avant de protéger le droit des fumeurs à se faire du mal tout en faisant du mal aux autres.

Il y aurait de la résistance à une telle position de la santé publique mais avons-nous vraiment le choix? Est-il réaliste de croire que les fumeurs cesseront d’eux-même leur mauvaise habitude?

Ce sont des questions qui se posent individuellement mais aussi, en société.

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Encore cet été, combien de gens qui veulent ventiler leur logement vont devoir fermer complètement leurs fenêtre parce qu’il y a un ou plusieurs voisins inconsidérés qui s’enfilent une cigarette après l’autre, sans égard au fait que leurs voisins non-fumeurs, eux, aimeraient bien avoir un peu d’air frais, en ouvrant leurs fenêtres?

Certains fumeurs peuvent essayer de “faire attention” mais la fumée de cigarette se répand telle une nappe vaporeuse sur l’environnement immédiat et périphérique du fumeur. Les fumeurs ont beau faire des efforts, ils ne contrôlent pas leur fumée toxique et ça finit presque toujours par affecter négativement les autres.

Allons-nous continuer à tolérer les méfaits toxiques de la cigarette pendant encore plusieurs décennies avant de décider de s’en prémunir en les interdisant, complètement? Il faut bouger parce que les fumeurs, eux, vont continuer à fumer tant que le produit ne sera pas rendu illégal.

Au plan strictement de la santé, la cigarette est un poison toxique et mortel qui n’a pas sa place, dans notre société. Il y a d’autres poisons comme les émanations d’essence des véhicules, les OGM et leurs pesticides ou même certains produits pharmaceutiques mais les cigarettes causent d’énormes dommages aussi bien chez ceux qui les fument que ceux forcés de respirer leur fumée dite secondaire.

Alors voilà, on peut à la fois aimer les gens qui fument et détester leur cigarette. Ce n’est pas incompatible. Aimer l’humain. Détester le poison.

Mais au minimum, il faut convaincre les fumeurs d’arrêter et au besoin, il faut socialement convenir de bannir complètement ces “bâtons toxiques” qui individuellement et collectivement nous empoisonnent la vie.

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