Emprunter l’autoroute 20, vers l’est ou vers l’ouest, à la hauteur des ponts entre Québec et Lévis, aux heures de pointe du matin et du retour, en semaine, empire d’année en année.

Alors que le parc de voitures continue sa croissance, notre réseau routier, lui, semble incapable d’accommoder leur plus grand nombre.

Certes, il y a des réaménagements de routes et des mises-à-niveau pour éviter les bris majeurs qui pourraient survenir, autrement mais en termes de capacité de nos routes, à Lévis, c’est nettement insuffisant.

Selon la ville de Lévis, la population lévisienne aurait dépassé le cap des 145,000 pour atteindre précisément 145,454. Ça place Lévis au 7e rang des plus grandes villes, au Québec et pourtant, on ne sent pas que notre réseau routier ait évoluer dans le sens de bien desservir un si grand nombre d’automobiles.

Autoroute 20

Depuis les ponts vers St-Étienne-de-Lauzon à l’Ouest ou vers le centre-ville de Lévis, où se trouve Desjardins et dizaines de milliers d’employés, l’autoroute 20 avec ses 3 voies qui coincent vers 2 voies, quelques kilomètres après les embouchures des ponts, ce sont des embouteillages assurés.

Trois problèmes majeurs:

  1. L’autoroute 20 devrait avoir 3 voies, de chaque côté, sur toute sa longueur, jusqu’à St-Étienne-de-Lauzon à l’Ouest et à Lévis, à l’Est, même si ça signifie qu’il faudra élargir les ponts (au-dessus de la rivière Chaudière à l’Ouest et au-dessus de la rivière Etchemin, à l’Est);
  2. Il faut plus de viaducs pour permettre des entrées et sorties d’autoroutes plus près des arrivées-départs des automobilistes (présentement, les viaducs sont beaucoup trop espacés, ce qui surcharge ceux existants); et
  3. Les routes est-ouest qui longent l’autoroute 20 doivent être bonifiées avec des ponts pour permettre une route “locale” alternative à l’autoroute.

Si ces 3 énormes problèmes sont adressés, nous aurons une chance de voir les pics de trafic diminuer, aux heures de pointe.

La fluidité du trafic sur la rive-sud de Québec n’existe plus, aux heures de pointe et c’est urgent d’agir pour rétablir celle-ci.

La complexité des trajets sur la rive-sud nous condamne à utiliser nos véhicules personnels pour se déplacer. Ainsi, nos routes doivent être revues afin de fluidifier les déplacements des résidents de Lévis et ceux qui y transitent.

Gros camions

Il ne faut pas négliger le transit de longs semi-remorques entre l’Ontario et les Maritimes, sur l’autoroute 20.

Ces camions longs-courriers circulent sans contrainte aux heures de pointe, ralentissant de ce fait le flux de la circulation et brisant nos routes, au passage. Il faut savoir qu’un camion de type “10 roues” brise 40,000 fois plus les routes qu’une automobile de type “sedan” (genre Honda Accord) et pour une “van” de 53 pieds chargée, c’est 80,000 fois!

On comprends dès lors pourquoi nos routes sont en aussi piètre état avec des roulis dans la voie de gauche et des craquements un peu partout. Pendant ce temps, les gros camions ne paient pas 40,000 ou 80,000 fois plus pour leurs permis de circuler sur nos routes. Ce sont donc “les autres” usagers de la route qui doivent “subventionner” ces gros camions, pour ainsi dire. Est-ce juste? Surement pas, surtout qu’une large part de ces camions, enregistrés en Ontario ou dans les Maritimes ne font que passer ici, brisant les routes mais n’amenant rien à notre économie.

Solution intermodale

Afin de diminuer drastiquement le nombre de camions sur nos routes, incluant l’autoroute 20 à la hauteur de Lévis, il nous faut d’urgence une solution de transport intermodal route-voie maritime.

Il s’agirait d’avoir des ports d’embarquement et de débarquements pour les charges des semi-remorques, à plusieurs endroits clé, le long de la voie navigable du St-Laurent.

En enlevant des milliers de camions de nos routes, à chaque jour, nous bénéficierons sur deux plans:

  1. Moins de camions qui brisent nos routes, qui polluent et qui régulent la vitesse des flots de trafic à la baisse;
  2. Des routes plus sécuritaires, surtout en hiver, si l’on a beaucoup moins de gros camions qui côtoient de petites voitures.

Ainsi, la solution intertidale ne peut pas arriver assez vite, pour contribuer à fluidifier la circulation automobile sur nos routes, en appui aux autres pistes de solutions mentionnées plus haut, en lien avec l’autoroute 20.

Les politiciens doivent défendre les intérêts des automobilistes car si les flux de circulation ralentissent au point de devenir des stationnements à ciel ouvert, c’est toute l’économie qui en souffre.

Sans oublier la santé publique, aussi bien physique avec les maladies respiratoires qui augmentent et psychologiquement, avec des niveaux de stress sans précédent pour ceux qui savent, avant de partir, que le trajet du point A au point B sera pénible, jour après jour.

Si vous croyez qu’il faut améliorer la circulation autoroutière et routière, à Lévis, faites-vous entendre parce qu’à l’évidence, la classe politique n’a aucun respect pour les dizaines de milliers de voitures coincées dans les embouteillages quotidiens, à Lévis.