Si vous habitez la région de Chaudière-Appalaches et plus particulièrement Lévis, vous avez assurément reçu le premier numéro du “volume 2” (en format .pdf) du contact communautaire d’Oléoduc Énergie Est, un projet de TransCanada Corporation.

Le controversé projet d’oléoduc devant transporter 1,1 million de barils de pétrole de schiste non-raffiné provenant des sables bitumineux albertains vers l’Est pour être exportés, par voie de super-tankers, vers l’étranger, depuis un méga-port pétrolier à l’embouchure de la rivière Saguenay, le long du fleuve St-Laurent, au Québec et depuis un autre méga-port pétrolier à Saint John, au Nouveau-Brunswick qui donne sur la Bay de Fundy, un autre joyau du patrimoine canadien.

Même si le contact communautaire par voie de circulaire envoyé par la poste a le mérite d’exposer la vision de TransCanada pour ce projet, ça ne donne qu’un côté de la médaille.

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Il y aura aussi des consultations publiques (toutes, de 16h à 20h) à St-Augustin-de-Desmaures, le lundi 28 avril 2014, à l’hôtel de ville, à Cacouna, le 29 avril 2014, à la salle paroissiale du 425, rue de l’Église, à St-Honoré-de-Témiscouata, le mercredi 30 avril 2014 et à St-Bruno-de-Kamouraska, le jeudi 1er mai 2014 mais les informations qui y seront transmises devraient suivre la même directive communicationnelle que celle retrouvée dans les circulaires que les citoyens ont reçu, par la poste. Rien de nouveau mais un contact avec des représentants payés par TransCanada… c’est mieux que rien mais ça reste un seul côté de la médaille, celui du promoteur du projet.

Parmi les groupes qui s’opposent à ce projet, on retrouve Environmental Defence qui a étoffé un dossier convaincant qui explique pourquoi il y va de notre meilleur intérêt à REFUSER ce projet d’oléoduc qui mettrait notre approvisionnement en eau en danger ainsi que la qualité de notre environnement.

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On peut même résumer le projet d’Oléoduc Énergie Est par le slogan “Notre risque, leur profit” car les compensations pour les Québécois qui devront vivre avec TOUS LES RISQUES ENVIRONNEMENTAUX varie de minime (voire, risibles) à inexistantes!

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Qui voudrait mettre en danger l’approvisionnement en eau et le fragile équilibre environnemental actuel dans la populeuse vallée du St-Laurent pour le profit à peu près unilatéral de TransCanada d’une part et des acheteurs étranger du pétrole de schiste albertain?

Lorsque c’est présenté ainsi, personne ne veut mettre en danger le fleuve St-Laurent pour que d’astronomiquement riches propriétaires de ces installations s’en mettent plein les poches, sur notre dos — ils ont beau créer des emplois, ces avantages économiques principalement concentrés durant les années de construction du pipeline seraient minimes comparés aux coûts de nettoyage (si telle chose est possible) en cas de déversement.

Justement, en parlant de déversements, TransCanada tente de laver plus blanc que blanc en omettant de faire l’inventaire de ses accidents récents et ce, dans un contexte où la compagnie devait respecter certaines de normes les plus strictes au monde. Autrement dit, qu’importe les normes, dans le cadre d’un pipeline de plusieurs milliers de kilomètres (4,400 km, en tout, une fois l’Oléoduc Énergie Est complété), tout peut arriver et TransCanada n’a que des moments bien sommaires pour “nettoyer” l’environnement souillé et rendu toxique.

Chez TransCanada, il y a un effort pour établir un contact avec les citoyens de la région mais il ne faut pas oublier pourquoi ce contact a lieu, c’est pour mieux faire avancer le projet auprès des instances gouvernementales qui sont la cible de leur lobby d’intérêt privé.

C’est la raison pour laquelle les Québécois doivent bien réfléchir avant d’accorder leur appui à l’Oléoduc Énergie Est. C’est un projet qui met en danger notre approvisionnement en eau douce, potable et présentement bien gérée.

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Le Québec a dit NON à l’exploitation sale, polluante et toxique des gaz de schiste qui se trouvent dans le sous-sol, le long du fleuve St-Laurent parce que nous avons fait le choix collectif de PROTÉGER NOTRE EAU plutôt que d’accepter de se faire EXPLOITER ÉHONTÉMENT par des transnationales étrangères (ou de l’Ouest du Canada) sans que ceux-ci n’aient de comptes à rendre en cas de catastrophe environnementale, maintenant ou à n’importe quel moment dans l’avenir.

L’économie profite de ces projets toxiques pendant un temps mais les coûts de nettoyage de leurs dégâts dépasse tout profit qu’on aurait pu obtenir alors à quoi bon laisser ces projets s’établir le long de toutes nos importantes nappes aquifères et plans d’eau douce (et potable) de la vallée du St-Laurent?

Pour ceux qui ne le savent pas, le projet d’Oléoduc Énergie Est serait le plus long et le plus imposant, en Amérique du Nord soit encore plus long que le projet Keystone XL (aussi de TransCanada) que l’administration américaine à la Maison Blanche (dirigée par Obama) refuse de laisser construire, sur son territoire… entre autre pour des raisons environnementales!

Et on accepterait, nous, de se mettre en danger pour le profit à peu près unilatéral de TransCanada et de ses partenaires étrangers?

Il faudrait être bien naïf pour penser qu’on en aurait pour notre argent avec ce projet, surtout dans un contexte où l’on met nos plus formidables atouts environnementaux dans la balance… pour le profit des autres et sans qu’ils n’aient réellement à répondre de leurs actes, s’ils souillent notre environnement. Ils n’auront qu’à dire qu’ils ont suivi toutes les règles et que ce n’est qu’un accident… et on sera pris, comme société, à payer pour tenter de réparer leurs dégâts.

Il faut bloquer ce projet, dans sa forme actuelle, avant qu’il ne soit avalisé par des fonctionnaires et des élus locaux qui n’ont pas bien saisi l’importance de nos sources d’eau douce… parmi les dernières disponibles, en relative abondance, sur la planète.

Pour ces fonctionnaires et ces élus sensibles au chantage économique des lobbyistes payés pour faire avancer des projets, qu’importe les coûts sociaux, il faut opposer un NON COLLECTIF fort pour les convaincre de choisir un environnement de qualité plutôt que des chiffres dans une feuille de calcul… des chiffres verts qui tournent invariablement au rouge, dès le premier “incident”.

La toxicité du pétrole de schiste non-raffiné qui coulera dans le pipeline d’Oléoduc Énergie Est assure que tout “incident” aura le potentiel pour devenir une “catastrophe”, au plan environnemental. À chaque jour, c’est plus d’un million de barils de pétrole qui sera acheminé à l’extérieur du pays, via des super-tankers qui, eux-aussi, poseront un énorme risque pour la sécurité de notre approvisionnement en eau potable, via le fleuve St-Laurent. Un million de barils de pétrole, c’est l’équivalent de 50 piscines de taille olympiques remplies, à chaque jour. Les proportions du désastre qui pourrait avoir lieu via ce pipeline-Frankenstein (parce que ce sont des bouts rapiécés, ça-et-là en plus de constructions neuves) sont vraiment inquiétantes et aucun citoyen responsable n’acceptera de vivre avec un tel risque.

Prenez le temps de lire la documentation de TransCanada mais prenez aussi le temps de vous renseigner sur les impacts environnementaux d’une telle installation industrielle.

Il y a des centaines d’autres articles, campagnes et groupes de citoyens qui s’opposent au projet d’Oléoduc Énergie Est de TransCanada et ceux qui sont pour (comme l’IEDM) sont presque tous accrochés aux avantages économiques temporaires liés à la construction du pipeline.

C’est donc un combat à finir entre un petit coup-de-pouce économique pendant la construction du pipeline et les risques constants à notre environnement, durant les décennies à venir… pour nous et nos enfants.

Et rappelez-vous que VOUS prenez à peu près tous les risque pendant que TransCanada et ses partenaires empocheront à peu près tous les profits… c’est ÇA, votre idée d’un Québec prospère? Ben, voyons… nous sommes capables de faire bien mieux que ça!

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