Le gouvernement du Québec a faim et il faut l’alimenter en argent frais.

Pour vider les poches déjà passablement sollicitées des automobilistes québécois, le ministère des Transports et ses partenaires ont joint leurs forces pour étendre leur “projet pilote” de radars photo, pour un autre 18 mois.

On comprend que cette implantation massive de radars photo n’a rien d’un “projet pilote”. C’est tout simplement l’établissement de machines à taxer les citoyens qui, pour une raison ou une autre, doivent se rendre plus rapidement à leur destination.

Bien sûr, les radars photo vont attraper des automobilistes qui allaient tout simplement trop vite et un policier qui aurait été sur place aurait vraisemblablement émis la même contravention pour excès de vitesse mais avec les machines à tickets, les automobilistes n’auront plus aucun répit.

panneau-annoncant-un-radar-photo

Dans Chaudière-Appalaches, voici la liste complète des nouveaux emplacements de ces radars photo…

  1. Beauceville
    Route 173, entre l’intersection de la route du Golf et la limite municipale de Notre-Dame-des-Pins
  2. Lévis (radar photo existant et reconduit pour 18 mois)
    Route du Président-Kennedy (route 173) en direction sud-est, à l’intersection du boulevard Wilfrid-Carrier et de la rue Louis-H.-La Fontaine
  3. Lévis (radar photo existant et reconduit pour 18 mois)
    Collecteur de l’autoroute 20 en direction ouest, environ 1 km avant la sortie en direction du pont Pierre-Laporte
  4. Montmagny
    Route 283, entre le chemin du Bras-Saint-Nicolas et l’intersection des chemins Saint-Léon et du Golf
  5. St-Apollinaire
    Route 273, entre la rue des Vignes et la limite municipale de Saint-Agapit
  6. St-Charles-de-Bellechasse
    Route 279, entre la route 218 et le rang de l’Hêtrière Est
  7. St-Frédéric
    Route 112, entre la route Giguère et l’intersection des routes 112 et 276
  8. St-Gilles
    Route 269, entre la place Taylor et la rue Leblond
  9. St-Georges (radar photo existant et reconduit pour 18 mois)
    Boulevard Lacroix (route 173) en direction sud, à l’intersection de la 114e Rue
  10. St-Isidore
    Route du Vieux-Moulin, entre l’autoroute 73 et la rue des Harfangs
  11. St-Jean-Port-Joli
    Route 204, entre la rue Giasson et la rue Bouquet
  12. Thetford Mines
    Route 112 en direction nord-est, dénommée boulevard Frontenac Est, à l’intersection du boulevard Ouellet
  13. St-Prosper
    Route 275, entre la 40e Rue et la limite municipale de Sainte-Aurélie
  14. Vallée-Jonction
    Route 112 en direction ouest, entre les limites de Saint-Frédéric et l’intersection des routes 112 et 173

Ce sont donc 11 radars photo qui viennent s’ajouter aux 3 qui étaient déjà en opération , sur le vaste territoire de Chaudière-Appalaches.

Les automobilistes qui croiseront ces zones, au cours des prochaines semaines, devraient apercevoir une signalisation spécifique annonçant la présence de ces nouveaux radars photo vérifiant soit la vitesse, soit les arrêts obligatoires, aux feux rouges.

Les citoyens du Québec ont payé cher pour ces joujoux de surveillance et paieront encore plus cher pour les maintenir en opération. Il faudrait donc alimenter ces radars photo et tous ceux qui en vivent avec des rivières de contraventions, expédiées par la poste à des automobilistes pris en défaut.

La stratégie de surveillance du gouvernement plait à certaines élites bien pensantes mais clairement, elle embête la majorité des automobilistes qui a raison de se sentir surveillée sans nécessairement être davantage en sécurité. La vitesse est loin d’être le seul facteur “accidentogène” et pourtant, le gouvernement du Québec insiste de manière importante sur les radars photo, comme quoi les entrées d’argent ne laissent pas nos décideurs insensibles.

À l’échelle provinciale, voici les “collaborateurs et partenaires”, derrière les radars photo…

  • Ministère des Transports du Québec 
  • Ministère de la Sécurité publique 
  • Ministère de la Justice du Québec 
  • Directeur des poursuites criminelles et pénales 
  • Sûreté du Québec
  • Ville de Montréal, y compris le Service de police de la Ville de Montréal
  • Villes de Québec, de L’Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin-de-Desmaures, y compris le Service de police de la Ville de Québec
  • Villes de Longueuil, de Boucherville, de Brossard et de Saint-Bruno-de-Montarville, y compris le Service de police de l’Agglomération de Longueuil
  • Ville de Laval, y compris le Service de police de la Ville de Laval 
  • Ville de Gatineau, y compris le Service de police de la Ville de Gatineau 
  • Centre de services partagés du Québec

Dites-vous que dans toutes ces organisations, il y a des gens qui se sont assurés des emplois très lucratifs, liés à l’existence des radars photo.

On a même pas besoin d’attendre 18 mois pour savoir que le “projet pilote” va être qualifié de “succès” par ces individus qui assureront alors leur emploi pour des décennies. Jamais ils ne feront écho aux préoccupations légitimes des automobilistes qui se sentiront abusivement traqués sans être nécessairement plus en sécurité.

Pour les automobilistes des régions affectées par les radars photo, c’est clair que leurs élus ne voient aucun problème à les taxer davantage.

Il y a 129 nouveaux emplacements de radars photo, sur le territoire de la province de Québec. Rien pour donner le goût aux automobilistes d’ici ou d’ailleurs d’ailler “découvrir le Québec” parce que dans une région où l’on pas l’habitude de circuler, le risque de se faire prendre par une de ces nouvelles “trappes à tickets” augmente, en flèche.

Rien que sur le territoire de la ville de Québec, sur la rive-Nord, ce sont pas moins de 35 nouveaux radars photo qui vont être installés. Pour les automobilistes de Lévis qui doivent se rendre à Québec, chaque trajet va augmenter le risque de se faire prendre en défaut, dans des zones où, trop souvent, les limites de vitesse ont été artificiellement abaissées si bas qu’il devient pénible de les respecter. On a tous vu ces zones qui étaient historiquement à 50 km/h qui ont été abaissées à 30 km/h, dans le but évident de gonfler le montant des amendes et là, avec des machines à tickets qui fonctionnent en tout temps, la stratégie prend tout son sens.

Ainsi, les automobilistes voient leur risque d’être surveillés et taxés (avec des amendes qui sont des taxes déguisées) sans nécessairement voir leur sécurité rehaussée.

Ça ne semble pas être une bonne affaire, sauf pour ceux qui se créent un emploi via cette nouvelle incursion de l’État dans nos vies… et dans nos poches.