Alors que nous sommes à quelques jours des courtes vacances de la période des Fêtes, on pourrait ajouter un souhait à la longue liste qu’ona fait suivre au Père Noël, à savoir un troisième lien routier entre Lévis et Québec.

Puisqu’on constate que les deux ponts actuels —le pont Pierre-Laporte et dans une moindre mesure, le pont de Québec— fournissent à peine à desservir l’imposant volume d’automobilistes qui se voient dans l’obligation de les emprunter, il semble logique de réclâmer un nouveau lien.

Logiquement, il faudrait penser à implanter ce lien à la hauteur de Lévis. C’est là qu’on retrouve un maximum d’automobilistes qui pourraient rejoindre l’autoroute de la Capitale, via un court segment sur l’autoroute 440 (Dufferin-Montmorency), sur la rive-Nord du fleuve St-Laurent et ce, en passant —sur, ou près de— l’Île-d’Orléans.

C’est d’ailleurs à l’Île-d’Orléans qu’on rencontrerait le plus de problèmes parce que les résidents de la pointe Ouest de l’Île refusent de voir un nouveau réseau routier venir perturber leur relative quiétude. On les comprends mais en même temps, c’est important qu’une importante réflexion sur un tel projet ait lieu, chez-eux aussi. Un nouveau lien pourrait aider ces résidents à rejoindre les deux rives, sans devoir faire d’importants détours ou être pris dans les importants flots de circulation qu’on constate, à chaque été, sur l’actuel pont de l’Île-d’Orléans (qui mène devant la chute Montmorency, sur la rive-Nord).

On pourrait imaginer un lien en trois segments:

  1. Un tunnel de Lévis à l’Île-d’Orléans;
  2. Un échangeur (en surface) sur l’Île-d’Orléans; et
  3. Un grande route à deux voies, dans les deux directions, sur un segment remblayé.

Le dernier segment aurait pour effet d’éviter la construction d’un nouveau pont en bouchant l’extrémité Ouest du bras du fleuve St-Laurent qui passe au Nord de l’Île-d’Orléans. Pour faciliter la circulation maritime, on pourrait même penser à un pont à levis ou plus simplement, à une élévation de la route afin de laisser circuler librement les petites embarcations.

Sinon, on pourrait carrément bâtir un pont. Un beau pont qui signerait visuellement la porte d’entrée de l’Île-d’Orléans et aussi, de l’accès inter-rives.

Et tandis qu’on demande ce qu’on veut au Père-Noël, pourquoi ne pas en profiter pour réclâmer un lien en monorail, comme celui que propose le projet TrensQuébec, ce serait un axe tellement important que ça pourrait éventuellement remplacer les actuels traversiers qui ne suffisent absolument pas à la demande. D’ailleurs, la société des traversiers du Québec serait probablement intéressée à financer une partie du monorail et ensuite, à se rembourser via la gestion du service. Enfin, tout est possible!

Nos firmes d’ingénieurs cherchent par tous les moyens à redorer leur blason alors ce serait le temps de leur demander si elles seraient intéressées à concevoir, gracieusement, un concept pour ce projet de lien Sud-Nord. Un projet pro-bono mené en collégialité par toutes les firmes d’ingénieurs intéressées par la chose. Une grande collaboration pour le bien commun. En ce moment, ce serait bien accueilli par les gens de la région.

Mais là, on rêve! C’est clair que ça n’arrivera JAMAIS comme ça mais c’est bientôt Noël alors c’est PERMIS de rêver!

Alors on continue de rêver…

Avec ce nouveau lien autoroutier, la richesse va exploser dans la région.

Les deux rives vont prospérer grâce à une vitesse de transit hautement accélérée, via tous les liens Sud-Nord. Terminés les bouchons de circulation aux têtes des ponts actuels parce qu’en enlevant quelque 40% du volume de circulation (provenant de Lévis, Desjardins) qui passerait via le nouveau lien, à la hauteur de l’Île-d’Orléans, on permettrait une circulation beaucoup plus fluide, incluant aux heures de pointe.

Ça fait beaucoup de souhaits et quelques milliards plus tard, si le Père-Noël accède à ces vœux, on aurait trois liens très fonctionnels entre nos deux rives.

Imaginez le bonheur de traverser nos rives sans devoir ralentir.

Le bonheur d’arriver à l’heure au travail, sans devoir partir plus tôt pour compenser pour les bouchons de circulation. Ou encore, le soulagement de pouvoir arriver rapidement à l’hôpital Laval, pour la population de St-Nicolas, St-Rédempteur, St-Romuald et Charny, qui habite tout près de la tête des ponts et donc, qui pourraient avoir besoin d’arriver rapidement à l’urgence de cet important hôpital universitaire. Il y a le centre Paul-Gilbert à Charny mais selon la gravité du problème de santé, il peut arriver qu’on doive aller sur la rive-Nord et là, un bouchon de circulation peut carrément nous condamner à mort et n’oubliez jamais que devant la mort, nous sommes tous égaux.

Pour des raisons économiques et sociales, nous n’avons plus le choix. Il faut considérer un troisième lien entre les rives. Dans cet article, il est question de souhaits et de Père-Noël mais au fond, c’est NOTRE ARGENT, notre labeur et le proverbial pain que nous n’avons pas pu manger qui paiera ce lien. Si les politiciens ont le courage de s’attaquer à ce projet, ce devra être réalisé avec autant de fonctionnalité que possible et ce, au meilleur coût.

Si la première pelletée de terre devait avoir lieu demain matin, un tel chantier pourrait prendre entre 4 et 8 ans, selon la portée des travaux alors c’est pourquoi il faut accorder toute l’importance nécessaire à cet incontournable projet. Incontournable parce que tôt ou tard, il faudra régler les problèmes de circulation Sud-Nord.

Il y aurait aussi une autre solution… gratuite.

Celle où tous les grands employeurs de la région en viendraient à offrir une option crédible de télétravail à une majorité de leurs employés. C’est désormais possible et socialement souhaitable. De toutes façons, c’est vers là qu’on se dirige alors plus tôt on le fera, plus vite on dégagera les routes, surtout aux heures de pointe.

Aussi et là, ce serait génial, il faudrait implémenter des terminaux intermodaux sur les rives Sud et Nord pour que les passages de marchandises se fasse par train, entre les rives ou encore, par bâteau via des ports industriels. En utilisant mieux nos réseaux ferroviaires et maritimes, on pourrait diminuer de façon importante nos frais de transport mais ça prendrait un coup de pouce du gouvernement (à savoir, NOTRE argent) pour mettre en place cette solution.

Qu’importe les solutions envisagées, elles devraient être mises-en-place dans un souci de propriété publique perpétuelle et d’équité inter-générationnelle. La vitalité à long-terme de nos deux rives en dépendent… on ne peut pas continuer encore trop longtemps avec les importants bouchons de circulation actuels.

La grande région Lévis-Québec est assez riche pour se payer ce nouveau lien. Il faut éviter le modèle du PPP pour demeurer propriétaires de cette structure routière stratégique. Pas question que des espagnols ou des australiens mettent la patte sur les péages de ce nouveau lien, pour au moins 35 ans, comme c’est le cas pour les autoroutes A-25 (Acciona, Espagne) ou A-30 (Macquarie Group, Australie), dans la région de Montréal. Les PPP socialisent les pertes (sur le dos des Québécois) et privatisent les éventuels profits, dans les poches de transnationales étrangères qui sont réputées faire usage de compagnies-écran dans des paradis fiscaux. Renseignez-vous, les PPP sont des pièges à con, pour les contribuables du Québec et nos “négociateurs” nous ont floué pour favoriser UNILATÉRALEMENT des transnationales étrangères. Autrement dit, si on est pour bâtir un troisième lien, il doit absolument nous appartenir.

Bon, fini la montée de lait mais il faut que les choses soient dites: les PPP sont des lubies de fonctionnaires sans vision et elles doivent être combattues avec la dernière des énergies. Nos insfrastructures ne doivent JAMAIS passer à des mains privées parce que ce faisant, on s’assure de payer deux fois, soit lors de l’essentiel du financement initial et ensuite, pour des péages, à chaque passage. Ouch! Dites oui au public, pour nos infrastructures, c’est le seul modèle où l’on ne se fait pas complètement avoir…

Pensez-vous que le Père-Noël va finir par dire OUI à cette demande?

Croyez-vous qu’il est légitime d’imaginer un troisième lien autoroutier Sud-Nord, entre Lévis et Québec?

L’Île-d’Orléans est-elle l’endroit idéal pour établir ce lien?

Autant de questions qu’il faut se poser, individuellement et collectivement. On pourrait prendre les heures qu’on perd aux têtes des actuels ponts pour imaginer un futur lien. Mieux encore, on pourrait échanger ouvertement pour que ce sujet revienne régulièrement dans l’actualité.

Ce troisième lien est loin d’être bâti mais déjà, il nous appartient, ne serait-ce qu’en rêve. Il nous appartient de voir à son développement et aussi rapidement que possible, à sa mise-en-œuvre. Imaginons ensemble ce troisième lien Lévis-Québec!

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