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J’ai personnellement côtoyé de dizaines de citoyens qui ont contribué au succès (technique) des dernières élections provinciales, ayant eu lieu le 8 décembre 2008.
Ces gens ont travaillé sérieusement et au meilleur de leurs capacités pour livrer une expérience de votation agréable, efficace et rapide aux électeurs qui se sont déplacés pour consigner leur vote (aussi bien lors du scrutin par anticipation que lors du scrutin général).
Certes, ces gens ont travaillé pour le salaire qui se rattache à leur fonction mais avant tout, il y étaient pour participer à la vie démocratique de notre société. Mais voilà , il semble que la période des Fêtes ait joué des tours aux responsables de la paie, chez le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) parce qu’à ce jour, aucun chèque de paie ne semble encore avoir été émis.
Ainsi, des milliers de « fonctionnaires d’un jour » se demandent actuellement quand ils recevront le salaire qui leur avait été promis. Au moment de publier cet article, le DGEQ n’a publié aucun communiqué pour expliquer le long délais pour émettre les chèques de paie.
Est-ce que le délais est dû aux nombreux congés durant les Fêtes? S’agit-il de difficultés techniques? Nul ne le sait puisque le DGEQ reste muet comme un dolmen, à ce sujet.
Il y a peut-être eu des « exceptions » où certains travailleurs ont déjà reçu leur chèque de paie mais un petit sondage informel auprès d’une dizaine de personnes qui n’ont toujours pas été payées semble indiquer que personne n’a encore reçu sa paie.
À votre avis, à quel moment les employés des élections provinciales 2008 recevront-ils leur compensation? Une semaine? Un mois? Votre prédiction vaut la mienne…
Tags: élections 2008, salaire des employés, paie des employés, employés des élections provinciales, élections au québec, jour du vote, jour du scrutin, chèques de paie, émission des chèques, versement du salaire, remise des sommes dûes, gouvernement du québec, citoyens, employés, scrutin provincial, vote par anticipation
Ayant remporté ses élections provinciales en 2003 et en 2007, le député adéquiste sortant, Marc Picard, obtiendra-t-il encore la faveur des électeurs de Chutes-de-la-Chaudière, en 2008?
Nous aurons la réponse à cette question (et à bien d’autres) après le scrutin du 8 décembre prochain. Les électeurs d’allégeance adéquiste prévoient cependant une troisième victoire pour cet homme de 53 ans, père de deux enfants et époux de Lynda Boivin.
Nous avons demandé à M. Picard ce qu’il avait pensé de la performance de son chef, Mario Dumont, lors du débat télévisé des chefs — voici ce qu’il nous a répondu…

1. À votre avis, Mario Dumont a-t-il gagné le débat télévisé des chefs du mardi, 25 novembre dernier?
M. Dumont a été égal à lui même soit excellent. Il a démontré sa connaissance du Québec en intervenant durant tout le débat sans papier. Il a fait preuve de respect en ne participant pas au spectacle cacaphonique des deux vieux partis.
2. Depuis que votre chef Mario Dumont a exposé les principales positions des Adéquistes au débat télévisé, sentez-vous que les électeurs de Chutes-de-la-Chaudière sont mieux outillés pour comprendre les objectifs de votre parti? Aimeriez-vous préciser certains éléments de votre programme?
Les citoyens ont redécouvert le vrai Mario Dumont qui présente une véritable vision pour le Québec.
Bon nombre de citoyens ont pu prendre connaissance, sans filtre, de nos propositions pour faire grandir le Québec.
Ils ont ainsi réalisé que nous avons un projet de société pour tous les québécois.
3. À quelques jours du vote par anticipation, qu’est-ce que vous aimeriez dire aux électeurs de Chutes-de-la-Chaudière?
J’encourage tous les citoyens, peu importe leur allégance politique, à se présenter nombreux aux urnes pour exercer leur vote et ainsi faire mentir les stratèges libéraux qui espèrent un taux de participation faible.
Il importe de rappeler que cette demande d’entrevue avait été expédiée à M. Picard -avant- le vote par anticipation. Nous publions ses réponses trois jours avant le jour officiel du scrutin bien que nous les avions reçu plus tôt.
Merci à M. Picard de nous avoir fait suivre ses réponses.
Tags: marc picard, adq, adéquiste, mario dumont, chutes-de-la-chaudière, charny, st-jean-chrysostome, rive-sud de québec, lévis, chaudière-est, député, assemblée nationale, campagne électorale, lynda boivin, débat télévisé des chefs, élections 2008
C’est avec plaisir que nous publions intégralement les réponses de Claude Morin, candidat adéquiste dans Beauce-Sud, aux questions que nous lui avons posé.
Bonne lecture…

1. À votre avis, Mario Dumont a-t-il gagné le débat des chefs du mardi, 25 novembre dernier?
OUI.
2. Depuis que votre Mario Dumont a exposé les principales positions des adéquistes au débat télévisé, sentez-vous que les électeurs de Beauce-Sud sont mieux outillés pour comprendre les objectifs de votre parti? Aimeriez-vous préciser certains éléments de votre programme?
OUI – De toute évidence, plusieurs points ont démontré une différence claire entre les anciens partis et le nôtre.
Par exemple, ces partis s’accusent mutuellement d’être la cause des problèmes dans le système de santé et des problèmes en finances publiques. L’ADQ de son côté est la seule à invoquer la mixité en santé et à annoncer des coupures de budget dans certaines structures administratives, pour que chaque dollar perçu en taxes et impôts soit utilisé le plus efficacement possible.
M. Dumont a aussi fait la preuve que seul son parti offre une solution aux parents qui désirent s’occuper eux-mêmes de leurs enfants (au lieu d’ajouter des places en CPE) avec une allocation de 100$ par enfant par semaine.
3. À quelques jours du vote par anticipation, qu’est-ce que vous aimeriez dire aux électeurs de Beauce-Sud?
J’invite les gens à se poser une question – Quel candidat est plus en mesure de faire avancer les dossiers qui nous concernent? Autoroute 73, régions ressources, Internet haute vitesse?
Je suis là pour continuer le travail déjà bien amorcé, alors je compte sur votre appui!
Quelle que soit notre opinion, il faut se rendre voter le 8 décembre prochain!
Merci à M. Morin d’avoir pris le temps de répondre à notre demande d’entrevue.
Tags: claude morin, candidat adéquiste, beauce-sud, adq en beauce, élections provinciales, élections au québec, claude morin et mario dumont, l’équipe de mario dumont, élections 2008, scrutin du 8 décembre
La candidate péquiste dans Chutes-de-la-Chaudière a pris le temps de répondre à nos questions ayant trait à sa candidature pour le Parti québécois, ses motivations et ses observations, sur le terrain.
Voici la retranscription intégrale de l’entrevue de Marie Deraîche…

1. Pour le bénéfice des électeurs qui ne vous connaissent pas, pourriez-vous nous en dire un peu plus sur vous?
Marie Deraîche, candidate du Parti Québécois, c’est une femme dynamique, une femme d’action, une femme d’expérience.
J’ai envie de mettre mes idées et mon engagement au service de la population des Chutes-de-la-Chaudière, circonscription que je parcours depuis trente ans.
Pour en savoir plus sur mon compte, on peut consulter le site web de ma campagne.
2. Qu’est-ce qui a motivé votre décision de vous présenter comme candidate péquiste pour la circonscription de Chutes-de-la-Chaudière?
Je me trouvais à un moment de ma vie où je souhaitais relever un nouveau défi, dans le prolongement de ma carrière de vingt ans dans le milieu politique, tant pour le Québec que pour la Ville de Lévis.
C’est un défi emballant que de vouloir représenter et servir mes concitoyennes et mes concitoyens à l’Assemblée nationale du Québec, avec un parti politique souverainiste qui a fait ses preuves comme gouvernement.
3. Alors que la campagne électorale provinciale bat son plein, quel accueil recevez-vous de la part des électeurs que vous avez pu rencontrer?
Au contact de l’électorat des Chutes-de-la-Chaudière, je perçois énormément de sympathie et je reçois de l’énergie!
L’accueil est chaleureux et respectueux, quelle que soit l’option politique des gens que je rencontre, et je respecte moi aussi leur façon de penser.
Je souhaite simplement qu’ils aillent voter, malgré l’impopularité de la décision de Jean Charest de tenir des élections maintenant.
4. Qu’est-ce que les Péquistes proposent aux électeurs de Chutes-de-la-Chaudière?
Voici les grands objectifs que je veux réaliser pour améliorer la formidable qualité de vie que nous avons dans la circonscription:
- Un enfant: une place en garderie
- Réclamer avec la Société de transport de Lévis le juste financement nécessaire à un transport en commun efficace entre les quartiers et entre les deux rives
- Inciter les employeurs à instaurer une politique de conciliation famille-travail
- Soutenir le développement et la réfection d’infrastructures: parcs, piscines, centres sportifs
- Encourager les entreprises à développer les compétences de leur main-d’Å“uvre afin de hausser le niveau de production pour créer de la richesse
- Collaborer à l’amélioration du réseau routier pour tous les travailleurs et pour le secteur du transport routier: Route 116 et échangeur 305 (Route Lagueux)
Sur mon site web, on trouve tous les détails et les références, ainsi que les communiqués de presse.
5. Ces propositions vous semblent-elles correspondre aux besoins les plus souvent mentionnés par vos concitoyens?
Effectivement, et ce sont les besoins exprimés non seulement par les citoyens, mais aussi par les gens d’affaires et les leaders socio-économiques.
J’ai eu l’occasion de rencontrer toutes les catégories de l’électorat ces dernières années, et les objectifs que je leur propose d’entreprendre en sont directement issus.
6. Si vous pouviez vous adresser à tous les électeurs de Chutes-de-la-Chaudière, que leur diriez-vous?
Premièrement: ALLEZ VOTER! Le droit de vote, ça vaut de l’or, mais il faut l’exercer.
Deuxièmement, choisissez une femme d’expérience, d’idées et d’action qui sera en mesure de faire progresser notre Québec, avec un parti qui a fait ses preuves.
Merci à Mme Marie Deraîche d’avoir pris le temps de répondre à notre demande d’entrevue.
Tags: marie deraîche, pq, parti québécois, péquiste, chutes-de-la-chaudière, élections provinciales, élections 2008, élections dans chutes-de-la-chaudière, candidate du pq
Le candidat péquiste dans Kamouraska-Témiscouata a accepté de répondre à nos questions ayant trait à sa candidature mais aussi à l’actuelle campagne électorale provinciale qu’il souhaite (bien sûr) remporter.
Voici les réponses de Michel Forget à nos questions…

1. Pour le bénéfice des électeurs qui ne vous connaissent pas, pourriez-vous nous en dire un peu plus sur vous?
Je m’appelle Michel Forget et j’ai 43 ans.
Je suis professeur au département d’informatique du Cégep de La Pocatière, et ce, depuis 20 ans.
En plus des cours à l’enseignement régulier et aux adultes, j’ai eu l’occasion d’intervenir chez plusieurs entreprises de la région, que ce soit pour de la formation, du service-conseil ou du développement informatique.
2. Qu’est-ce qui a motivé votre décision de vous présenter comme candidat péquiste pour la circonscription de Kamouraska-Témiscouata?
Je suis impliqué dans l’association de comté du Parti Québécois et ce, depuis 20 ans. J’ai été agent officiel, directeur de campagne, j’ai siégé à l’exécutif et j’étais président de l’association jusqu’au déclenchement de la présente campagne électorale.
Depuis des années, j’ai été sollicité pour me présenter comme candidat et j’ai choisi de le faire cette année parce que la plate-forme du parti m’emballe, parce que l’équipe des candidat(e)s du Parti Québécois est expérimentée et compétente, parce que notre chef (Pauline Marois) connait l’appareil gouvernemental plus que quiconque (étant donné tous les ministères dirigés), et parce que nous avons de bonnes propositions à faire dans le comté.
3. Alors que la campagne électorale provinciale bat son plein, quel accueil recevez-vous de la part des électeurs que vous avez pu rencontrer?
Malgré le fait que les électeurs ne voulaient pas de cette élection, l’accueil est bon. Les gens prennent le temps d’écouter ce que j’ai à leur présenter et surtout, je prends le temps d’écouter ce qu’ils ont à me dire.
4. Qu’est-ce que les Péquistes proposent aux électeurs de Kamouraska-Témiscouata?
Nous proposons de favoriser le développement d’une formation en éco-énergie au Cégep de La Pocatière. Nous proposons également un soutien majoré aux organismes de développement et transfert technologique déjà en place au Kamouraska (centres d’expertise, CDBQ).
Nous proposons des cours de formation collégiale et universitaire au Témiscouata en utilisant les techniques multimédias. Nous soutiendrons le projet de la maison de la culture au Témiscouata. Nous privilégions un CNE/incubateur spécialisé en transformation/valorisation des ressources naturelles.
Nous voulons créer des fonds régionaux financés par les redevances sur les ressources naturelles.
D’autres engagements sont également à venir.
5. Ces propositions vous semblent-elles correspondre aux besoins les plus souvent mentionnés par vos concitoyens?
Oui, car, au Parti Québécois, nous voulons donner aux citoyens les moyens de leurs ambitions. En ce sens, nous proposons la création de fonds régionaux de développement gérés localement selon les priorités des milieux.
6. Si vous pouviez vous adresser à tous les électeurs de Kamouraska-Témiscouata, que leur diriez-vous?
Que, malgré que nous soyons dans une élection non désirée, il faut aller voter le 8 décembre pour une équipe qui a déjà fait ses preuves quant à la gestion du Québec lors d’une sortie de crise.
Au Parti Québécois, nous l’avons prouvé en 2001 alors que Pauline Marois était ministre des Finances. Nous ne pouvons faire confiance à Jean Charest qui nous cache des choses.
Nous ne pouvons également faire confiance à l’ADQ qui a prouvé son incompétence depuis la dernière élection.
Merci à M. Michel Forget d’avoir pris le temps de répondre à notre demande d’entrevue.
Tags: michel forget, pq, parti québécois, péquiste, kamouraska-témiscouata, élections provinciales, élections 2008, élections dans kamouraska-témiscouata, candidat du pq
La candidate péquiste dans Beauce-Nord a accepté de répondre à nos questions ayant trait à sa candidature, ses positions, les attentes de ses concitoyens et plus généralement, l’actuelle campagne électorale.
Voici les réponses de Mireille Mercier-Roy à nos questions…

1. Pour le bénéfice des électeurs qui ne vous connaissent pas, pourriez-vous nous en dire un peu plus sur vous?
Je m’appelle Mireille Mercier-Roy, je suis originaire de St-Joseph de Beauce et je suis candidate pour le Parti Québécois dans Beauce Nord.
J’ai complété mes études secondaires au programme international à la Polyvalente St-François de Beauceville et j’étudie présentement à l’Institut de Technologies Agroalimentaires de La Pocatière où je suis à quelques jours de l’obtention de mon diplôme collégial en Techniques Équines.
2. Qu’est-ce qui a motivé votre décision de vous présenter comme candidate péquiste pour la circonscription de Beauce-Nord?
Je m’implique en politique pour le PQ dans Beauce-Nord depuis que j’ai 16 ans, soit l’âge minimal pour avoir une carte de membre d’un parti politique.
La politique pour moi, c’est une façon d’avoir une emprise sur ce qui se passe autour de nous, de ne pas se contenter de se laisser porter. Il y a plusieurs dossiers qui m’interpellent et dont j’ai envie qu’on parle mais qui sont trop souvent négligés par les représentants des autres partis.
Il s’agit du soutien aux jeunes familles, de la lutte au décrochage scolaire, de la relève agricole mais aussi d’enjeux sociaux et communautaires comme la prévention du suicide, le développement des groupes de médecine familiale ou encore le soutien aux proches aidants.
3. Alors que la campagne électorale provinciale bat son plein, quel accueil recevez-vous de la part des électeurs que vous avez pu rencontrer?
Je ressens beaucoup de cynisme de la part des électeurs rencontrés; ils ont trop souvent l’impression que leur vote ne sert à rien, qu’ils ne sont que des outils dans les calculs électoralistes de certains politiciens.
Ils sont souvent surpris mais aussi intéressés de voir que malgré cela, une jeune femme peut se présenter comme candidate et être en opposition à cette façon de faire de la politique qui n’inspire que cynisme et déceptions.
4. Qu’est-ce que les Péquistes proposent aux électeurs de Beauce-Nord?
Ils proposent d’abord une représentation auprès du Parti Québécois lui-même, mais aussi une représentation auprès de l’Assemblée Nationale.
Le Parti Québécois de Beauce-Nord n’a jamais eu peur de faire part de ses opinions et il est d’ailleurs bon de souligner que la plate forme actuelle du Parti Québécois comporte des éléments qui proviennent de notre circonscription. Ils proposent aussi une vision différente des deux autres partis principaux; une vision qui fait passer la personne avant l’entreprise et qui met l’emphase sur des problèmes sociaux qui minent notre société et dont on oublie souvent de parler.
5. Ces propositions vous semblent-elles correspondre aux besoins les plus souvent mentionnés par vos concitoyens?
Sans aucun doute. Il y a en Beauce une grande part d’électeurs qui se sentent préoccupés par ce qui se passe autour de nous et qui ont envie qu’on s’occupe de leurs besoins.
6. Si vous pouviez vous adresser à tous les électeurs de Beauce-Nord, que leur diriez-vous?
Simplement d’aller voter.
Nous avons la chance d’être dans une démocratie et il faut que chacun s’exprime sur la façon dont doit être géré notre État.
Personne ne voulait des élections qui sont présentement en cours, mais maintenant que nous y sommes il est essentiel de se prononcer sur le bilan des élus des dernières années, tant au niveau national qu’au niveau local.
Merci à Mme Mercier-Roy d’avoir pris le temps de répondre à notre demande d’entrevue.
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La bourse de New York a été malmené hier et ce n’est guère mieux aujourd’hui, au moment où les Américains prennent pleinement conscience de l’ampleur du problème qui les frappe, de plein fouet.
Afin de mieux comprendre ce qui se passe aux États-Unis, Raymond Côté, candidat du NPD pour le comté de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière prend le temps de nous livrer la pleine mesure de sa pensée.
Voici ses réponses à notre entrevue…

1. Une crise financière aux proportions inédites a présentement cours, aux États-Unis. Quelle lecture faites-vous de cette situation?
Je dois tout d’abord dire que je suis un fan fini de l’économiste iconoclaste John Kenneth Galbraith et de Stephen F. Jarislowsky, président de la société de placements Jarislowsky Fraser Limitée.
Il faut replacer cette crise dans un contexte historique plus large et comprendre que ce n’est pas un événement exceptionnel dans l’histoire ni, peut-être, le pire. Nous pouvons remonter jusqu’au 16è siècle avec l’épisode spéculatif des bulbes de tulipes en Hollande pour voir que la spéculation et l’avidité font partie de notre paysage économique de façon récurrente.
Là où la crise financière est particulièrement inquiétante, c’est dans le grand nombre de gens qui voient leurs épargnes menacées et leurs dettes devenir un poids intenable. Galbraith disait à peu près que l’éclatement d’une bulle spéculative serait peu de choses, considérant le fait que ce n’est que de l’argent qui est perdu, mais que cela touche durement beaucoup de gens dans leur vie personnelle. Malheureusement pour nous, nous sommes très dépendant de la circulation du numéraire pour tous les aspects de notre vie et cela nous rend très vulnérables à des troubles financiers majeurs.
La crise actuelle au États-Unis prend ses racines dans le coupable laisser-aller étatique des marchés financiers. Le manque de contrôle à la base du système en place, la multiplication effrénée des véhicules d’investissement qui ont servi de levier pour augmenter artificiellement la valeur de placement très risqués, une politique économique complètement déconnectée des besoins fondamentaux de la population au profit de groupes très nantis, tous les ingrédients étaient présents pour une spéculation improductive et même contre-productive vis-à -vis des activités de production et de subsistance aux États-Unis. C’est le triomphe de quelques investisseurs cupides, qui y trouveront largement leur compte, face aux entrepreneurs et aux travailleurs qui subiront le contre-coup.
Ce qui est vraiment dommage dans cette affaire est que les recettes inutiles, comme jouer sur le taux directeur ou baisser les impôts et les taxes, ne feront que faire porter le fardeau de la crise sur le simple citoyen et le petit entrepreneur qui n’a rien à y voir. Il faudrait au contraire améliorer largement les programmes sociaux pour protéger les chômeurs, donner un accès direct à l’éducation jusqu’au niveau supérieur et rendre le système de santé accessible au plus grand nombre. Cela fait partie des ingrédients du succès de pays qui montrent des taux de croissance élevée selon le Rapport sur la croissance présenté en mai dernier par la Banque mondiale.
Le même rapport prône un rôle fort de l’État et la mise en place d’un système réglementaire sévère pour éviter le déplacement massif de capitaux au détriment des pays victimes comme les pays du Sud-Est asiatique il y a dix ans, le Mexique ou la Russie. Même si la situation n’est pas dierctement comparable, l’épisode de la Standard Oil, qui a été fractionné en 46 entités distinctes au début du 20è siècle, pourrait inspirer les autorités américaines dans certains secteurs d’activités économiques où dominent des joueurs gigantesques.
2. À votre avis, les électeurs de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière devraient-ils s’inquiéter de cette crise financière américaine?
Ils devraient s’inquiéter de la situation.
Le Canada s’est considérablement affaibli ces dernières années à cause des politiques libérales et conservatrices trop favorables aux grands joueurs économiques.
Tout d’abord, même si la situation du crédit hypothécaire est beaucoup moins délirant que celui des États-Unis, il a été suffisamment spéculatif pour placer un grand nombre de ménages en position précaire face à des mouvements du taux directeur, à la baisse de valeur du marché immobilier et surtout à un ralentissement économique important. Ajoutez à cela une dépendance énorme aux énergies fossiles (où le Québec affiche une meilleure position, mais pas au point d’être vraiment à l’abri à cause de l’alimentation à l’étranger du pétrole et, si le projet Rabaska voit le jour, du gaz naturel), un tissu industriel, agricole, forestier largement malmené, et des ménages très endettés sans avoir d’épargnes suffisantes.
Le Canada a fait illusion ces trois dernières années en « surfant » sur la vague des matières premières à prix très élevés à cause de la demande mondiale. Cette demande était portée par la consommation énorme à crédit des États-Unis. Selon un effet de dominos dont l’ampleur est impossible à prévoir, la chute de la consommation intérieure américaine va réduire, je crois considérablement, la production d’un grand nombre de pays (Europe, Chine, Brésil, Inde, « dragons » asiatiques, etc.), et par ricochet, notre production de minéraux, de pétrole, de bois. Nous allons perdre sur deux plans en voyant les prix descendre de façon importante et notre volume de livraison fondre. Ce qui sera vraiment pénible à vivre est notre incapacité à évaluer l’ampleur de nos difficultés. Comme dans tous les épisodes précédents, nous ne saisirons vraiment l’étendu des dommages qu’une fois la crise passée.
Chaudière-Appalaches, et plus spécifiquement Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière, ont certains atouts pour subir plus facilement cet épisode. En synergie avec la Capitale-nationale, nous avons des secteurs économiques performants et des réseaux d’échanges entre gens d’affaires, institutions d’enseignement, centres de recherche et élus qui ont du potentiel. Nous devons les protéger des coupes sauvages des conservateurs et y investir davantage. Nous devons aussi stopper la dilapidation de nos systèmes publiques de santé, d’éducation et de protection des familles et des travailleurs pour amortir les problèmes économiques à venir. C’est autant une question de solidarité que de bon sens économique pour tous. La lutte aveugle aux déficits publics et à la dette ont tellement éprouvés notre filet de protection social qu’il « échappe » trop de personnes entre ses mailles et qu’il est en danger d’effondrement. Après des années « d’assainissement » des finances publiques sur le dos des provinces et des municipalités, le gouvernement fédéral doit tendre la main et collaborer avec les autres paliers de gouvernements pour enfin travailler d’égal à égal et de concert pour établir de nouveaux paramètres sociaux et économiques qui rejoindront les gens.

Reste-t-il quelque chose à ajouter?
Les électeurs de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière seront ravis de se faire rappeler que notre région a de bonnes chances de survivre à la crise qui a présentement cours mais qui risque de durer assez longtemps, vu l’ampleur inédite des sommes en jeu.
Bonne chance à Raymond Côté pour la suite de sa campagne.
Tags: raymond côté, npd, nouveau parti démocratique, npd québec, lotbinière, chutes-de-la-chaudière, élections fédérales, élections 2008, électeurs, comté, crise financière, crise sur wall street, crise du crédit, endettement excessif, endettement des banques, finance, économie, politique, québec, canada, états-unis
Les Américains vivent des moments très difficiles, en ce moment.
Nous voulons savoir ce qu’en pensent nos candidats à l’élection fédérale et le premier à avoir répondu à l’appel est Gabriel Biron, du NPD dans Lévis-Bellechasse.
Voici ses réponses…

1. Une crise financière aux proportions inédites a présentement cours, aux États-Unis. Quelle lecture faites-vous de cette situation?
Je vois qu’il est temps que les entreprises de crédit soient plus encadrées au USA.
Je vois aussi que les consommateurs américains ont été entraînés dans cette spirale par la promotion à la consommation.
Le résultat est que se sont encore les américains qui paieront pour les pots cassés par les spéculateurs comme ils ont à payer actuellement (en vies et en argent) pour la guerre en Irak.
2. À votre avis, les électeurs de Lévis-Bellechasse devraient-ils s’inquiéter de cette crise financière américaine?
S’inquiéter?
Non!
Mais par contre à partir de cette expérience de nos voisins du sud il faut s’assurer de ne pas tomber dans le piège du crédit facile.
Par ailleurs, comme il y aura des répercussions notamment sur la construction américaine, nos entreprises du comté qui sont dans ce secteur seront touchées alors nous, du NPD, allons dès le 15 octobre nous attaquer à revoir l’entente sur le bois d’Å“uvre pour plus d’équité pour nos producteurs et entreprises -et- nous allons nous assurer que de l’aide leur soit disponible pour trouver de nouveaux débouchers pour le bois afin de garder les emplois actuels avant de repartir ce secteur important de notre économie régionale.
En plus de ses réponses, M. Biron invite les citoyens à lire l’article intitulé « La crise du crédit menace maintenant les consommateurs« , écrit par Hugo Fontaine, dans CyberPresse. On peut notamment y lire que les taux d’intérêts de certaines cartes de crédit américaines sont en train de… monter, ce qui augure très mal pour les consommateurs.
Un gros merci à M. Biron d’avoir répondu à notre entrevue!
Tags: gabriel biron, candidat du npd, lévis, bellechasse, élections 2008, comté, crise économique américaine, crise financière, états-unis, canada, citoyens
Pour faire suite à la première entrevue que nous a accordé Jacques Gourde, candidat conservateur à l’élection fédérale pour le comté de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière, nous avons le plaisir de publier ses réponses à cette nouvelle entrevue « sur le terrain ».
Via cette nouvelle entrevue, nous cherchons à savoir ce que Jacques Gourde ressent, entend et apprend lorsqu’il s’entretient avec les électeurs de son comté.
Bonne lecture…

1. À votre avis, quelles sont leurs préoccupations principales des citoyens de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière, aussi bien localement que sur la scène nationale?
Une des préoccupations des citoyens de la circonscription est la hausse excessive du prix de pétrole et le manque de concurrence au niveau de la distribution. C’est pour cette raison que notre gouvernement prendra position sur ce problème qui touche la majorité des citoyens de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière.
2. Quand vous allez rencontrer les électeurs de Lotbinière–Chautes-de-la-Chaudière, quels semblent être les enjeux qui les intéressent le plus?
Les gens sont préoccupés par la stabilité économique au niveau mondiale. Ils nous font état de leurs préoccupations et nous demandent de garder le cap sur une gestion serrée des dépenses publiques.
3. En vous basant sur les discussions que vous avez eu avec vos concitoyens, sentent-ils que leurs intérêts sont bien représentés (et défendus) depuis l’élection de 2006, à la Chambre des communes?
Nos concitoyens sont heureux de la baisse de la TPS à 5%, des baisses d’impôts et de l’allocation de 100.00$ aux enfants d’âge pré-scolaire. Nos mesures de soutien aux aînés démontrent à quel point nous suivons les intérêts de nos électeurs.
4. Selon vous, est-ce que cette élection fédérale soulève plus (ou moins) d’intérêt que celle de 2006?
Les gens me souhaitent de continuer mon travail avec la même énergie et détermination. Leurs intérêts seront sur la continuité du travail déjà établi.
5. L’impact de l’internet, avec ses blogues, wikis et autres sites d’information, sera-t-il plus important qu’en 2006, pour influencer le choix final des électeurs?
Difficile de dire quel média aura le plus d’impact sur les électeurs.
Je pense qu’internet, au fil des années, deviendra un véhicule majeur de l’information et assurément, aura un impact sur l’électorat.
6. À ce point-ci dans votre campagne, si vous pouviez vous adresser à tous les électeurs de Lotbinière–Chautes-de-la-Chaudière, que leur diriez-vous?
C’est un grand privilège d’être le député de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière pour la raison suivante: C’est le choix de la majorité des électeurs qui place leur confiance en une seule personne pour les représenter à la Chambre des communes.
Ceci implique de grandes responsabilités qu’on ne peut prendre à la légère. C’est important d’avoir beaucoup de maturité et d’expérience pour accomplir cette fonction.

Le député sortant Jacques Gourde nous rappelle qu’il « suit les intérêts de ses électeurs » alors, advenant sa réélection lors du scrutin du 14 octobre prochain, les citoyens du comté peuvent s’attendre à trouver chez lui la même mesure d’écoute que depuis sa première élection, en janvier 2006.
Rappelons qu’en 2004, M. Gourde avait reçu le prix Jean Allaire, pour le « bénévole de l’année », pour l’ADQ alors il y a de bonnes chances qu’il ne compte pas ses heures, au cours de cette campagne électorale!
Bonne chance à Jacques Gourde pour la suite de sa campagne.
Tags: jacques gourde, conservateurs, pcc, élections 2008, électeurs à charny, électeurs à st-nicolas, élections fédérales, comté, lotbinière, chutes-de-la-chaudière, comté fédéral, québec, canada
Pour faire suite à notre première entrevue avec Marie-Thérèse Hovington, candidate du Parti libéral du Canada dans le comté de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière, nous cherchons à obtenir ses impressions sur la campagne et les électeurs avec qui elle s’entretient.
Elle nous livre une « expérience de terrain » près des gens et de leur quotidien. Son idée de parcourir le comté avec son motorisé semble fonctionner auprès des citoyens qui veulent mieux la connaître.
Bonne lecture de cette deuxième entrevue « en pleine campagne »…

1. À votre avis, quelles sont leurs préoccupations principales des citoyens de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière, aussi bien localement que sur la scène nationale?
Les problèmes reliés à l’agriculture et l’avenir des entreprises familiales, la rétention des jeunes dans leur région, la possibilité pour les personnes âgées de demeurer chez eux, l’augmentation du prix de l’essence et l’état des routes dans les rangs.
2. Quand vous allez rencontrer les électeurs de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière, quels semblent être les enjeux qui les intéressent le plus?
Les problèmes reliés à l’agriculture et l’avenir des entreprises familiales, la rétention des jeunes dans leur région, le coût de la vie en général.
3. En vous basant sur les discussions que vous avez eu avec vos concitoyens, sentent-ils que leurs intérêts sont bien représentés (et défendus) depuis l’élection de 2006, à la Chambre des communes?
L’absence de leur député dans sa circonscription pendant son mandat et même en période de campagne les questionne beaucoup.
Vous savez sans doute que monsieur Gourde se promène actuellement à la grandeur de la province pour faire campagne contre le Bloc.
4. Selon vous, est-ce que cette élection fédérale soulève plus (ou moins) d’intérêt que celle de 2006?
Je ne peux pas vous parler de 2006 puisque je n’étais pas candidate mais je peux vous dire que je reçois un accueil très chaleureux partout où je me suis rendue jusqu’à maintenant.
5. L’impact de l’internet, avec ses blogues, wikis et autres sites d’information, sera-t-il plus important qu’en 2006, pour influencer le choix final des électeurs?
Moi je peux vous confirmer que c’est un véhicule d’information qui me plaît beaucoup.
Cependant, je constate que l’ensemble du territoire de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière n’a pas accès à Internet haute vitesse.
Dans le plan d’action pour le XXI siècle du parti Libéral, à la page 16 au chapitre: Soutenir les régions rurales et le Nord, il est prévu l’extension du réseau internet à haute vitesse à toutes les collectivités rurales si le parti Libéral entre au pouvoir.
6. À ce point-ci dans votre campagne, si vous pouviez vous adresser à tous les électeurs de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière, que leur diriez-vous?
Dans la tournée que je fais des municipalités actuellement à bord de mon véhicule récréatif, j’informe déjà les citoyens citoyennes que: Si je suis élue, je compte m’installer avec mon véhicule récréatif dans chacune des municipalités, pendant quelques jours tout au long de mon mandat, afin de rencontrer les citoyens et citoyennes et d’engager des discussions sur leurs préoccupations et les priorités qu’ils voudront que j’aille défendre sur la scène fédérale.

Mme Hovington croit fermement que le Québec, tout en étant une société distincte du reste du Canada, peut contribuer à faire du Canada un pays économiquement fort, socialement diversifié et où il fait bon vivre… et ça paraît dans ses réponses.
La position du Parti libéral concernant l’internet est particulièrement important pour favoriser une pleine occupation du territoire québécois et canadien car, en ce moment, l’accès ou non à l’internet peut faire la différence entre une communauté ouverte sur le monde ou d’une certaine façon, plus repliée sur elle-même.
Souhaitons que tous les partis politiques tenteront, à leur façon, de démocratiser l’accès à l’internet, pour tous les citoyens de ce vaste pays.
Bonne chance à Mme Hovington pour la suite de sa campagne.
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