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De 10h à 20h, en ce dimanche ensoleillé, tous les électeurs de Lévis sont invités aux urnes pour élire les membres du nouveau conseil municipal.
La mairesse sortante Roy Marinelli ainsi que deux conseillers municipaux de son parti seront automatiquement reconduits dans leurs fonctions, faute d’opposition (il s’agit de Guy Dumoulin [district 7] et Jean-Pierre Bazinet [district 8]).
Ceci dit, il y a 13 autres districts où les électeurs auront la chance de choisir parmi deux candidats ou plus.
Le district 10 du Vieux-Lévis s’annonce pour être le plus serré avec trois (3) candidats indépendants et un représentant de Lévis Force 10, le parti de la mairesse sortante.
Comme à chaque élection municipale, les citoyens doivent voter dans le sens de leurs convictions car l’élu aura à les représenter pour quatre longues années. Quatre ans avec le mauvais conseiller municipal, c’est très long!
Les deux grandes formations politiques qui s’opposent, à Lévis, sont Lévis Force 10 et Action Lévis. Il y a aussi un certain nombre de candidats indépendants mais comme ils n’avaient pas tous un site web, il n’a pas toujours été possible de connaître leurs coordonnées pour les interviewer et donc, apprendre à mieux les connaître.
Que vous soyez un fan de politique municipale ou non, vous devez absolument aller voter parce qu’il se prend de très importantes décisions AVEC VOTRE ARGENT au niveau municipal.
Regardez simplement votre compte de taxes de plusieurs milliers de dollars et demandez-vous si vous voulez vraiment que n’importe qui administre ce butin… c’est très clair que si vous voulez une administration municipale compétente, vous devez aller voter.
Au moment de publier cet article, nous sommes à quelques minutes de l’ouverture des bureaux de scrutin.
Bravo aux citoyens qui se rendront voter mais aussi aux candidats qui ont fait campagne pour solliciter l’appui de leurs concitoyens. Bonnes élections municipales lévisiennes à tous!
Tags: élections municipales, 2009, lévis, ville de lévis, danielle roy-marinelli, alexandre charest, jean-pierre bazinet, guy dumoulin, action lévis, lévis force 10, lf10, politique municipale, mairie, maire de lévis, mairesse de lévis, conseillers municipaux, élections, vote, scrutin, citoyens, électeurs
Il n’y a pas qu’au Québec où les gens sont exaspérés de voir Ottawa décider pour nous de ce qui est important… avec notre argent et selon LEUR agenda.
À l’autre bout du pays, en Colombie-Britannique, des citoyens concernés par le manque flagrant de représentativité des citoyens dans la sphère publique ont créé le parti « B.C. Refederation Party » et ça vaut la peine que vous alliez lire leur programme parce que ça nous prendrait très exactement ce genre de parti, au Québec.

Dans 47 jours, les Britanno-colombiens iront aux urnes pour se choisir un parti politique provincial et à première vue, le BCRefed Party est le seul qui se distingue de la concurrence.
Dans leur blogue, en anglais, il attaquent de front les grands problèmes vécus dans cette province de l’Ouest du Canada en prenant soin de toujours mettre le citoyen au cÅ“ur des enjeux et en tête de liste des priorités — ça fait du bien voir un parti politique qui place ses priorités dans le bon ordre.
Leur slogan « Less Ottawa – More BC » marque clairement leur intention de redonner le pouvoir aux Britanno-colombiens parce qu’à force de le laisser, de manière complaisante, entre les mains des élus et des mandarins du pouvoir d’Ottawa, ça ouvre la porte aux pires abus, comme le centaines de milliards de dollars qui viennent d’être alloués (et donnés) aux banques versus les quelques milliards prévus pour « les autres » citoyens — c’est évidemment un scandale mais les médias évitent d’en parler. Le BC Refed Party, lui, serait à pied d’Å“uvre pour mettre fin à de tels excès, du moins, pour la Colombie-Britannique.
Le Québec a besoin de sang neuf, en politique.
Plusieurs politiciens de carrière ont perdu leur passion et leur compas moral ne fonctionne plus tant ils se sont habitués à suivre une ligne de parti, imposée par leur « chef ».
Les gens qui aimeraient fonder un nouveau parti pourraient s’inspirer du BCRefed Party parce que presque tous leurs fondements s’appliquent (en copier-coller) au Québec. Notre province doit reprendre toute la place qui lui revient dans sa gestion interne et remettre le Canada à sa place, loin derrière les intérêts toujours supérieurs des citoyens qui ont un besoin criant d’être représentés et non pas « pris pour acquis ».
Les gens voient de plus en plus clairement dans les agendas malsains des « grands partis politiques » et veulent du changement.
Et bien, si le changement doit (finir par) arriver au Québec, ce serait bien de s’inspirer, ne serait-ce qu’en principe, de ce que fait le BCRefed Party. Un parti du peuple, pour le peuple.
À plusieurs égards, c’est du jamais vu dans l’histoire canadienne… c’est tellement honnête comme démarche que certains citoyens pourraient être incapables d’y croire mais il semble, contre toute attente, qu’ils aient bel et bien choisi de faire ce que d’autres politiciens limitent (volontairement) à de belles paroles, dans leurs discours « de campagne ».
Bonne chance au BCRefed Party, lors de la prochaine élection, en Colombie-Britannique.
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Pour ceux qui ne le savaient pas encore, le vrai nom du 44e président des États-Unis est Barack HUSSEIN Obama, pas simplement « Barack Obama » comme on le voit partout.

Barack lui-même a Å“uvré pour cacher son vrai nom au public, à commencer par son site web « barackobama.com » pour lequel il n’a même pas pris la précaution d’acheter le nom « barackhusseinobama.com » qui appartient à quelqu’un d’autre.
Les républicains, eux, n’ont jamais eu honte de parler George W. Bush (« W. » pour « Walker ») car le parti Républicain (« GOP ») a acheté « georgewbush.com » depuis longtemps.
Le contexte avec son père, George H. W. Bush qui porte un nom semblable est particulier mais là encore, le nom « georgehwbush.com » a été acheté et sert pour la George Bush Presidential Library Foundation.
Maintenant qu’il entre à la Maison Blanche, en tant que président élu, de nombreux observateurs se demandent s’il continuera à camouffler son vrai nom pour mettre l’emphase sur « Obama », la partie moins « teintée » de son nom.
Lorsqu’on pense au nom de famille Hussein, on pense à …
Autrement dit, il y a des « Hussein » pour tous les goûts. Le nom, comme tel, n’est pas nécessairement annonciateur d’un quelconque malheur à venir mais le nom de Saddam Hussein a tellement été associé au mal que de voir un président, portant ce nom, le poste de commandeur en chef des États-Unis a de quoi surprendre.
Et ce n’est pas la première fois qu’un Américain haut-gradé porte un nom à consonnace méditéranéenne. Il y a eu George Joulwan et Omar Nelson Bradley, pour ne nommer que ceux-là mais il y en a eu bien d’autres.
Précisons que le nom « Hussein » revient à Barack via son grand-père, un résident séculier de Nairobi, au Kenya. Le nom « Hussein » vient du mot Sémite « hasan » qui signifie « bien » ou « élégant » et « Husayn » en est la forme diminutive jugée plus intime et chaleureuse.
Enfin bref, le nom « Hussein » en vaut un autre mais il va falloir savoir, plus tôt que tard, si Obama a (à toutes fins pratiques) caché son nom réel pour une raison autre que purement électoraliste.
Plusieurs Américains redouttent, en fait, que Barack ne soit en fait qu’un faux Chrétien qui demeure Islamiste dans l’âme.
Le fait qu’il ait omis de faire référence à son vrai nom durant son ascension vers la présidene donne d’ailleurs des munitions à leur théorie.
On peut dire qu’à partir de maintenant, le véritable nom d’Obama jouera probablement un rôle secondaire car les défis qu’il doit contribuer à relever s’avèrent inédits, par leur ampleur, leur niveau de difficulté et bien sûr, leurs conséquences (si ça devait ne pas fonctionner).
Mais — il y a toujours un « mais » — si Obama se met à copiner trop intimement avec des Africains ou des Islamistes, il faudra s’attendre à ce que la majorité Américaine lui rappelle qu’elle le « tolère », lui, sans toutefois accepter à bras ouverts tous ceux qui déclarent « lui ressembler », d’une façon ou d’une autre.
Ce sera très intéressant de voir comment les Américains vont réagir lorsqu’Obama va cesser de les faire rêver avec ses discours vides comme « Change, Yes We Can », « Change Can Happen », « Change We Can Believe In » et « We Are One » pour leur donner l’état —réel— de la situation sociale, économique et géopolitique des États-Unis.
La grande histoire d’Obama ne fait que commencer, les amis…
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Si vous êtes de ceux assez naïfs pour croire que l’élection de Barack Hussein Obama va -vraiment- améliorer le sort des Américains, vous devriez continuer à vous informer à propos de l’imposture sans nom qu’on appelle la « crise financière » qui n’a cessé d’empirer depuis le 1er octobre dernier, jour où la proverbiale marmite a sauté.
Même si les « grands médias » ne cessent de pleurer le sort des « pauvres banquiers », il ne faut jamais perdre de vue que ces même médias appartiennent, directement ou non, à ces banquiers!
Ainsi, presque tous les grands médias qui ont pleuré des fleuves de larmes pour les banquiers-milliardaires -mais- qui n’ont même pas mentionné les millions de familles américaines moyennes JETÉES À LA RUE ont chanté en cÅ“ur le « miracle américain » qui a rendu possible l’élection d’Obama.
Côté crédibilité, on repassera.
Pourquoi craindre la montée d’Obama au moment où la classe moyenne américaine se fait attaquer de toutes parts?
Parce que Barack Hussein Obama travaille pour l’élite, celle qui entretient la « politique-spectacle » qui consiste notamment à opposer les Démocrates aux Républicains afin de « donner l’impression » que les électeurs contrôlent encore quelque chose alors que, dans les faits, il n’en est rien!

Les « américains moyens » ne contrôlent pas plus leurs politiciens qu’ils ne contrôlent leurs médias ou leur système financier — l’élite se charge de les réduire à l’esclavage économique, un dollar de dette à la fois, doucement, sans se faire remarquer.
Il n’y a qu’une poignée de médias indépendants qui ont eu « le courage » de dénoncer, haut et fort, le « membership » de Barack Hussein Obama au puissant Council on Foreign Relations, créature de l’élite ultra-riche et puissante qui tire les ficelles du pouvoir invisible qui ruine les citoyens du monde qui, trop occupés à pousser leur roche en haut d’une montagne-sans-fin, ne voient pas le peu de possessions qu’il leur reste passer aux mains de ces cercles d’influence, jour après jour.
En ce moment, la classe moyenne américaine est attaquée sans relâche.
C’est une guerre économique, rien de moins.
Personne n’en parle si ce n’est pour déplorer les « pertes de valeur » des bourses domestiques et internationales. Les médias blâment tout ce qui arrive dans le cadre de la « crise financière » sur le dos des Américains… c’est tellement triste de voir un peuple aussi formidable se faire violer de façon aussi ignoble par une élite aussi cruelle et pourtant, tellement puissante qu’elle peut agir en toute impunité.
Connaissez-vous -bien- ce gars, venu d’ailleurs, qui s’appelle Barack Hussein Obama?
Vous êtes-vous arrêté pour explorer les ramifications de ce « personnage »?
Voici, en rafale, quelques pointeurs concernant Obama…
Des plus jeunes électeurs aux plus vieux, il a su charmer l’Amérique avec ses discours « à sens unique » qui misent sur la « fierté d’être Américain » qui, dans le fond, veut tout dire et ne rien dire du tout mais force est d’admettre que ça fonctionne comme un charme, pour lui.
Alors que des millions d’Américains dorment dans des maisons mobiles, chez des amis ou dans des refuges après avoir été jetés à la rue par les requins de Wall Street, ces banquiers sans morale et sans scrupules, Obama vient de décréter qu’il ne sortira pas de l’Irak avant un autre 16 mois.
16 mois de plus de GUERRE SANGLANTE en Irak, pensez-y!
Une occupation militaire complètement illégale qui viole TOUS les traités contemporains de non-ingérence — et Obama vote à 100% en faveur de ça.
Des trilliards de dollars envolés en fumée pour continuer une guerre illégale, illégitime et indéfendable contre un peuple qui tente de faire du sens des millions de morts qu’ils ont dû pleurer depuis l’invasion américaine, sous le régime quasi-dictatorial du clan Bush (père et fils).
Ainsi, Obama va continuer à mentir aux Américains.
Et même lorsqu’ils perdront leur maison aux mains des banquiers sans gêne qui volent les Américains au grand jour, des millions de fans d’Obama continueront à « croire en lui » au lieu de « croire en eux » et se prendre en main pour renverser cette élite malsaine, malveillante et profondément anti-humaniste.
Barack Obama ne fera -rien de vraiment bon- pour les Américains.
Cependant, il fera absolument tout ce que l’élite lui « demandera », publiquement ou non.
Il faut saluer Stephen Harper qui n’a pas joué les groupies après la victoire d’Obama, se contentant des félicitations d’usage. Il a sûrement compris ce qui se passe et même si ça peut paraître dûr à croire, c’est peut-être notre plus grand allié.
Certes, il a participé au Sommet de Montebello qui avait, selon toute vraisemblance, comme objectif de tuer le Canada (à divers degrés) pour faciliter l’introduction du « Bloc Nord-américain » tel que vu par le Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité mais il tente probablement de protéger les Canadiens d’une invasion américaine en règle (comme en Irak et en Afghanistan) si nous devions refuser de faire ce que l’élite américaine « exige ».
On doit continuer de surveiller Stephen Harper —ça va de soi— mais tant qu’il continuera de se méfier aussi ouvertement de la ridicule « Obama-manie » (il ne le dit pas mais ça se voit), il gagne en crédibilité auprès de tous ceux qui voient que les enjeux -réels- ne sont pas débattus ouvertement mais plutôt, derrière de lourdes portes, toujours closes.
Ainsi se poursuit la descente aux enfers des Américains.
Si un jour il faut choisir entre défendre de riches banquiers milliardaires qui attaquent la classe moyenne ou nos frères en terre d’Amérique, la décision devrait être simple… sauf pour les naïfs qui croient encore à Obama, cette marionnette vendue aux seuls intérêts de l’élite.
On aimerait tous qu’il soit celui qu’il dit être mais faites-vous à l’idée, ce n’est qu’un autre menteur.
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Lynne Champoux-Williams, candidate défaite du Parti vert dans Lévis-Bellechasse aux dernières élections fédérales a reçu l’appui d’un bon nombre de ses concitoyens et aujourd’hui, l’heure est au bilan.
Le 15 octobre dernier, nous avons fait suivre une demande d’entre à Mme Champoux-Williams et elle a eu la gentillesse d’y répondre — près d’un mois après avoir reçu ses réponses, nous avons -enfin- l’occasion de les publier, intégralement.
Bonne lecture…

1. Une fois tous les bureaux de vote pris en compte, combien de votes avez-vous obtenu, dans Lévis-Bellechasse? Était-ce conforme à vos attentes?
J’ai reçu 1 370 votes. C’était inférieur à mes attentes; cela totalise 2,5%, un recul de 923 votes ou 1,6% comparé aux 2 293 ou 4,1% de 2006.
2. Si vous pouviez dire quelque chose aux électeurs qui vous ont fait confiance, que leur diriez-vous?
Je les remercierais chaleureusement une à un de m’avoir accordé leur confiance, d’avoir voté pour l’avenir, voté Vert.
3. Quelle lecture faites-vous du résultat du scrutin fédéral 2008, dans Lévis-Bellechasse?
Le Bloc a perdu des plumes tandis que l’appui aux partis Libéral et NPD s’est accru. Conclusion personnelle: les électeurs et électrices qui avaient voté Vert l’élection dernière ont en partie voté stratégique, mais ne voulant rien savoir d’un parti séparatiste, ils et elles se sont ralliéEs aux autres partis afin de battre le Conservateur, ce qui a échoué.
4. À quoi les citoyens de Lévis-Bellechasse doivent-ils s’attendre, suite à la réélection du député conservateur sortant?
Je ne peux pas prédire les actions de M. Blaney! S’il le souhaite, j’espère qu’il soit nommé ministre, tel que suggéré par les quotidiens de Québec; les électrices et électeurs de Lévis-Bellechasse auront ainsi l’occasion de bénéficier d’une plus grande attention médiatique sur la circonscription et son mandat, à moins qu’il ne soit muselé par son chef.
5. Pour votre part, que comptez-vous faire à partir de maintenant? Comptez-vous demeurer en politique?
Je demeure travailleuse autonome, spécialiste de l’environnement et du développement pour une ou deux années, puis irai étudier à la maîtrise en Colombie-Britannique. Je vais bien sûr rester politiquement active; c’est une forme de bénévolat on ne peut plus enrichissante!
Il ne fait aucun doute que Lynne Champoux-Williams a fait école lors de cette campagne et forte de cette nouvelle expérience, il faudra probablement s’attendre à la voir revenir dans le paysage politique.
Nous lui souhaitons beaucoup de succès dans tout ce qu’elle choisira d’entreprendre!
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Les électeurs du comté de Lévis-Bellechasse ont choisi de reporter le Conservateur Steven Blaney au pouvoir, le 14 octobre dernier mais voilà , tous ceux qui ont voté pour Gabriel Biron, candidat du NPD, veulent savoir ce qu’il advient de l’agenda mis de l’avant par le parti de Jack Layton.
Pour répondre à certaines des questions des partisans du NPD, dans Lévis-Bellechasse, nous publions les réponses de M. Biron aux questions que nous lui avons fait suivre, au lendemain du scrutin.
Bonne lecture…

1. Une fois tous les bureaux de vote pris en compte, combien de votes avez-vous obtenu, dans Lévis-Bellechasse? Était-ce conforme à vos attentes?
Une fois tous les votes comptés, le NPD a obtenu 5980 votes soit 10.9%. du total.
Cela est conforme à mes attentes minimum car je désirais vraiment obtenir l’accord de la population pour démontrer qu’un député peut être un vrai représentant et peut avoir un langage direct et franc. Mais je suis très heureux du résultat quand même et je remercie tous ceux qui m’ont appuyé.
2. Si vous pouviez dire quelque chose aux électeurs qui vous ont fait confiance, que leur diriez-vous?
Il ne faut pas se décourager.
Ce n’est pas vrai que tous les partis sont pareils et que tous les politiciens ont la langue de bois et ne pensent qu’à leurs intérêts. Je suis assuré qu’avec l’aide de tous ceux qui ont cru en moi on va réussir ensemble à être prêt pour le prochain rendez-vous électoral dans 30 mois. À ce moment là on pourra convaincre une majorité d’électeurs que Lévis-Bellechasse mérite un député qui sera vraiment un porte parole pour ses électeurs.
3. Quelle lecture faites-vous du résultat du scrutin fédéral 2008, dans Lévis-Bellechasse?
Je penses que les électeurs compte tenu de la situation économique difficile qui s’en vient, n’ont pas voulu prendre de chance et ont voté pour ne pas changer de tempo.
4. À quoi les citoyens de Lévis-Bellechasse doivent-ils s’attendre, suite à la réélection du député conservateur sortant?
Ils s’attendent à ce qu’ils aient un vrai représentant qui fera passer les intérêts de Lévis-Bellechasse avant les intérêts du Parti conservateur. Mais malheureusement le passé étant le garant de l’avenir, M. Blaney n’aura pas plus de manÅ“uvre de la part de M. Harper et ne pourra pas prendre position pour des dossiers controversés afin de soutenir ses électeurs. Je penses ici à l’obtention d’une subvention de 100,000 pour une étude indépendante sur Rabaska. Je penses aussi à bloquer l’adoption finale de la loi C-484 qui enlève aux femmes leur droit de choisir ce qu’elle font de leur corps.
Les citoyens doivent aussi s’attendre à ce que je surveille M. Blaney pour eux et les informe quand ce sera nécessaire de prendre action pour voir leurs droits respectés. Et je serai présent pour Lévis-Bellechasse.
5. Pour votre part, que comptez-vous faire à partir de maintenant? Comptez-vous demeurer en politique?
Oui je compte demeurer en politique.
En attendant la prochaine élection, je désire bâtir un vrai centre de coordination pour le NPD dans Lévis-Bellechasse. Ce centre couvrirait tout le grand Québec/Lévis métro et l’est de la province de Québec. Ce centre permettrait de répondre aux citoyens et de les aider à obtenir de l’information et l’aide nécessaire pour régler leurs dossiers.
Et bien voilà une entrevue qui se termine sur une note très encourageante.
M. Biron recevra assurément beaucoup d’intérêt de la part des électeurs d’allégeance néodémocrate qui aimeraient probablement pouvoir profiter des ressources d’un tel centre.
Merci beaucoup à M. Biron d’avoir répondu à nos questions et bien entendu, bonne chance pour l’établissement d’un centre de coordination pour le NPD — vous l’avez lu ici en premier!
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L’élection fédérale du 14 octobre 2008 étant terminée, les citoyens de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière veulent quand même savoir ce qu’il advient des candidats pour qui ils ont (peut-être) voté.
En ce sens, voici les réponses de Raymond Côté, candidat du NPD, aux questions que nous lui avons fait suivre le lendemain du scrutin.
Bonne lecture…

1. Une fois tous les bureaux de vote pris en compte, combien de votes avez-vous obtenu, dans Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière? Était-ce conforme à vos attentes?
J’ai obtenu 6828 voix, soit 13,2% du vote exprimé.
J’avais des attentes plus élevées. Je voulais atteindre 15% et approcher les 20%. Mais, en considérant la dynamique de la campagne nationale, le résultat que j’ai obtenu est très bon. Il faut prendre conscience que la marge de manoeuvre d’un simple candidat est assez réduite pour influencer le résultat dans sa circonscription. La campagne nationale du parti va décider passablement le sort des campagnes locales. Par contre, chaque candidat doit couvrir le plus possible le terrain pour profiter au mieux des retombées de la campagne nationale et ainsi être élu.
Une surprise, que j’ai eu avec ce résultat, est d’avoir réalisé le meilleur résultat des candidats NPD de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-nationale. De ce point de vue, cela dépasse mes attentes d’autant que cela démontre qu’une circonscription où s’exprime de forts appuis conservateurs est quand même un terrain fertile pour le NPD.
2. Si vous pouviez dire quelque chose aux électeurs qui vous ont fait confiance, que leur diriez-vous?
Je dois d’abord les remercier pour leur appui car cela a un effet concret. Pour chaque vote obtenu, près de 2$ par année est versé au parti par Élections Canada. Le vote exprimé a déjà cette utilité pour le supporteur d’un candidat.
Ensuite, je leur dirais que que le processus démocratique ayant une réelle valeur en est un de longue haleine. Il ne faut pas se décourager de résultats ponctuels insuffisants ou s’emballer de succès spectaculaires. Il faut viser la consolidation des acquis et le développement de l’organisation pour espérer progresser et même gagner. Cela prend donc la fidélité des sympathisants et leur engagement à travailler à l’élection éventuelle d’un candidat NPD. C’est d’ailleurs l’aspect le plus difficile à réaliser et les électeurs doivent prendre conscience que le candidat ne peut seul réaliser ce but.
3. Quelle lecture faites-vous du résultat du scrutin fédéral 2008, dans Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière?
Il est d’abord intéressant d’observer que Lotbinière—Chutes-de-la-Chaudière a résisté, en partie, à la baisse de participation observée par rapport à 2006. Le nombre de votes exprimé est semblable entre les deux élections, ce qui est un succès. Par contre, considérant l’augmentation du nombre d’électeurs inscrit entre les campagnes de 2006 et de 2008, c’est plus de 3000 votants de plus qui sont absents. C’est un grave problème qui aura des conséquences importantes si nous réagissons pas collectivement.
Nous constatons aussi l’érosion des appuis aux conservateurs et aux bloquistes. En contrepartie, les appuis néo-démocrates et libéraux ont fortement augmenté. Je dois d’ailleurs rendre hommage à Mme Hovington pour son travail de terrain qui lui a apporté des dividendes importants. La lutte a été chaude pour la troisième place avec mon adversaire libéral.
Finalement et contrairement aux apparences, les choses bougent dans Lotbinière—Chutes-de-la-Chaudière. En 2006, seuls les conservateurs et les bloquistes ont eu au moins 10% d’appuis et ils étaient loin devant. Maintenant, il y a quatre adversaires qui se partagent le terrain de façon moins inégale. Il est difficile de faire des prédictions, mais je crois pouvoir améliorer encore grandement ma situation d’autant plus que mon chef devrait rester encore très populaire auprès des électeurs et ainsi avoir une influence positive en vue d’une prochaine campagne électorale. Ceci est d’autant plus vrai que plusieurs électeurs sont sympathiques au NPD mais ne croient pas aux chances du candidat d’être élu, et donc donnent « stratégiquement » leur vote à un autre candidat. Il sera probablement possible de combattre cette situation à l’avenir.
4. À quoi les citoyens de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière doivent-ils s’attendre, suite à la réélection du député conservateur sortant?
Je m’attend à un état passablement passif de la part des conservateurs. Le gouvernement de Stephen Harper a réduit sa marge de manoeuvre financière de façon appréciable. De plus, il ne voudra pas instaurer de réelles barrières à la liberté de spéculer au Canada. Paradoxalement, cette inaction va plonger presque certainement le pays en déficit budgétaire à cause d’un ralentissement économique prévisible. Cela pourrait inciter le gouvernement à équilibrer ses finances par de nouvelles coupures budgétaires. Une telle action accentuera encore plus les dérapages économiques en réduisant l’effet temporisateur des programmes sociaux. Nous pourrions subir plus fortement le ralentissement et ainsi voir plusieurs de nos entreprises locales faire des choix difficiles pour survivre. Ce seront encore les familles qui paierons le prix fort du laisser-aller économique.
Je souhaite que M. Gourde réagisse à cela en s’y opposant, mais je n’y crois pas. Localement, il pourra toujours essayer d’agir pour sauver les meubles, mais en aura-t-il les moyens?
5. Pour votre part, que comptez-vous faire à partir de maintenant? Comptez-vous demeurer en politique?
Je vais profiter de quelques jours de repos pour me soigner (un vilain rhume refuse de s’avouer vaincu). Il faudra aussi que je félicite les membres de mon équipe en personne et que j’adresse mes remerciements à tous ceux qui m’ont soutenus financièrement. Il sera très important de bâtir une association NPD plus solide dans Lotbinière—Chutes-de-la-Chaudière en impliquant les militants et les sympathisants qui se sont manifestés. Je visiterai aussi plusieurs personnes avec qui j’ai eu des contacts privilégiés durant la campagne.
Je vais donc demeurer actif en politique mais il est encore trop tôt pour dire si je reviendrai comme candidat. Il faut laisser les options ouvertes et quelqu’un de mieux qualifié pourrait prendre la place d’autant qu’il revient aux militants de choisir leur candidat. Je peux être aussi, sinon plus, utile en soutien à une candidature de qualité pour Lotbinière—Chutes-de-la-Chaudière. Cependant, je pourrai très bien envisager un retour pour une troisième campagne électorale.
Nous tenons à remercier M. Côté d’avoir pris le temps de répondre à nos questions et bien sûr, nous lui souhaitons beaucoup de succès pour tous ses projets à venir.
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La bourse de New York a été malmené hier et ce n’est guère mieux aujourd’hui, au moment où les Américains prennent pleinement conscience de l’ampleur du problème qui les frappe, de plein fouet.
Afin de mieux comprendre ce qui se passe aux États-Unis, Raymond Côté, candidat du NPD pour le comté de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière prend le temps de nous livrer la pleine mesure de sa pensée.
Voici ses réponses à notre entrevue…

1. Une crise financière aux proportions inédites a présentement cours, aux États-Unis. Quelle lecture faites-vous de cette situation?
Je dois tout d’abord dire que je suis un fan fini de l’économiste iconoclaste John Kenneth Galbraith et de Stephen F. Jarislowsky, président de la société de placements Jarislowsky Fraser Limitée.
Il faut replacer cette crise dans un contexte historique plus large et comprendre que ce n’est pas un événement exceptionnel dans l’histoire ni, peut-être, le pire. Nous pouvons remonter jusqu’au 16è siècle avec l’épisode spéculatif des bulbes de tulipes en Hollande pour voir que la spéculation et l’avidité font partie de notre paysage économique de façon récurrente.
Là où la crise financière est particulièrement inquiétante, c’est dans le grand nombre de gens qui voient leurs épargnes menacées et leurs dettes devenir un poids intenable. Galbraith disait à peu près que l’éclatement d’une bulle spéculative serait peu de choses, considérant le fait que ce n’est que de l’argent qui est perdu, mais que cela touche durement beaucoup de gens dans leur vie personnelle. Malheureusement pour nous, nous sommes très dépendant de la circulation du numéraire pour tous les aspects de notre vie et cela nous rend très vulnérables à des troubles financiers majeurs.
La crise actuelle au États-Unis prend ses racines dans le coupable laisser-aller étatique des marchés financiers. Le manque de contrôle à la base du système en place, la multiplication effrénée des véhicules d’investissement qui ont servi de levier pour augmenter artificiellement la valeur de placement très risqués, une politique économique complètement déconnectée des besoins fondamentaux de la population au profit de groupes très nantis, tous les ingrédients étaient présents pour une spéculation improductive et même contre-productive vis-à -vis des activités de production et de subsistance aux États-Unis. C’est le triomphe de quelques investisseurs cupides, qui y trouveront largement leur compte, face aux entrepreneurs et aux travailleurs qui subiront le contre-coup.
Ce qui est vraiment dommage dans cette affaire est que les recettes inutiles, comme jouer sur le taux directeur ou baisser les impôts et les taxes, ne feront que faire porter le fardeau de la crise sur le simple citoyen et le petit entrepreneur qui n’a rien à y voir. Il faudrait au contraire améliorer largement les programmes sociaux pour protéger les chômeurs, donner un accès direct à l’éducation jusqu’au niveau supérieur et rendre le système de santé accessible au plus grand nombre. Cela fait partie des ingrédients du succès de pays qui montrent des taux de croissance élevée selon le Rapport sur la croissance présenté en mai dernier par la Banque mondiale.
Le même rapport prône un rôle fort de l’État et la mise en place d’un système réglementaire sévère pour éviter le déplacement massif de capitaux au détriment des pays victimes comme les pays du Sud-Est asiatique il y a dix ans, le Mexique ou la Russie. Même si la situation n’est pas dierctement comparable, l’épisode de la Standard Oil, qui a été fractionné en 46 entités distinctes au début du 20è siècle, pourrait inspirer les autorités américaines dans certains secteurs d’activités économiques où dominent des joueurs gigantesques.
2. À votre avis, les électeurs de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière devraient-ils s’inquiéter de cette crise financière américaine?
Ils devraient s’inquiéter de la situation.
Le Canada s’est considérablement affaibli ces dernières années à cause des politiques libérales et conservatrices trop favorables aux grands joueurs économiques.
Tout d’abord, même si la situation du crédit hypothécaire est beaucoup moins délirant que celui des États-Unis, il a été suffisamment spéculatif pour placer un grand nombre de ménages en position précaire face à des mouvements du taux directeur, à la baisse de valeur du marché immobilier et surtout à un ralentissement économique important. Ajoutez à cela une dépendance énorme aux énergies fossiles (où le Québec affiche une meilleure position, mais pas au point d’être vraiment à l’abri à cause de l’alimentation à l’étranger du pétrole et, si le projet Rabaska voit le jour, du gaz naturel), un tissu industriel, agricole, forestier largement malmené, et des ménages très endettés sans avoir d’épargnes suffisantes.
Le Canada a fait illusion ces trois dernières années en « surfant » sur la vague des matières premières à prix très élevés à cause de la demande mondiale. Cette demande était portée par la consommation énorme à crédit des États-Unis. Selon un effet de dominos dont l’ampleur est impossible à prévoir, la chute de la consommation intérieure américaine va réduire, je crois considérablement, la production d’un grand nombre de pays (Europe, Chine, Brésil, Inde, « dragons » asiatiques, etc.), et par ricochet, notre production de minéraux, de pétrole, de bois. Nous allons perdre sur deux plans en voyant les prix descendre de façon importante et notre volume de livraison fondre. Ce qui sera vraiment pénible à vivre est notre incapacité à évaluer l’ampleur de nos difficultés. Comme dans tous les épisodes précédents, nous ne saisirons vraiment l’étendu des dommages qu’une fois la crise passée.
Chaudière-Appalaches, et plus spécifiquement Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière, ont certains atouts pour subir plus facilement cet épisode. En synergie avec la Capitale-nationale, nous avons des secteurs économiques performants et des réseaux d’échanges entre gens d’affaires, institutions d’enseignement, centres de recherche et élus qui ont du potentiel. Nous devons les protéger des coupes sauvages des conservateurs et y investir davantage. Nous devons aussi stopper la dilapidation de nos systèmes publiques de santé, d’éducation et de protection des familles et des travailleurs pour amortir les problèmes économiques à venir. C’est autant une question de solidarité que de bon sens économique pour tous. La lutte aveugle aux déficits publics et à la dette ont tellement éprouvés notre filet de protection social qu’il « échappe » trop de personnes entre ses mailles et qu’il est en danger d’effondrement. Après des années « d’assainissement » des finances publiques sur le dos des provinces et des municipalités, le gouvernement fédéral doit tendre la main et collaborer avec les autres paliers de gouvernements pour enfin travailler d’égal à égal et de concert pour établir de nouveaux paramètres sociaux et économiques qui rejoindront les gens.

Reste-t-il quelque chose à ajouter?
Les électeurs de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière seront ravis de se faire rappeler que notre région a de bonnes chances de survivre à la crise qui a présentement cours mais qui risque de durer assez longtemps, vu l’ampleur inédite des sommes en jeu.
Bonne chance à Raymond Côté pour la suite de sa campagne.
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Le Parti vert dans Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière dispose d’une digne candidate pour les représenter, en la personne de Shirley Picknell et en ces temps de crise financière, aux États-Unis, il importe de faire le point.
Mme Picknell a pris le temps de répondre à notre entrevue en suivant les directives de son parti, certes mais en prenant aussi le temps d’adapter son texte à la réalité régionale.
Voici ses réponses à l’entrevue…

1. Une crise financière aux proportions inédites a présentement cours, aux États-Unis. Quelle lecture faites-vous de cette situation?
J’écoute la télévision des États-Unis et le plus important, je parle avec des amies qui sont aux États-Unis. Surtout une personne qui était Consul des États-Unis, pour le Québec.
Je trouve que c’est important de lire les journaux mais c’est aussi important à faire une petite recherche avec des personnes qui vivent la choses, sur place.
2. À votre avis, les électeurs de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière devraient-ils s’inquiéter de cette crise financière américaine?
C’est toujours important pour des personnes qui gagnent leur vie en faisant les exportations aux États-Unis de savoir qu’il va probablement y avoir un ralentissement. Donc, c’est important que le gouvernement soit là pour aider les électeurs avec ces changements.
Comme député du Parti Vert je propose ce qui suit.

Il ne fait aucun doute que Shirley Picknell se préoccupe beaucoup de ce qui se passe dans le comté de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière.
C’est très important de parler des entreprises locales qui exportent, aux États-Unis et ailleurs. Un ralentissement économique au Sud de notre frontière nous forcera à rivaliser d’ingéniosité pour maintenir notre flux d’échanges commerciaux et, par extension, notre niveau de vie.
Bonne chance à Shirley Picknell pour la suite de sa campagne.
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Il se passe des évènements troublants, en ce moment, chez nos voisins américains.
Afin de mieux comprendre les ramifications de la crise financière américaine, Guy Bergeron, candidat du Bloc québécois dans Lévis-Bellechasse, a accepté de répondre à nos questions.
Voici ses réponses…

1. Une crise financière aux proportions inédites a présentement cours, aux États-Unis. Quelle lecture faites-vous de cette situation?
La situation s’avère préoccupante.
Il faut surveiller avec un grand intérêt l’effondrement boursier états-unien provoqué par le rejet du plan Paulson par la Chambre des représentants à Washington.
Les fluctuations actuelles sur les marchés financiers et boursiers ne sont, à mon avis, qu’un aperçu timoré de ce qui est à prévoir pour l’avenir si le dogmatisme du laissez-faire économique se maintient.
Rappelons-nous que c’est la dynamique interventionniste du New Deal de Roosevelt, inspiré par l’économiste John Meynard Keynes qui avait réglé le marasme de la grande crise des années 30. Devrons-nous attendre une telle catastrophe avant d’intervenir?
Rappelons que le gouvernement de Stephen Harper prône un laissez-faire et un ultra-néo-libéralisme économique basé uniquement sur les lois du marché. Les politiques conservatrices risquent de nous entraîner à la vitesse grand V dans le même bourbier.
2. À votre avis, les électeurs de Lévis-Bellechasse devraient-ils s’inquiéter de cette crise financière américaine?
Si les conservateurs occupent à nouveau le siège de Lévis-Bellechasse à la Chambre des communes, il faudra effectivement être particulièrement inquiet.
En effet, selon le dogmatisme idéologique et l’obsession du laissez-faire conservateur en matière d’économie, les principaux secteurs porteurs de création de richesse et générateurs d’emplois de notre circonscription seront particulièrement menacés.
L’industrie agro-alimentaire, par exemple, réclame avec de plus en plus de force des instruments visant à valoriser les principes de gestion de l’offre et de souveraineté alimentaire. Principes qui sont à l’opposé des recommandations de libéralisation des marchés et de laissez-faire économique que l’Organisation mondiale du commerce (OMC) met de l’avant et qui sont cautionnées par Stephen Harper, et par ricochet par son représentant Steven Blaney.
Même principe pour le secteur forestier régional concernant le conflit du bois d’œuvre… à quand l’implantation de quotas?
Nous devons revendiquer toutes les ressources qui nous sont dû d’Ottawa pour valoriser notre économie sur le principe de la valeur ajoutée selon les principes du développement durable et s’assurer que nos fleurons industriels de toutes les tailles demeurent entre les mains de propriétaires de chez nous.
Quand nous ne sommes plus maîtres chez nous, et que ça va mal ailleurs, c’est ici que les premières pertes se font pour ne pas affecter les sources vives d’ailleurs.
En tant que futur député pour le comté, je ferai en sorte de travailler dans le sens de l’économie du monde… d’ici. Pas pour les multinationales et le monde d’ailleurs. C’est ça la pertinence du Bloc Québécois, à Ottawa!

Il y a là matière à réflexion…
À l’évidence, l’approche de M. Bergeron va dans le sens du meilleur intérêt des Québécois et c’est là quelque chose de très important, au moment où les lobbys des transnationales mettent de la pression sur nos gouvernements pour « libéraliser » les échanges ce qui revient, en quelque sorte, à leur donner le droit de venir nous prendre nos ressources pour enrichir quasi-unilatéralement -LEUR- pays d’origine.
Lorsqu’on voit des fleurons comme Bell, Alcan et le Cirque du Soleil perdre leur statut de société à propriété québécoise, en tout ou en partie, il y a de bonnes raisons de se braquer contre les multinationales étrangères qui achètent nos richesses les plus précieuses pour une proverbiale chanson.
Un gros merci à Guy Bergeron, du Bloc québécois, qui a accepté de répondre à notre entrevue.
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