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Claire Voyzelle, présidente et directrice générale du Parc technologique du Québec métro, a prononcé un discours, lors de son passage à un souper conférence de la Chambre de commerce de Lévis, le 7 avril dernier.
Elle a expliqué que l’avènement du futur Innoparc de Lévis constituera un « évènement majeur » pour les entreprises technologiques. De plus en plus de gens ont d’ailleurs très hâte de connaître les noms de ces entreprises, d’une manière plus officielle qu’officieuse (il n’y a que des rumeurs, pour l’instant).

Mme Voyzelle en a profité pour expliquer que le rôle d’un Parc est…
D’ailleurs, Mme Voyzelle anticipe que cette clientèle sera constituée d’entreprises technologies et de centres de recherche. Elle a aussi ajouté que l’Innoparc sera avant-gardiste, unique et qu’en plus, il adoptera un positionnement hautement distinctif en ce qui a trait au développement durable. C’est pourquoi elle dit que l’Innoparc sera au goût du 21e siècle. Il s’agira, selon Mme Voyzelle, d’un Parc de classe mondiale.
Ça fait beaucoup de superlatifs pour un projet qui est encore largement méconnu des Lévisiens mais bon, ça semble encourageant.
Voici ce que l’on sait, exactement, à propos de l’Innoparc de Lévis…
Nous savons aussi que Lévis abrite quelques 460 entreprises manufacturières qui génèrent environ 7500 emplois directs. En ce sens, le potentiel de développement du secteur tertiaire moteur –caractéristique de l’économie du savoir– devrait être davantage maximisé, d’où l’utilité d’un Innoparc.
La création de cet Innoparc, dédié aux hautes technologies, permettra à Lévis de diversifier son économie qui, à l’heure actuelle, est en grande partie concentrée dans le secteur manufacturier et dans les services.
C’est en 2007 que la ville de Lévis et le Parc technologique du Québec métro ont signé une entente de partenariat qui a donné le coup d’envoi à l’Innoparc de Lévis qui, malheureusement, n’a pas encore de site web — avis aux créateurs qui voudraient se faire valoir!
Via un Innoparc ou autrement, la création d’emplois liés aux technologies, à Lévis, a évidemment de quoi réjouir aussi bien les décideurs que la population.
Tags: emplois, lévis, technologies, parc technologique, innoparc, développement durable, parc, leed, édifices, entreprises, recherche, science, lévisiens, bons emplois, innovation, rive-sud, richesse, argent, économie
L’élection fédérale du 14 octobre 2008 étant terminée, les citoyens de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière veulent quand même savoir ce qu’il advient des candidats pour qui ils ont (peut-être) voté.
En ce sens, voici les réponses de Raymond Côté, candidat du NPD, aux questions que nous lui avons fait suivre le lendemain du scrutin.
Bonne lecture…

1. Une fois tous les bureaux de vote pris en compte, combien de votes avez-vous obtenu, dans Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière? Était-ce conforme à vos attentes?
J’ai obtenu 6828 voix, soit 13,2% du vote exprimé.
J’avais des attentes plus élevées. Je voulais atteindre 15% et approcher les 20%. Mais, en considérant la dynamique de la campagne nationale, le résultat que j’ai obtenu est très bon. Il faut prendre conscience que la marge de manoeuvre d’un simple candidat est assez réduite pour influencer le résultat dans sa circonscription. La campagne nationale du parti va décider passablement le sort des campagnes locales. Par contre, chaque candidat doit couvrir le plus possible le terrain pour profiter au mieux des retombées de la campagne nationale et ainsi être élu.
Une surprise, que j’ai eu avec ce résultat, est d’avoir réalisé le meilleur résultat des candidats NPD de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-nationale. De ce point de vue, cela dépasse mes attentes d’autant que cela démontre qu’une circonscription où s’exprime de forts appuis conservateurs est quand même un terrain fertile pour le NPD.
2. Si vous pouviez dire quelque chose aux électeurs qui vous ont fait confiance, que leur diriez-vous?
Je dois d’abord les remercier pour leur appui car cela a un effet concret. Pour chaque vote obtenu, près de 2$ par année est versé au parti par Élections Canada. Le vote exprimé a déjà cette utilité pour le supporteur d’un candidat.
Ensuite, je leur dirais que que le processus démocratique ayant une réelle valeur en est un de longue haleine. Il ne faut pas se décourager de résultats ponctuels insuffisants ou s’emballer de succès spectaculaires. Il faut viser la consolidation des acquis et le développement de l’organisation pour espérer progresser et même gagner. Cela prend donc la fidélité des sympathisants et leur engagement à travailler à l’élection éventuelle d’un candidat NPD. C’est d’ailleurs l’aspect le plus difficile à réaliser et les électeurs doivent prendre conscience que le candidat ne peut seul réaliser ce but.
3. Quelle lecture faites-vous du résultat du scrutin fédéral 2008, dans Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière?
Il est d’abord intéressant d’observer que Lotbinière—Chutes-de-la-Chaudière a résisté, en partie, à la baisse de participation observée par rapport à 2006. Le nombre de votes exprimé est semblable entre les deux élections, ce qui est un succès. Par contre, considérant l’augmentation du nombre d’électeurs inscrit entre les campagnes de 2006 et de 2008, c’est plus de 3000 votants de plus qui sont absents. C’est un grave problème qui aura des conséquences importantes si nous réagissons pas collectivement.
Nous constatons aussi l’érosion des appuis aux conservateurs et aux bloquistes. En contrepartie, les appuis néo-démocrates et libéraux ont fortement augmenté. Je dois d’ailleurs rendre hommage à Mme Hovington pour son travail de terrain qui lui a apporté des dividendes importants. La lutte a été chaude pour la troisième place avec mon adversaire libéral.
Finalement et contrairement aux apparences, les choses bougent dans Lotbinière—Chutes-de-la-Chaudière. En 2006, seuls les conservateurs et les bloquistes ont eu au moins 10% d’appuis et ils étaient loin devant. Maintenant, il y a quatre adversaires qui se partagent le terrain de façon moins inégale. Il est difficile de faire des prédictions, mais je crois pouvoir améliorer encore grandement ma situation d’autant plus que mon chef devrait rester encore très populaire auprès des électeurs et ainsi avoir une influence positive en vue d’une prochaine campagne électorale. Ceci est d’autant plus vrai que plusieurs électeurs sont sympathiques au NPD mais ne croient pas aux chances du candidat d’être élu, et donc donnent « stratégiquement » leur vote à un autre candidat. Il sera probablement possible de combattre cette situation à l’avenir.
4. À quoi les citoyens de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière doivent-ils s’attendre, suite à la réélection du député conservateur sortant?
Je m’attend à un état passablement passif de la part des conservateurs. Le gouvernement de Stephen Harper a réduit sa marge de manoeuvre financière de façon appréciable. De plus, il ne voudra pas instaurer de réelles barrières à la liberté de spéculer au Canada. Paradoxalement, cette inaction va plonger presque certainement le pays en déficit budgétaire à cause d’un ralentissement économique prévisible. Cela pourrait inciter le gouvernement à équilibrer ses finances par de nouvelles coupures budgétaires. Une telle action accentuera encore plus les dérapages économiques en réduisant l’effet temporisateur des programmes sociaux. Nous pourrions subir plus fortement le ralentissement et ainsi voir plusieurs de nos entreprises locales faire des choix difficiles pour survivre. Ce seront encore les familles qui paierons le prix fort du laisser-aller économique.
Je souhaite que M. Gourde réagisse à cela en s’y opposant, mais je n’y crois pas. Localement, il pourra toujours essayer d’agir pour sauver les meubles, mais en aura-t-il les moyens?
5. Pour votre part, que comptez-vous faire à partir de maintenant? Comptez-vous demeurer en politique?
Je vais profiter de quelques jours de repos pour me soigner (un vilain rhume refuse de s’avouer vaincu). Il faudra aussi que je félicite les membres de mon équipe en personne et que j’adresse mes remerciements à tous ceux qui m’ont soutenus financièrement. Il sera très important de bâtir une association NPD plus solide dans Lotbinière—Chutes-de-la-Chaudière en impliquant les militants et les sympathisants qui se sont manifestés. Je visiterai aussi plusieurs personnes avec qui j’ai eu des contacts privilégiés durant la campagne.
Je vais donc demeurer actif en politique mais il est encore trop tôt pour dire si je reviendrai comme candidat. Il faut laisser les options ouvertes et quelqu’un de mieux qualifié pourrait prendre la place d’autant qu’il revient aux militants de choisir leur candidat. Je peux être aussi, sinon plus, utile en soutien à une candidature de qualité pour Lotbinière—Chutes-de-la-Chaudière. Cependant, je pourrai très bien envisager un retour pour une troisième campagne électorale.
Nous tenons à remercier M. Côté d’avoir pris le temps de répondre à nos questions et bien sûr, nous lui souhaitons beaucoup de succès pour tous ses projets à venir.
Tags: raymond côté, npd, candidat, élection fédérale 2008, scrutin fédéral, résultats du vote, canadiens, canada, lotbinière, chutes-de-la-chaudière, électeurs, citoyens, choix, économie
La bourse de New York a été malmené hier et ce n’est guère mieux aujourd’hui, au moment où les Américains prennent pleinement conscience de l’ampleur du problème qui les frappe, de plein fouet.
Afin de mieux comprendre ce qui se passe aux États-Unis, Raymond Côté, candidat du NPD pour le comté de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière prend le temps de nous livrer la pleine mesure de sa pensée.
Voici ses réponses à notre entrevue…

1. Une crise financière aux proportions inédites a présentement cours, aux États-Unis. Quelle lecture faites-vous de cette situation?
Je dois tout d’abord dire que je suis un fan fini de l’économiste iconoclaste John Kenneth Galbraith et de Stephen F. Jarislowsky, président de la société de placements Jarislowsky Fraser Limitée.
Il faut replacer cette crise dans un contexte historique plus large et comprendre que ce n’est pas un événement exceptionnel dans l’histoire ni, peut-être, le pire. Nous pouvons remonter jusqu’au 16è siècle avec l’épisode spéculatif des bulbes de tulipes en Hollande pour voir que la spéculation et l’avidité font partie de notre paysage économique de façon récurrente.
Là où la crise financière est particulièrement inquiétante, c’est dans le grand nombre de gens qui voient leurs épargnes menacées et leurs dettes devenir un poids intenable. Galbraith disait à peu près que l’éclatement d’une bulle spéculative serait peu de choses, considérant le fait que ce n’est que de l’argent qui est perdu, mais que cela touche durement beaucoup de gens dans leur vie personnelle. Malheureusement pour nous, nous sommes très dépendant de la circulation du numéraire pour tous les aspects de notre vie et cela nous rend très vulnérables à des troubles financiers majeurs.
La crise actuelle au États-Unis prend ses racines dans le coupable laisser-aller étatique des marchés financiers. Le manque de contrôle à la base du système en place, la multiplication effrénée des véhicules d’investissement qui ont servi de levier pour augmenter artificiellement la valeur de placement très risqués, une politique économique complètement déconnectée des besoins fondamentaux de la population au profit de groupes très nantis, tous les ingrédients étaient présents pour une spéculation improductive et même contre-productive vis-à -vis des activités de production et de subsistance aux États-Unis. C’est le triomphe de quelques investisseurs cupides, qui y trouveront largement leur compte, face aux entrepreneurs et aux travailleurs qui subiront le contre-coup.
Ce qui est vraiment dommage dans cette affaire est que les recettes inutiles, comme jouer sur le taux directeur ou baisser les impôts et les taxes, ne feront que faire porter le fardeau de la crise sur le simple citoyen et le petit entrepreneur qui n’a rien à y voir. Il faudrait au contraire améliorer largement les programmes sociaux pour protéger les chômeurs, donner un accès direct à l’éducation jusqu’au niveau supérieur et rendre le système de santé accessible au plus grand nombre. Cela fait partie des ingrédients du succès de pays qui montrent des taux de croissance élevée selon le Rapport sur la croissance présenté en mai dernier par la Banque mondiale.
Le même rapport prône un rôle fort de l’État et la mise en place d’un système réglementaire sévère pour éviter le déplacement massif de capitaux au détriment des pays victimes comme les pays du Sud-Est asiatique il y a dix ans, le Mexique ou la Russie. Même si la situation n’est pas dierctement comparable, l’épisode de la Standard Oil, qui a été fractionné en 46 entités distinctes au début du 20è siècle, pourrait inspirer les autorités américaines dans certains secteurs d’activités économiques où dominent des joueurs gigantesques.
2. À votre avis, les électeurs de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière devraient-ils s’inquiéter de cette crise financière américaine?
Ils devraient s’inquiéter de la situation.
Le Canada s’est considérablement affaibli ces dernières années à cause des politiques libérales et conservatrices trop favorables aux grands joueurs économiques.
Tout d’abord, même si la situation du crédit hypothécaire est beaucoup moins délirant que celui des États-Unis, il a été suffisamment spéculatif pour placer un grand nombre de ménages en position précaire face à des mouvements du taux directeur, à la baisse de valeur du marché immobilier et surtout à un ralentissement économique important. Ajoutez à cela une dépendance énorme aux énergies fossiles (où le Québec affiche une meilleure position, mais pas au point d’être vraiment à l’abri à cause de l’alimentation à l’étranger du pétrole et, si le projet Rabaska voit le jour, du gaz naturel), un tissu industriel, agricole, forestier largement malmené, et des ménages très endettés sans avoir d’épargnes suffisantes.
Le Canada a fait illusion ces trois dernières années en « surfant » sur la vague des matières premières à prix très élevés à cause de la demande mondiale. Cette demande était portée par la consommation énorme à crédit des États-Unis. Selon un effet de dominos dont l’ampleur est impossible à prévoir, la chute de la consommation intérieure américaine va réduire, je crois considérablement, la production d’un grand nombre de pays (Europe, Chine, Brésil, Inde, « dragons » asiatiques, etc.), et par ricochet, notre production de minéraux, de pétrole, de bois. Nous allons perdre sur deux plans en voyant les prix descendre de façon importante et notre volume de livraison fondre. Ce qui sera vraiment pénible à vivre est notre incapacité à évaluer l’ampleur de nos difficultés. Comme dans tous les épisodes précédents, nous ne saisirons vraiment l’étendu des dommages qu’une fois la crise passée.
Chaudière-Appalaches, et plus spécifiquement Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière, ont certains atouts pour subir plus facilement cet épisode. En synergie avec la Capitale-nationale, nous avons des secteurs économiques performants et des réseaux d’échanges entre gens d’affaires, institutions d’enseignement, centres de recherche et élus qui ont du potentiel. Nous devons les protéger des coupes sauvages des conservateurs et y investir davantage. Nous devons aussi stopper la dilapidation de nos systèmes publiques de santé, d’éducation et de protection des familles et des travailleurs pour amortir les problèmes économiques à venir. C’est autant une question de solidarité que de bon sens économique pour tous. La lutte aveugle aux déficits publics et à la dette ont tellement éprouvés notre filet de protection social qu’il « échappe » trop de personnes entre ses mailles et qu’il est en danger d’effondrement. Après des années « d’assainissement » des finances publiques sur le dos des provinces et des municipalités, le gouvernement fédéral doit tendre la main et collaborer avec les autres paliers de gouvernements pour enfin travailler d’égal à égal et de concert pour établir de nouveaux paramètres sociaux et économiques qui rejoindront les gens.

Reste-t-il quelque chose à ajouter?
Les électeurs de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière seront ravis de se faire rappeler que notre région a de bonnes chances de survivre à la crise qui a présentement cours mais qui risque de durer assez longtemps, vu l’ampleur inédite des sommes en jeu.
Bonne chance à Raymond Côté pour la suite de sa campagne.
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