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Si vous avez une entreprise (incluant une toute petite entreprise) qui reçoit des paiements directs en provenance de l’étranger, notamment des États-Unis, dans un compte chez Desjardins, vous devez prendre garde aux jours fériés.
Pour un paiement provenant d’un client américain, par exemple, le dépôt aura typiquement lieu en devise américaine et sera, traité (pour le compte de Desjardins) par la Bank of New York (récemment fusionnée avec Mellon) qui, en tant que mandataire américain, passera le paiement à la Caisse central Desjardins.

Mais si ce transfert de paiement, des États-Unis au Canada (vers la Caisse centrale Desjardins), a lieu un jour férié, il pourrait ne tout simplement PAS AVOIR LIEU — et l’argent retournera, tout bonnement, à l’émetteur!
Imaginez la honte, pour un exportateur québécois, d’avoir à expliquer que plusieurs jours par année, le Québec (chez Desjardins, du moins) met la clé dans la porte et ferme-boutique.
C’est incensé…
Alors, puisque Desjardins n’a apparemment aucune façon d’accepter les paiements en provenance de l’étranger (et dans certains cas, du reste du Canada et même du Québec) les jours fériés, voici les JOURS NOIRS où il faut éviter de recevoir des paiements par dépôt directement dans votre compte:
Il faut donc transmettre cette liste de date à son client américain (ou étranger) pour éviter qu’il nous expédie nos paiements ces journées-là .
Pour certains types de paiements expédiés manuellement, il n’y pas trop de problèmes mais là où ça devient vraiment embêtant, c’est lorsqu’on reçoit des paiements « automatisés », sur une base mensuelle.
Si, par exemple, ce paiement (par dépôt au compte) a lieu le 11 de chaque mois, il y aura presqu’assurément un problème le Jour du Souvenir, qui tombe le 11 de novembre. Il n’y a évidemment pas de congé « national » le 11 novembre, aux États-Unis alors eux, ils ne se doute de rien… jusqu’à ce que leur paiement leur revienne.
Et là , c’est le déluge de problèmes commencent pour les Québécois qui cherchent à se faire payer (autrement) parce que leur « dépôt direct au compte » a été REFUSÉ par la Caisse centrale Desjardins… tout ça pour honorer des congés.
Mais en tant que société, il va falloir se demander si ce type d’emploi (ceux qui font la fameuse conversion des devises chez Desjardins) n’est pas tout simplement un SERVICE ESSENTIEL parce que ce n’est pas normal que des milliers d’entreprises québécoises soient ainsi incapables de recevoir leurs paiements, plusieurs jours par année (et plusieurs à « dates variables », en plus).
Et ce n’est pas tout…
En plus de ces date de congés fériés « officielles », il faut se surveiller pour toutes les journées attenantes à celles mentionnées parce que Desjardins peut décider de fermer ses bureaux à midi, par exemple. Là aussi, les paiements étrangers sera « retournés à l’expéditeur ».
Puisque de plus en plus de Québécois vendent à l’étranger, ce type de problématique continuera de causer des problèmes tant que Desjardins ne décidera pas d’embaucher du personnel lors des journées fériées (quitte à donner congé aux « employés réguliers »).
Ce n’est pas mieux dans les banques mais comme Desjardins est la première institution financière du Québec, ce serait bien qu’elle actualise ses pratiques et aides les entrepreneurs d’ici à recevoir les paiements en provenance de l’étranger et ce, 365 jours par année.
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Tags: desjardins, caisse centrale desjardins, paiements, fonds étrangers, devises étrangères, dollars américains, dollars us, devise canadienne, taux de change, bank of new york, mellon financial, argent, dépôt direct, transfert bancaire, jours fériés, jours de congé, clients étrangers, entreprises
La plupart de consommateurs utilisent, plus ou moins souvent, des chèques personnels.
Les chèques sont pratiques aussi bien pour des paiements ponctuels que récurrents. On inscrit la date, on indique à qui va l’argent, on précise le montant (en chiffres et en lettres) puis on signe le tout avant de le remettre.
On peut compléter un chèque en moins de 30 secondes!
C’est pratique et ça fait ce que c’est supposé faire, soit de transférer une partie de nos fonds à une tiers — idéalement, en échange de quelque chose qui en vaut la peine.
Mais saviez-vous qu’à moins d’une exception, tous les chèques que les consommateurs utilisent proviennent de la même compagnie?
Et oui, Davis + Henderson / Interchèques monopolise, à toutes fins pratiques, le domaine de la fabrication (impression) de chèques pour —toutes— les grandes banques canadiennes (y compris Desjardins).
Si l’on se fie à cet extrait tiré de leur site web, ils sont parfaitement au fait que leur position unique leur confère un statut de quasi-monopole (ou de monopole, carrément):
« [...] supplies every Financial Institution across Canada with the highest quality cheque products, accessories and services [...]«
En gros, ils se vantent de fournir des chèques à —toutes— les institutions financières, d’un bout à l’autre du Canada mais précisons que, selon leur « pitch », il s’agit de chèques « de qualité »!
Il faut savoir que ces chèques « de qualité » ne sont pas donnés.
Pour obtenir 100 chèques (numérotés de 1 à 100, par exemple), un consommateur devra s’attendre à payer 32,60$, ça revient à 32,6 cents, par chèque.
Calculons un peu…
Prenons un scénario courant, comme le consommateur qui paie un compte, par chèque:
On peut donc conclure que ça coûte 1,61$ par chèque envoyé (plus le prix de l’enveloppe [si c'est la cas], plus le temps mais bon, on garde le calcul le plus simple possible).
Ainsi, 20,17% du prix total de l’envoi d’un chèque (dans une situation typique) provient du prix du chèque, en tant que tel — c’est cher pour un bout de papier.
Certes, ce « bout de papier » présente une adresse personnalisée, des informations sur le compte et un petit hologramme censé prévenir les fraudes dûes aux photocopies des chèques mais lorsqu’on imagine le volume de chèques traités par Davis + Henderson / Interchèques, une compagnie en situation de monopole d’un bout à l’autre du pays, ça semble très dispendieux.
Notons au passage qu’il existe des imprimeurs qui offrent de préparer des chèques, pour les entreprises. Il s’agit généralement d’un choix lié à l’image de marque de la compagnie et en ce sens, les imprimeries n’étendent pas ce genre de service aux particuliers.
Pour l’heure, les consommateurs ont raison de se plaindre du fait que leurs chèques personnels ne peuvent être imprimés qu’en séries de 50 ou de 100 chèques (à même des livrets de 25 chèques, chacuns) et que les prix soient aussi élevés que 32,60$, pour la série de 100 chèques personnels « de base » (lire: sans fioritures ou options « de vanité »).
Notons aussi qu’il s’agit du prix pour un renouvellement —identique— à la série précédemment commandée. Tout changement, même très simple, pourrait faire l’objet de frais supplémentaires.
Ce prix est le même que le consommateur passe par Davis + Henderson / Interchèques ou sa propre institution financière. Pour ainsi dire, les prix sont « harmonisés », ce qui cadre bien avec la situation de monopole qui a présentement cours où une seule compagnie « fixe » le prix pour toute l’industrie.
Que fait le Bureau de la concurrence, pendant ce temps-là ?
Au moment d’écrire cet article, absolument… rien!
Comme de nombreuses autres « créatures » évoluant dans la « nébuleuse » de la fonction publique fédérale, il faut leur secouer les puces pour qu’ils prennent acte des évidences ronflantes, comme le monopole inquiétant de Davis + Henderson / Interchèques dans le domaine des chèques personnels, au Canada.
Alors, prenez quelques instants et si vous sentez que les consommateurs souffrent de l’absence d’une concurrence digne de ce nom dans le domaine des chèques personnels, déposez une plainte, via le web. Voici la page où vous trouverez les coordonnées de Davis + Henderson / Interchèques (vous en aurez besoin, pour compléter le formulaire).
Lorsqu’un monopole s’installe dans un secteur d’activité donné, tôt ou tard, les consommateurs en font les frais. Soit les prix grimpent inexorablement, soit l’innovation diminue ou cesse complètement. Parfois, ces deux éventualités se produisent, accompagnées (en boni) d’un service à la clientèle quelconque (ou très « unidirectionnel » et inflexible).
Autrement dit, les monopoles ne permettent pas très souvent aux consommateurs d’en avoir pour leur argent. C’est un peu pour ça qu’il faut se faire entendre lorsqu’un monopole abuse, d’une façon ou d’une autre, de sa position privilégiée, sur le dos des consommateurs qui n’ont, désormais, nulle part d’autre où aller.
Il y a d’autres monopoles et oligopoles au Canada mais celui de Davis + Henderson / Interchèques semblait, jusqu’à la publication de cet article, être passé complètement inapperçu… d’où l’importance d’en parler!
Tags: davis + henderson, interchèques, chèques personnels, concurrence, monopole, oligopole, banque, caisses, desjardins, faire des chèques, argent, alternatives, consommateurs, canadiens, bureau de la concurrence, gouvernement, protection des consommateurs, prix des chèques
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