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Il se passe des évènements troublants, en ce moment, chez nos voisins américains.
Afin de mieux comprendre les ramifications de la crise financière américaine, Guy Bergeron, candidat du Bloc québécois dans Lévis-Bellechasse, a accepté de répondre à nos questions.
Voici ses réponses…

1. Une crise financière aux proportions inédites a présentement cours, aux États-Unis. Quelle lecture faites-vous de cette situation?
La situation s’avère préoccupante.
Il faut surveiller avec un grand intérêt l’effondrement boursier états-unien provoqué par le rejet du plan Paulson par la Chambre des représentants à Washington.
Les fluctuations actuelles sur les marchés financiers et boursiers ne sont, à mon avis, qu’un aperçu timoré de ce qui est à prévoir pour l’avenir si le dogmatisme du laissez-faire économique se maintient.
Rappelons-nous que c’est la dynamique interventionniste du New Deal de Roosevelt, inspiré par l’économiste John Meynard Keynes qui avait réglé le marasme de la grande crise des années 30. Devrons-nous attendre une telle catastrophe avant d’intervenir?
Rappelons que le gouvernement de Stephen Harper prône un laissez-faire et un ultra-néo-libéralisme économique basé uniquement sur les lois du marché. Les politiques conservatrices risquent de nous entraîner à la vitesse grand V dans le même bourbier.
2. À votre avis, les électeurs de Lévis-Bellechasse devraient-ils s’inquiéter de cette crise financière américaine?
Si les conservateurs occupent à nouveau le siège de Lévis-Bellechasse à la Chambre des communes, il faudra effectivement être particulièrement inquiet.
En effet, selon le dogmatisme idéologique et l’obsession du laissez-faire conservateur en matière d’économie, les principaux secteurs porteurs de création de richesse et générateurs d’emplois de notre circonscription seront particulièrement menacés.
L’industrie agro-alimentaire, par exemple, réclame avec de plus en plus de force des instruments visant à valoriser les principes de gestion de l’offre et de souveraineté alimentaire. Principes qui sont à l’opposé des recommandations de libéralisation des marchés et de laissez-faire économique que l’Organisation mondiale du commerce (OMC) met de l’avant et qui sont cautionnées par Stephen Harper, et par ricochet par son représentant Steven Blaney.
Même principe pour le secteur forestier régional concernant le conflit du bois d’œuvre… à quand l’implantation de quotas?
Nous devons revendiquer toutes les ressources qui nous sont dû d’Ottawa pour valoriser notre économie sur le principe de la valeur ajoutée selon les principes du développement durable et s’assurer que nos fleurons industriels de toutes les tailles demeurent entre les mains de propriétaires de chez nous.
Quand nous ne sommes plus maîtres chez nous, et que ça va mal ailleurs, c’est ici que les premières pertes se font pour ne pas affecter les sources vives d’ailleurs.
En tant que futur député pour le comté, je ferai en sorte de travailler dans le sens de l’économie du monde… d’ici. Pas pour les multinationales et le monde d’ailleurs. C’est ça la pertinence du Bloc Québécois, à Ottawa!

Il y a là matière à réflexion…
À l’évidence, l’approche de M. Bergeron va dans le sens du meilleur intérêt des Québécois et c’est là quelque chose de très important, au moment où les lobbys des transnationales mettent de la pression sur nos gouvernements pour « libéraliser » les échanges ce qui revient, en quelque sorte, à leur donner le droit de venir nous prendre nos ressources pour enrichir quasi-unilatéralement -LEUR- pays d’origine.
Lorsqu’on voit des fleurons comme Bell, Alcan et le Cirque du Soleil perdre leur statut de société à propriété québécoise, en tout ou en partie, il y a de bonnes raisons de se braquer contre les multinationales étrangères qui achètent nos richesses les plus précieuses pour une proverbiale chanson.
Un gros merci à Guy Bergeron, du Bloc québécois, qui a accepté de répondre à notre entrevue.
Tags: guy bergeron, guy bergeron du bloc québécois, bloc québécois, le bloc au québec, lévis, bellechasse, rive-sud de québec, élections fédérales, 2008, électeurs, citoyens, québécois, québec, canada, crise financière américaine, la crise aux états-unis
Si vous ne connaissez pas encore Lynne Champoux-Williams, du Parti vert du Canada, vous serez heureux d’apprendre qu’elle se distingue par son franc-parler, ce qui rend les entrevues fort intéressantes.
Alors que trois semaines de campagne viennent de passer, voici l’occasion pour tous les électeurs de mieux connaître cette candidate « verte » qui se présente comme étant une environnementaliste de formation.
Bonne lecture de l’entrevue…

1. À votre avis, quelles sont leurs préoccupations principales des citoyens de Lévis-Bellechasse, aussi bien localement que sur la scène nationale?
Les préoccupations locales des citoyens de Lévis-Bellechasse sont l’agriculture (gestion de l’offre), le développement régional (socio-économique, la nécessité d’investir dans les infrastructures), le soutien aux minorités (les femmes, le nombre de chômeurs qui risquent de s’accroître, les analphabètes et les aînés).
Les préoccupations fédérales des citoyens de Lévis-Bellechasse sont l’environnement (Rabaska, développement éolien au Massif du Sud, changements climatiques), l’économie (prix de l’essence, récession).
2. Quand vous allez rencontrer les électeurs de Lévis-Bellechasse, quels semblent être les enjeux qui les intéressent le plus?
Les enjeux qui intéressent le plus les électeurs de Lévis-Bellechasse semblent être l’environnement et l’économie. Ils veulent souvent en savoir plus sur la position du Parti Vert vis-à -vis le Québec et le Canada.
3. En vous basant sur les discussions que vous avez eu avec vos concitoyens, sentent-ils que leurs intérêts sont bien représentés (et défendus) depuis l’élection de 2006, à la Chambre des communes?
Mes concitoyens et concitoyennes ne sentent pas que leurs intérêts sont bien représentés et défendus à la Chambre des Communes depuis l’élection de 2006.
4. Selon vous, est-ce que cette élection fédérale soulève plus (ou moins) d’intérêt que celle de 2006?
Cette élection soulève plus d’intérêt que celle de 2006.
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5. L’impact de l’internet, avec ses blogues, wikis et autres sites d’information, sera-t-il plus important qu’en 2006, pour influencer le choix final des électeurs?
L’impact d’Internet est définitivement plus important qu’en 2006, surtout si l’on en croit les commentaires ici.
6. À ce point-ci dans votre campagne, si vous pouviez vous adresser à tous les électeurs de Lévis-Bellechasse, que leur diriez-vous?
La seule façon de réconcilier les conflits entre l’environnement et l’économie est d’appliquer le développement durable à la politique. Ce qui n’est pas durable en politique, ce sont les lignes de partis, le mode de scrutin et la courte vue.
Au moment où les députés seront élus à la Chambre des communes proportionnellement au pourcentage de votes reçus, où ils seront libres de voter de façon à représenter adéquatement leurs électrices et leurs électeurs et penseront aux générations futures, la génération apathique dont je fais partie reprendra confiance en notre démocratie.
Votez pour l’avenir: votez Vert.

Voilà des propos qui ne devraient laisser aucun électeur de Lévis-Bellechasse indifférent, surtout venant d’une brilliante jeune femme ayant étudié l’environnement et le développement à l’université McGill.
Championne du recyclage, du nettoyage des berges et de la protection de l’environnement, on sent qu’elle brûle d’envie de transmettre sa passion à ses concitoyens.
Bonne chance à Lynne Champoux-Williams dans sa campagne électorale fédérale.
Tags: lynne champoux-williams, champoux-williams parti vert, parti vert du canada, élections, élections fédérales, élections 2008, les verts, électeurs, scrutin, chambre des communes, parlement, jour du vote, échos de la campagne, intérêts des électeurs, lévis, bellechasse, lévis-bellechasse, québec, canada
Élections Canada a compilé la liste des candidats à l’élection fédérale de 2008, pour la rive-sud de Québec.
Les « grands partis » sont bien représentés mais il y a aussi un indépendante, dans Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques, qui a choisi de participer à la campagne électorale.
Beauce
Mégantic–L’Érable
Lévis-Bellechasse
Montmagny–L’Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup
Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques
Si vous cherchez les noms des candidats dans Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière, ils ont déjà été publiés dans cet article.
J’aurais pu ajouter des hyperliens vers les pages web de chacun de ces candidats mais hélas, la majorité d’entre-eux n’en ont même pas! Et oui, en 2008, il y a encore des candidats —même dans les « grands partis »â€” qui n’ont aucune page web qui leur est propre… ça se passe de commentaires.
Et ce n’est guère mieux dans le site web de « leur parti » où, trop souvent, on ne retrouve pas de courriel ni de numéro de téléphone — le Parti Marxiste-Léniniste du Canada démontre d’ailleurs un amateurisme gênant, en ligne. N’y cherchez surtout pas leurs coordonnées de contact, ils ne les ont tout simplement pas publiées!
Enfin bref, les candidats de la région se sont inscrits à Élection Canada et on donné quelques entrevues ici et là mais en général, ils utilisent très mal (ou pas du tout) les nombreuses possibilités offertes par le web.
Ceci dit, ils ont encore quelques semaines pour se reprendre. Voyons s’ils sauront mieux se « mettre en marché » auprès de tous ceux qui s’informent d’abord via le web.
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Piloté par le trio Enbridge, Gaz Métro et Gaz de France, le projet Rabaska compte s’approvisionner via Gazprom, le plus grand producteur de gaz naturel au monde.
Avec le conflit armé majeur qui se déroule présentement en Ossétie du Sud, province du nord de la Géorgie qui souhaite (avec raison) réintégrer le giron russe où les Ossétiens seraient (enfin) en sécurité, Stephen Harper doit choisir son camp, soit pro-États-Unis (dans ce cas-ci, l’agresseur qui a armé, formé et financé l’armée géorgienne, coupable de génocide contre les Ossétiens du Sud) ou pro-Russie (les « bons » dans cet horrible conflit, bien qu’ils aient « répondu » de manière disproportionnée à la provocation géorgienne). Ce n’est pas difficile de deviner que le Canada va se ranger derrière la première puissance militaire de la planète, surtout qu’il s’agit de son voisin immédiate.
Qu’est-ce que ce genre de fracture diplomatique annonce pour le futur de Rabaska? Rien de très bon, en fait.
Même si Gazprom ne menace pas ouvertement le Canada de couper court au contrat d’approvisionnement en gaz naturel de Rabaska, on voit à quel point ce projet rocambolesque repose sur une poudrière politique.
Rabaska place les Canadiens dans la délicate position de devoir continuer à appuyer les initiatives américaines tout en demeurant de bons amis des Russes — ce qui deviendra passablement compliqué si le bilan de plusieurs milliers de mort devait continuer de s’alourdir, en Ossétie du Sud.
Autrement dit, qu’importe la raison à l’origine du froid qui pourrait survenir, dans les relations diplomatiques Canada-Russie, Rabaska risque de perdre son approvisionnement… pour de bon.
Qu’on pense aux tensoins militaires accélérées par les installations de missiles (nucléaires?) à courte-portée, le long de la frontière russe (à l’est), aux conflits croissants à la frontière-nord de l’Afghanistan, des demandes de rétrocessions territoriales des Japonais (pour les îles Kouriles) ou même des échanges qui s’annoncent très musclés sur la souveraineté territoriale de l’Arctique, tous les dangers guettent la poursuite de nos bonnes relations avec la Russie.
Malgré l’évidence des nombreux écueils latents qui menaceraient la viabilité (et l’existence) de Rabaska, Jacques Lévesque, professeur en sciences politiques à l’université de Montréal, en entrevue à la chaîne Argent, a dit « Je ne pense pas que ce soit une menace » en parlant des effets de la guerre en Ossétie du Sud. Il a aussi noté que le Canada était un « petit joueur » mais tout n’est pas aussi simple, en diplomatie internationale.
À la lumière des nouveaux développements en Ossétie du Sud, il faudra voir si Rabaska demeure un investissement viable mais les contigent grandissant d’opposants seront ravis de constater que le très controversé projet d’usine toxique avoisinnant un milieu urbain pourrait imploser, faute d’une source d’approvisionnement fiable.
Ce serait un bon temps pour le gouvernement du Québec de se dissocier de Rabaska et de se concentrer sur ce qui compte vraiment pour notre avenir énergétique, soit les énergies renouvellables.
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À la lumières de la spectaculaire explosion de gaz propane survenue à Toronto, le 10 août 2008, il devient impératif pour la ville de Lévis d’empêcher l’établissement d’un port méthanier sur son territoire.
La mort d’un pompier, les blessés et les 12,000 citoyens évacués des environs de la déflagration ainsi que de l’incendie qui a suivi devraient faire réfléchir Danielle Roy-Marinelli et ses complices, au conseil de ville et dans des entreprises privées aveuglées par l’avarice à court terme.

Le fait que cette même mairesse cache volontairement son plan d’urgence devrait inquiéter tous les citoyens, au plus haut point. Que contient ce plan d’urgence pour que la mairesse de Lévis se batte bec et ongles pour le cacher à ses citoyens? Est-ce qu’il s’y trouve des renseignements qui pourraient éveiller les citoyens aux -réels- dangers du port méthanier Rabaska? Nul ne le sait… sauf la mairesse et certains de ses complices!
En passant, il faut espérer que Danielle Roy-Marinelli sait qu’elle joue sa carrière politique en cachant intentionnellement des renseignements susceptibles de faire la différence, un jour, entre la vie et la mort de plusieurs des citoyens qu’elle est censée protéger.
L’argument voulant qu’un terroriste consulte le plan pour éventuellement mener une attaque plus efficace contre Rabaska ne tient pas la route -mais- prouve hors de tout doute que la sécurité des citoyens est sciemment mise en danger puisque le port méthanier sera marqué comme une cible. Les lieux, tels qu’ils sont actuellement aménagés, n’attirent -pas- les terroristes mais grâce à l’incompréhensible complaisance de Danielle Roy-Marinelli et des ses complices, tout ça changera… pour le pire.
Le plan d’urgence, que refuse de dévoiler la mairesse, doit (normalement) servir à orienter les citoyens qui veulent sauver leur peau en cas de catastrophe, au port méthanier. Cependant, comme Danielle Roy-Marinelli refuse de dévoiler ce plan (payé par les citoyens), elle fait passer les intérêts privés de Rabaska avant ceux (bien plus légitimes) des citoyens de sa propre ville!
Ainsi, la ville de Lévis tente de convaincre quiconque l’écoute (encore) que d’immenses réservoirs remplis de méthane liquide —qui se dilate à 600 fois son volume, dans le cas d’une fuite— ne représente pas de danger pour la population environnante!
La ville de Lévis minimise aussi le danger de construire un port méthanier attenant aux immenses pylônes de transmission d’électricité, une triple ligne de 735,000 volts, qui traverse le fleuve St-Laurent à l’endroit où les courants de marées sont les plus forts (jusqu’à 4,5 nÅ“uds au baissant). Bel endroit pour y faire circuler (et tourner) les plus gros méthaniers de la planète!
Aussi bien à Lévis, qu’à l’ÃŽle d’Orléans, qu’à Québec, nous devons nous poser de sérieuses questions. Sommes-nous vraiment prêts à admettre une litanie de mesures de sécurité, toutes plus contraignantes les unes que les autres, dans notre quotidien? Voulons-nous vraiment se faire empoisonner la vie, au sens propre comme au figuré, par un port méthanier clairement marqué comme étant une cible de choix, pour des terroristes… ou pour un quelconque accident? Est-ce que c’est une usine toxique comme Rabaska que nous voulons léguer à nos enfants, au lieu des (très) belles terres arables du secteur de La Martinière (à Lévis)?
Il faut souligner que le méthane liquide en transport et celui contenu dans les immenses réservoirs de stockage est inodore car le mercaptan (cet additif qui lui donne son odeur caractéristique d’Å“ufs pourris) est ajouté seulement par la suite, au moment de la distribution. Une fuite de méthane, lors du transbordement ou depuis les réservoirs de stockage, sera donc indétectable. Ceci devrait inquiéter au plus haut point les citoyens qui pourraient, sans le savoir et sans préavis, se trouver soudainement entourrés d’un nuage de gaz invisible qui pourrait éclater comme une véritable bombe au moindre contact d’une flamme! Imaginez la « vie de quartier » dans un tel contexte…
Plus on s’informe sur Rabaska, plus on voit que le choix du site à Lévis est indéfendable.
Les élus de Lévis doivent cesser de jouer avec la vie de leurs citoyens comme si elles n’avaient pas de valeur. En se faisant les serviteurs complaisants de Rabaska, ils se ménagent probablement un emploi confortable pour la suite de leur carrière professionnelle mais si c’est au prix du mépris le plus total envers les citoyens qui leur ont fait confiance, en rétrospective, est-ce que ça en aura vraiment valu la peine?
En cachant des documents et en refusant obstinément de répondre aux -vraies- questions des citoyens, Danielle Roy-Marinelli prouve qu’elle n’a pas l’étoffe d’une mairesse mais plutôt celle d’un vulgaire lobbyiste de bas étages, pour des intérêts privés parmi les plus controversés.
Ça en dit long sur les valeurs fondamentales de la mairesse…
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