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Retour sur l’explosion chez Sunrise Propane à Toronto

Il y a un an, jour pour jour, le 10 août 2008, un entrepôt de propane a pris feu, à Toronto et a explosé, enflammant du coup le ciel de la Ville reine où plusieurs résidents du secteur où s’est produite la catastrophe croyaient arrivée la fin du monde.

C’est dans un entrepôt de la société Sunrise Propane Industrial Gases qu’a eu lieu la gigantesque explosion qui avait des airs, vu de loin, d’une scène tirée tout droit de l’Apocalypse. Cette nuit-là, des millions de Torontois ont compris que du propane, ce n’est pas toujours sage — ça peut se transformer, en une fraction de seconde, en une force destructrice qui défie l’imagination.

Depuis l’année dernière, la vie a repris son cours normal pour la plupart des citoyens du secteur. Certaines leçons ont même été apprises mais malgré tout, de nombreuses questions demeurent sans réponses.

Les Torontois ne savent toujours pas ce qui s’est passé. Ils veulent voir des gens traduits en justice parce que ça n’a pas encore eu lieu.

Harvin Pitch est responsable d’un recours collectif représentant 10,000 résidents du quartier où s’est produite l’explosion. En entrevue à la Presse canadienne, il a expliqué que la majorité des sinistrés ont récupéré [moralement] et leurs domiciles ont été rénovés mais une minorité des sinistrés sont cependant toujours évacués et si certains sont de retour à la maison, ils doivent toujours vivre avec le traumatisme de l’événement. » — pensez-vous que ce serait mieux avec Rabaska après une explosion de leur futur terminal méthanier, au hazard du « Ã©vènement hors de leur contrôle »?

Je prends le temps de parler de cette nouvelle ici, à Lévis, parce que si Rabaska voit le jour, ce qui s’est passé à Toronto pourrait se produire dans notre coin de pays et vu la taille du terminal méthanier projeté, ça pourrait être jusqu’à des centaines de fois plus catastrophique.

Après un an, l’enquête pour comprendre ce qui a bien pu se produire chez Sunrise Propane est toujours en cours. Le Bureau du commissaire des incendies de l’Ontario enquête d’ailleurs toujours sur cet incident et n’a pas diffusé le rapport sur les causes de l’explosion.

Les efforts de nettoyage ont été élargis à 580 propriétés privées et ont coûté à la ville de Toronto quelques 1,8M$ dont la moitié a été versée par le gouvernement provincial. Ce serait probablement le même niveau de « générosité » qu’on observerait de la part de Rabaska et ça, en dépit de leurs beaux discours miéleux.

Même si la société Sunrise Propane Industrial Gases a perdu son permis d’exploitation plus tôt cette année, le ministère du Travail ontarien n’a déposé que deux chefs d’accusation en vertu de la loi sur la santé et la sécurité au travail, la semaine dernière. Si l’entreprise est trouvée coupable, elle pourrait devoir débourser jusqu’à 500k$ par chef d’accusation — des pécadilles!

Et le pire dans tout ça? Le gouvernement avait été averti, par les résidents du secteur où se trouvait Sunrise Propane, qu’un accident allait se produire si les autorités censées surveiller ces installations industrielles n’écoutaient pas leurs doléances et n’intervenait pas dans le dossier. Aucun suivi n’a eu lieu suite aux plaintes des citoyens et l’explosion est survenue…

Bien sûr, après le fait, les autorités se sont activées.

La réponse politique a été immédiate après l’explosion et des vérifications ont alors été effectuées auprès des grandes et petites raffineries ontariennes. Plusieurs manquements ont alors été découverts au sein des grandes entreprises pouvant représenter un danger immédiat et ont été corrigées.

D’ailleurs, lors de la deuxième vague de vérifications, 35 des 1,500 petites raffineries représentaient un danger imminent et plus de 800 d’entre elles ne répondaient tout simplement pas aux normes. Rien pour rassurer nos amis ontariens!

En novembre 2008, une quarantaine de recommandations d’experts indépendants sur les carburants volatils ont été faites au gouvernement afin d’améliorer la sécurité. Depuis, c’est le calme plat — et les citoyens de Toronto constatent qu’ils ne sont —encore— qu’à une gaffe près de revivre une drame semblable.

Certains partisans du port méthanier Rabaska sont tellement obsédés par l’argent qu’ils en viennent à oublier la nature même du gaz naturel qui doit y transiter. Lorsque ces champions du « développement économique » ouvrent la bouche, la prudence et le sens commun se taisent tellement leur avarice prend toute la place.

En tant que citoyens responsables, il faut savoir dire non.

Non à Rabaska, c’est un « oui » bien senti à l’agriculture biologique, à la vie rurale et à l’agro-tourisme qui nous enrichit sans transformer une immense tourbière vieille de plusieurs millénaires (La Martinière) en véritable poubelle toxique.

Ce qui s’est passé à Toronto peut arriver partout où des gaz comme le propane se trouvent mais si nous laissons Rabaska voir le jour, c’est à Lévis que ça pourrait se produire et ça, c’est inadmissible. Il y a des limites aux histoires de développement économique.

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Traitement de faveur pour Rabaska

Le Collectif national Stop au méthanier a remarqué que l’influente ministre des Ressources naturelles et de la faune, Nathalie Normandeau, manque de cohérence lorsqu’il est question de qualifier différents dossiers qualifiés de sensibles, par les citoyens.

Dans ce cas-ci, le Collectif met en évidence le traitement préférentiel accordé aux citoyens faisant face au projet éolien dans la MRC de la Côte-de-Beaupré mené par le consortium Boralex-Gaz Métro (oui, encore Gaz Métro).

Lisez leur communiqué, c’est intéressant…

LA DEUXIÈME FACE DU DOUBLE DISCOURS

ÃŽle d’Orléans, 15 juillet 2009 – Les médias rapportaient la semaine dernière les autorisations gouvernementales obtenues par le consortium Boralex-Gaz Métro pour son projet éolien dans la MRC de la Côte-de-Beaupré.

À l’occasion de cette annonce, Radio Canada citait les propos de Mme Nathalie Normandeau, ministre des Ressources naturelles et de la faune, et de Mme Sophie Brochu, présidente et chef de la direction de Gaz Métro. La première se réjouissait de la «très large adhésion de la population concernée» par ce projet et affirmait de plus que de telles initiatives doivent se prendre «en respectant la volonté des citoyens». La seconde quant à elle soulignait que le parc éolien allait être érigé «dans une zone éloignée de la population, ce qui [avait] facilité d’autant son acceptabilité [sociale]».

Le Collectif national Stop au méthanier est surpris (!) du double discours émanant du gouvernement du Québec et des dirigeants de Gaz Métro. Il veut par la même occasion soulever une nouvelle fois les carences démocratiques qui entachent le dossier Rabaska et montrer que les citoyens réalisent parfois des analyses qui devancent les expertises savantes.

Jamais les citoyens immédiatement concernés par le projet de terminal méthanier Rabaska n’ont été formellement consultés. Et quand ils ont été approchés pour donner leur avis, c’est massivement qu’ils ont rejeté le projet; rappelons à ce sujet le référendum de Beaumont sur le premier emplacement (72 %), la pétition de Ste-Pétronille (72 %) et la toute récente déclaration des citoyens se trouvant à l’intérieur du 1,5 km des installations projetées du terminal Rabaska (92 %) déposée à l’Assemblée nationale par le député Sylvain Gaudreault. Ajoutons que le gouvernement a tiré toutes les ficelles pour imposer un projet industriel dangereux en milieu habité, se transformant pour l’occasion en véritable promoteur; projet qu’il soutient d’ailleurs toujours malgré une large opposition citoyenne et une opinion publique défavorable. Est-ce cela le respect de la volonté des citoyens?

Sur la question énergétique, devant le BAPE, les citoyens et les groupes environnementaux, n’ont pas manqué, face aux commissaires, de démontrer:

  • que le Québec n’avait pas besoin du gaz de Rabaska;
  • qu’une véritable politique de l’énergie (assortie d’un arsenal législatif et de programmes conséquents) devrait précéder tout choix énergétique;
  • que dans le contexte du réchauffement climatique et de la raréfaction des ressources non renouvelables, de vigoureux programmes d’économie d’énergie devaient être préférés à des investissements lourds et coûteux qui souvent détériorent le territoire et l’environnement.

À l’heure où un tribunal administratif outre-Atlantique retire l’autorisation d’exploitation d’un terminal méthanier, le Collectif national Stop au méthanier réitère son ultime question : «Le gouvernement libéral actuel va-t-il enfin prendre conscience de l’incohérence de ce projet jugé irrecevable par la population et agir en conséquence?»

Esther Charron et Normand Gagnon, du Collectif, signent ce communiqué.

Il vous appartient de tirer vos propres conclusions mais bon, ça semble assez clair: Rabaska est une sorte de bulldozer qui avance, qu’importe les arguments des citoyens concernés l’avenir de leur coin de pays.

Si vous avez la chance, allez faire un tour à Lévis, dans le magnifique secteur de La Martinière et demandez-vous si c’est le genre d’endroit où vous installeriez une gigantesque poubelle toxique?

Sérieusement, en vous rendant sur place et en admirant les paysages à couper le souffle, les belles fermes biologiques avec des terres fertiles à perte de vue, vous aurez un serrement au ventre en pensant que Jean Charest, Claude Béchard, Nathalie Normandeau et tous les Libéraux continuent de militer activement pour transformer ce paradis-terrestre en enfer industriel et ce, au profit quasi-unilatéral d’étrangers.

De toute beauté!

Jean Charest est vraiment un mondialiste de première classe! La famille Desmarais doit être satisfaite de sa « performance » profondément anti-Québécoise…

  • Jean Charest a établi les PPP via lesquels deux grosses autoroutes de Montréal passent aux mains d’étrangers, soit le Macquarie Group (des Australiens) pour l’A-25 et Acciona (des Espagnols) pour l’A-30;
  • Jean Charest essaie de pervertir tous nos projets de construction d’hôpitaux pour y inclure une part de PPP aussi large que possible et ce, encore une fois, au profit de « sociétés étrangères » — en laissant des miettes pour les entreprises québécoises (pour que les « grands médias » puissent jeter de la poudre aux yeux des citoyens qui croient que « tout va super-bien »);
  • Jean Charest fait tout en son pouvoir pour museler l’opposition citoyenne afin de permettre à Rabaska d’installer sa poubelle industrielle sur un site enchanteur.

Enfin bref, le combat contre Rabaska en est un, par extension, des citoyens contre un gouvernement qui se dit « québécois » mais qui obéit, au doigt et à l’Å“il, aux « commandes » du nouvel ordre mondial qui cherche, entre autres choses, à tout centraliser.

Dans un tel contexte, pas surprenant que Jean Charest retourne en déficit et annule ses engagements envers le Fonds des Générations qui était censé donner un peu d’oxygène aux générations futures. En fait, le but de Jean Charest et de ses « amis », c’est de maintenir la population d’ici dans un état d’esclavage économique…

  • d’un part, le gouvernement du Québec créé des « agences« , pour tout et pour rien, afin de TUER les petites entreprises locales qui s’occupaient de ces niches (pensons à Emploi-Québec et à Tourisme Québec, deux tueurs d’entreprises locales et ce, à grande échelle); et
  • d’autre part, une fois les entreprises locales suffisamment affaiblies, Jean Charest créé l’Agence des PPP pour favoriser systématiquement des « sociétés étrangères », membres du nouvel ordre mondial et utilisatrices confirmées des paradis fiscaux, pour accorder de spectaculaires mandats (de 35 ans avec revenus garantis, par exemple… en référence aux autoroutes 25 et 30) qui, en retour, donnent des miettes à de plus petites entreprises locales — oui, je sais, c’est une grosse farce…

Ainsi, Rabaska n’est qu’un combat parmi d’autres pour les citoyens québécois. Ceci dit, parce qu’il menace aussi directement la santé et le mode de vie de ses « voisins », c’est clair qu’il faut s’y opposer avec la dernière des énergies (sans jeu de mots).

Les citoyens de Lévis et du Québec tout entier méritent mieux que d’être négligés par leur classe politique qui, à l’évidence, sert désormais de nouveaux maîtres qui n’ont absolument pas l’intérêt des citoyens d’ici à cÅ“ur.

C’est notre pays et il faut y voir — les politiciens ne nous représentent plus, malheureusement… et le projet Rabaska va avoir lieu s’il n’est pas ardemment combattu par tous les citoyens.

Rabaska n’est pas le genre d’héritage empoisonné que nous voulons laisser à nos enfants mais ça, Nathalie Normandeau ne veut pas le comprendre. Pour elle, il n’y a que l’intérêt des riches et des puissants, surtout s’ils sont basés à l’étranger, apparamment.

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Rabaska: Sonner l’alarme pendant qu’il en est encore temps

Rabaska continue de causer des maux de têtes aux lévisiens qui habitent dans la périphérie immédiate du contesté projet de terminal méthanier devant être érigé sur le site de La Martinière.

Le 19 mai 2009, Jacques Levasseur m’a fait suivre le communiqué suivant…

Les 125 familles résidant dans l’un des périmètres les plus sensibles, soit à 1,5 km des installations prévues du projet Rabaska demandent à être entendues dans leur refus de ce projet et à ce que soit respecté leur droit premier, celui à la santé, à la sécurité et à un environnement sain.

Un document intitulé « Déclaration des citoyens » et signé par 92% de ces familles, a été déposé aujourd’hui à l’Assemblée nationale par Sylvain Gaudreault, député de Jonquière et porte-parole en matière d’énergie pour le Parti Québécois.Se basant sur les appels répétés des autorités médicales quant à la dangerosité du projet et ses atteintes à leur santé et citant en modèle la nouvelle législation américaine interdisant l’implantation de ce type d’installation à proximité des habitations, les familles concernées rappellent au Premier ministre du Québec ses déclarations récentes sur la prépondérance de l’acceptation sociale d’un projet et de sa sécurité maximale.

« Partout ailleurs au Québec, on consulte les citoyens sur toute sorte de projets pouvant les affecter», souligne Line Caron, une mère de famille. «Ici, c’est plutôt le mépris total envers nous :  jusqu’à maintenant, personne n’a encore accordé d’importance à nos demandes de protection ainsi qu’à tous les sondages, consultations, référendum ou élections qui les ont démocratiquement démontrées. »

« Nous voulons sonner l’alarme pendant qu’il en est encore temps et faire un appel au bon sens afin d’éviter ce désastre humain, écologique et environnemental qu’est Rabaska », plaide pour sa part la résidante Pierrette Bélanger. «C’est pourquoi nous demandons au Protecteur du citoyen et au directeur de la Santé publique d’intercéder en notre faveur, en vertu du pouvoir que leur confère la Loi et au nom  des  principes  de prévention et de précaution. »

Avec le report indéfini du projet Rabaska jusqu’en 2014 et plus probablement  2020, les familles jugent inhumain qu’on leur impose ainsi 5 à 10 années supplémentaires d’incertitude et refusent de vivre plus longtemps avec cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête. « Nous sommes révoltés par l’attitude coupable de ces élus qui ne se soucient aucunement de notre sort, mais  sont prêts à accorder à Gaz Métro tout le temps et toute la latitude qu’il faudra pour lui assurer un peu plus de  profits, » affirme Mme Bélanger.  « C’est tout simplement indécent! »

Et ensuite, il a joint une copie de la lettre où les citoyens ont consigné leurs doléances…

AU DIRECTEUR DE LA SANTÉ PUBLIQUE,
AU PROTECTEUR DU CITOYEN,
AUX MINISTRES CONCERNÉS,

DÉCLARATION DES CITOYENS

PROJET RABASKA

« L’acceptation sociale est essentielle à tout projet… éolien. »

Jean Charest, premier ministre du Québec, 5 mai 2008

Nous les citoyens, les 125 familles de Lévis et Beaumont, résidant dans le périmètre du 1,5 kilomètre des installations prévues du projet Rabaska, demandons d’être traités avec le même égard.

Notre refus de ce projet a été démocratiquement démontré dans plusieurs référendum, recensements, élections et sondages, notamment celui présenté par la Santé publique au BAPE en 2007. Malheureusement, les autorités politiques continuent de nous ignorer.

« Peu importe les circonstances, le gouvernement ne fera pas de compromis sur la sécurité des gens »

— Jean Charest, 09 novembre 2008

Les risques et dommages du projet Rabaska pour notre santé et notre sécurité ont été endossés avant et après le rapport du BAPE par plusieurs experts, dont les professionnels de la Santé publique ainsi que le Collège québécois des médecins de famille.

À ces avis, s’ajoutent maintenant les accidents survenus dernièrement dans l’industrie des hydrocarbures, la nouvelle législation américaine interdisant au Massachusetts l’implantation de terminaux méthaniers à moins de 1,5 km des résidences et l’incendie provoqué par la foudre sur les lignes de 35 000 volts à proximité du site des futurs réservoirs de Rabaska à l’été 2008 démontrant, hors de tout doute, l’inacceptabilité des risques humains associés à ce projet.

Puisque à ce jour nos appels sont restés sans réponse, nous vous demandons en vertu du pouvoir que vous confère la Loi et au nom du principe de précaution, d’intervenir en notre nom, nous les citoyens qui aurons à vivre avec ces risques et atteintes, afin que la santé publique soit protégée.

[Signature des familles résidant dans un périmètre de 1,5 km des installations prévues de Rabaska]

Les préoccupations des citoyens ne pèsent pas lourd dans l’agenda Libéral.

Pour faire image, le simple lever du doigt d’un membre de la puissante famille Desmarais vaut visiblement plus que les plaintes justifiées de nombreux citoyens qui réclâment simplement qu’on les respecte.

Après tout, comme des chiens bien dressés, les Libéraux savent qui est leur vrai maître.

C’est épouvantable que des citoyens doivent déployer tant de ressources pour faire prévaloir le gros bon sens.

Où est Gilles Lehouillier, le député libéral de Lévis?

À l’évidence, il a mieux à faire que de défendre ses propres concitoyens. Il est trop occupé à jouer la « ligne de parti » pour son « chef », le mondialiste Jean Charest.

Le Québec doit dire NON à Rabaska. Encore et encore. Aussi souvent que ce sera nécessaire.

Il n’y a RIEN de vraiment bon pour les Québécois, dans Rabaska.

Pour les mondialistes, les profiteurs, les sans-gêne et les transnationales étrangères, par contre, pour eux et seulement pour eux, c’est une « bonne » nouvelle.

Qu’est-ce que ça va prendre pour que les Québécois réalisent que Rabaska va les empoisonner, les appauvrir et les déposséder?

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1,5MM d’arbres pour contrer les effets anticipés de Rabaska sur les GES

Ceux qui suivent le projet Rabaska savent que l’implantation d’un port méthanier sur le site de La Martinière ne fait absolument pas l’unanimité.

Le BAPE a approuvé ce projet malgré le barrage d’opposition allant de la Santé publique à la Protection du territoire agricole, en passant par à peu près tous les groupes environnementaux connus (et moins connus). Il serait cependant très intéressant de savoir si le BAPE a considéré cette information, dans sa « décision pro-Rabaska« …

Il faudrait planter près d’un milliard et demi d’arbres pour contrer les effets anticipés du projet Rabaska sur les émissions de gaz à effet de serre (GES).

La superficie requise pour planter tous ces arbres serait l’équivalent de la moitié de la Nouvelle-Écosse.

arbres_canada

La facture serait substantielle: à 4 $ l’arbre, ce sont près de 5,5 milliards de dollars qu’il faudrait injecter dans l’opération. Ce calcul a été fait par l’organisme Arbres Canada à partir d’un logiciel utilisé pour la certification Carbonne zéro.

Le Comité Gare au gazoduc fait remarquer que le logiciel utilisé est le même que celui employé par le député conservateur de Lévis, Steven Blaney, qui a planté 166 arbres pour compenser les activités de son bureau de comté.

Ainsi, le terminal méthanier risque de nous coûter une véritable fortune, collectivement, s’il faut compenser pour les dommages en termes de GES causés par cette immense installation industrielle. Et en plus, il faudrait trouver un endroit approprié pour planter tous ces arbres parce que la Nouvelle-Écosse, malgré sa culture d’accueil, ne voudra probablement pas qu’on enterre son territoire sous les arbres… en clair, Rabasaka ne tient absolument pas la route en ce qui a trait à l’environnement.

À l’heure où tous les pays craignent qu’une « taxe verte » vienne vider les poches des classes moyennes et riches, voilà que Rabaska nous placerait dans une situation intenable où les citoyens pourraient devoir essuyer des factures astronomiques (des milliards et des milliards de dollars) pour compenser pour la pollution continuelle produite par une telle installation.

Le pire, c’est que Rabaska doit être construit sur les magnifiques terres agricoles de La Martinière, à la limite Est de Lévis (juste à côté de Beaumont).

C’est épouvantable de penser que cet endroit de rêve deviendra un dépôt de gaz naturel liquéfié, pour le compte de clients qui ne sont pas tous situés au Québec (et qui contribuent à notre développement, à nous).

Rabasaka, malgré ses « mesures d’atténuation » (afin de ne pas trop jurer dans le paysage) demeure une installation industrielle de très grande envergure qui risque fort de souiller, pour très longtemps, l’endroit où elle s’implantera. C’est comme ça. Manipuler du GNL, ce n’est pas comme flatter un arbre. Ça pollue. Continuellement.

Ainsi, on va se faire polluer ici pour faire plaisir à des propriétaires (en majorité) étrangers et là, on voit bien que le gaz naturel va prendre le chemin des États-Unis et aussi vers reste du Canada, s’il y a un besoin.

Oui, il y aura sûrement un peu de gaz naturel pour le Québec mais avec la connexion au pipeline trans-canadien, à St-Nicolas, on peut s’attendre à ce que le gros du volume transbordé via Rabaska prenne le chemin de l’étranger.

Enfin bref, Rabaska n’a pas encore évoqué la possibilité de planter environ 1,5MM (milliards) d’arbres pour contrer se effets anticipés sur les gaz à effet de serre (GES) — et le BAPE semble tout ignorer de cette éventualité…

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Gazprom a retiré sa participation dans Rabaska

Vous rappelez-vous de la belle grosse (et somptueuse) visite d’un dirigeant de Gazprom, au Château Frontenac?

Le « tout Québec » s’était mis sur son 36 pour faire des courbettes devant ce représentant du puissant producteur de gaz naturel russe et vu de l’extérieur, c’était tellement ronflant d’arrogance que ça en devenait drôle.

Enfin bref, on pouvait penser que tout allait pour le mieux entre les promoteurs de Rabaska et Gazprom mais voilà, la publication RusEnergy qui, comme son nom le dit, se spécialise dans les nouvelles concernant les produits gaziers russes, vient nous donner un autre son de cloche en ce qui a trait à l’état (réel?) des relations entre ces deux « partenaires » et vous allez-voir, un peu plus bas, c’est « froid » comme nouvelle.

On répète les faits saillants de cette nouvelle (en provenance de Russie), pour être certains que les administrateurs de Gaz Métro comprennent, eux qui continuent de prétendre que les négociations se poursuivent:

  1. Gazprom a retiré sa participation dans Rabaska; et
  2. Gazprom retarde l’exploitation des gisements qui devaient alimenter le projet lévisien.

Ainsi, lorsqu’un administrateur de Gaz Métro tentera de vous faire avaler des informations périmées, vous pourrez lui suggérer d’apprendre à lire le russe (ou encore, embaucher quelqu’un qui sait le faire).

Il est entièrement possible (et même fort probable) que Rabaska soit toujours en NÉGOCIATIONS pour obtenir du gaz naturel de Gazprom mais à l’évidence, ce n’est plus la proverbiale lune de miel dorée dont on a entendu parler (en mai 2008) du moins, si l’on se fie à RusEnergy.

Pour ceux qui ne lisent pas le russe (comme chez Gaz Métro, apparemment) voici ce que, dès le 25 février 2009, RusEnergy nous apprenait…

La compression des projets pour 2009 va concerner les dépenses du consortium à des projets prioritaires comme « Everest du Nord ». Mais ces réductions ne toucheront pas les gisements de S. et B. C’est l’opinion confirmée par le journal du 25-02-09 par l’analyste Dimitri Aleksandrov qui y voit la volonté de Gazprom de revoir le budget de 2009.

D’après l’analyste les principaux projets seront réalisés en premier. La réduction des dépenses dans le cadre du projet d’investissement dans les dépenses reliées à la recherche des énergies dans les profondeurs des couches terrestres et l’obtention de nouvelles licences.

Aleksandrov a aussi remarqué que le consortium gazier (Gazprom) a déjà commencé partiellement à diminuer les projets à l’extérieur des frontières. Par exemple, il s’est retiré de la participation dans SPG terminal Rabaska au Canada, sans égard au fait que là pouvait aller le gaz  « Chtokmanovski ». Et cela est raisonnable, parce que les prix du gaz liquide aux USA sont plus bas que ceux du gaz du réseau. Cela veut dire que l’optimisation de toute l’activité de Gazprom s’opère maintenant, ce qui peut être considéré comme un fait positif-considère l’analyste.

Selon l’opinion de l’analyste IFK Solid, Denis Borisov, la diminution du programme d’investissements de Gazprom se répercutera d’abord sur les échéances de réalisation de projets d’extraction. Probablement ils seront un peu retardés, ce qui dans le moment présent, à cause de la baisse de la demande pour le gaz, ne semble pas tellement critique- a-t-il expliqué. À part cela, chez Gazprom la possibilité d’achat du gaz centre-asiatique (de l’Asie centrale) fait partie de la pratique passée. Selon les paroles de l’analyste, l’introduction des gisements Bovanenski’s, probablement, sera retardée d’un an ou deux et dans une plus grande mesure le changement d’échéances touchera Chtokman, comme projet de moindre importance à court et moyen terme. Avec cela, Borisov a souligné que la diminution du programme d’investissements ne se répercutera pas d’aucune façon sur les termes de la réalisation du « Severnyj potok ».

Aussi, les analystes n’excluent pas qu’il ait encore une autre diminution du programme d’investissements du Gazprom. Ils restent quand même persuadés, que le consortium ne réussira pas réaliser ce programme sans apport des moyens financiers additionnels. Selon Borisov, il faudra emprunter 2 à 3 milliards de $.

Ce n’est pas Gaz Métro qui s’est forcé pour nous raconter cette histoire-là!

Il y a aussi un article du quotidien Le Soleil qui vient d’être publié dans Cyberpresse à propos de cette nouvelle qui, de toute évidence, n’émane pas de Gaz Métro qui, sans grande surprise, tente de minimiser le retrait de Gazprom du projet Rabaska. Ils disent qu’ils vont négocier avec Gazprom a un rythme plus lent que prévu mais bon, ça risque d’être joyeusement lent si l’on se fie aux informations fournies RusEnergy.

On apprenait, la semaine dernière, que Rabaska avait acheté trois propriétés et qu’ils se préparaient à construire leur terminal méthanier — et ils n’ont jamais mentionné que Gazprom avait retiré ses billes du projet, à ce moment-là. Pourquoi?

Ça serait si simple de favoriser le solaire, l’éolien, l’hydrolien et le géothermique pour suppléer à nos besoins énergétiques mais ça Gaz Métro ne le comprend absolument pas. Pour eux, il faut que ce soit, non-renouvelable, polluant, toxique, dangereux et coûteux pour que ça les intéresse.

Même si Gaz Métro se targue d’être à l’avant plan de la scène énergétique québécoise, on peut se demander si leur entêtement à nous enfoncer leur gaz naturel (russe?) dans la gorge n’est pas en train de faire régresser toute la province en nous faisant passer à côté de la vague des énergies vraiment renouvelables… et durables.

Les citoyens devraient se poser de sérieuses questions sur la culture du secret qui semble régner chez Gaz Métro. Ce n’est pas normal qu’on apprenne des nouvelles aussi importantes via un média russe… et non via Gaz Métro, le « partenaire » qui est censé représenter l’intérêt des Québécois…

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Rabaska continue d’acheter des propriétés

Ceux qui croyaient que le projet de terminal méthanier avait (enfin) frappé un mur doivent reprendre du service car voilà que Rabaska vient de faire l’acquisition de 3 nouvelles propriétés, à Lévis.

Il semble que Rabaska avait besoin de ces propriétés pour construire son terminal méthanier alors voici les prix qu’il a payé pour se les arroger…

  • 11455, boul. de la Rive-Sud — évaluée à 251,700$ et vendue à 904,027$;
  • 11475, boul. de la Rive-Sud — évaluée à 196,800$ et vendue à 616,635$;
  • Terrain vacant (de 50 hectares) — évalué à 368,800$ et vendu à 997,000$.

On voit donc que Rabaska a payé quelques 2,5M$ pour 3 propriétés, soit environ 3 fois l’évaluation municipale.

La société en commandite Rabaska a absolument besoin d’acheter 18 propriétés pour construire son terminal méthanier de 850M$ (dont une large part ira à des « fournisseurs étrangers ») projeté à Lévis, sur le magnifique terrain de La Martinière (qui sera alors en proie d’être souillée, à jamais).

Tous les propriétaires concernés ont déjà signé, de gré à gré, des options d’achat avec Rabaska et ce, depuis 2005. Or voilà, 3 d’entre eux viennent de demander au promoteur du port méthanier d’exercer ses options d’achat et de faire l’acquisition de leur propriété. Une 4e transaction doit se produire dans les jours à venir.

Selon le porte-parole de Rabaska, Simon Poitras, aucune pression n’a été faite sur les propriétaires « [...] puisque nous n’avons pas besoin de ces propriétés tant que nous n’avons pas de contrat d’approvisionnement en gaz naturel ».

Très bien mais précisons qu’il a été impossible de contacter les anciens propriétaires de ces résidence pour valider ces dires.

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Lévis, prochain « théâtre » de la guerre du gaz?

Gazprom.

Le géant russe (et mondial) du gaz naturel.

Un émissaire de Gazprom est venu à Québec, en 2008, pour nous faire des beaux yeux mais il ne faudrait pas perdre de vue que derrière ces « p’tites courbettes de circonstance », Gazprom est un instrument géopolitique pour les dirigeants russes.

Parlez-en aux Ukrainiens qui doivent composer avec de lourdes accusations de Gazprom qui prétend que l’ancienne province soviétique « vole » du gaz (destiné aux marchés européens) qui transite par son territoire.

Ces allégations ont bien sûr été niées en bloc.

Qui plus est, les Ukrainiens (par la voix de la société ukrainienne des hydrocarbures Naftogaz) ont insisté sur le fait que Gazprom n’a PAS livré le volume de gaz nécessaire (à raison de 17 millions de mètres cubes de gaz dus) pour approvisionner l’Europe (comme c’était pourtant prévu).

Vu les circonstances, Naftogaz avait été dans l’obligation de puiser dans SES réserves pour acheminer 10 millions de mètres cubes vers l’Europe.

Pour l’heure, des pays membres de l’Union européenne, comme l’Italie et l’Allemagne n’ont détecté aucune baisse dans leur approvisionnement en gaz. Cependant, la Hongrie et la Polongne ont dit avoir constaté une légère baisse de leur approvisionnement.

Ce n’est pas (encore) la fin du monde mais bon, ça demeure une guerre du gaz où la Russie menace de s’adresser au Parlement européen et l’Ukraine ne s’entend pas sur les prix du gaz, pour 2009 ainsi que pour des arrérages.

Vu d’ici, à Lévis, c’est difficile de savoir qui a raison et qui a tort mais pour les Lévisiens, il importe de savoir que Gazprom n’hésite pas à frapper fort dès qu’une situation ne fait plus son affaire.

Est-ce que c’est vraiment avec un « partenaire » comme Gazprom qu’on veut entrer en relation, à long terme, via le très contesté projet de terminal méthanier Rabaska?

Poser la question, pour quiconque comprend les danger d’une stratégie géopolitique (québécoise ou canadienne) basée sur la peur, c’est y répondre — il faut penser à ces choses AVANT que le projet ne se réalise et qu’alors, nous soyons les prochaines victimes d’une autre guerre du gaz.

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Rabaska est une priorité pour Gabriel Biron du NPD

Le soir du 4 septembre 2008, le candidate néodémocrate pour Lévis-Bellechasse, Gabriel Biron, a déclaré que le projet Rabaska était l’une de ses priorités, au lendemain de son élection comme député du comté.

S’adressant à une foule de citoyens, le candidat a dit « Je sens que le projet Rabaska est une préoccupation pour une grande partie des citoyens de la région de Lévis. » Il a rajouté que « plusieurs questions sont restées sans réponses et que les citoyens de Lévis n’ont pas eu toutes les informations nécessaires pour vraiment se prononcer » — et il a bien raison.

Selon M. Biron, le député sortant n’a pas fait son travail en se contentant de tout « laisser faire », comme son chef le lui a demandé. Steven Blaney n’a pas répondu aux questions posées par le candidat du NPD et à chaque fois, le député sortant conservateur se met à jouer du violon et à patiner. Aux dires de Gabriel Biron, Steven Blaney est « un merveilleux professionnel de la langue de bois ».

M. Biron pose des questions claires, à M. Blaney, à savoir…

  1. Pourquoi M. Harper, comme Premier Ministre, a-t-il bloqué le passage aux méthaniers au Nouveau Brunswick parce que c’était trop dangereux pour la population mais qu’il ait accepté les méthaniers devant Lévis? M. Biron a rajouté « Or M. Blaney n’a pas exigé de réponse de son patron. Il n’a pas pris la défense de TOUS les électeurs de son comté qui sont touchés par ce projet. »
  2. Pourquoi M. Harper a-t-il accepté de verser 100,000$ au comité de défense du Nouveau-Brunswick afin que ce comité puisse faire produire une étude indépendante sur la sécurité de ce projet pour la population et que cette possibilité n’a pas été offerte ni donnée aux gens de Lévis qui se questionnaient sur le projet? Puis, M. Biron a ajouté: « Pourquoi M. Blaney avez vous laissé tomber vos électeurs? Pourquoi ne pas avoir exigé le même avantage pour les gens qui questionnaient ce projet? Est ce que c’est parce que les producteurs de pétrole et de gas on priorité sur les gens de Lévis-Bellechasse? »

Ce sont d’excellentes questions et il semble que Steven Blaney n’ait toujours pas de réponse à donner, à part une longue séance de patinage politique. M. Biron a raison d’exiger la réponse du député conservateur sortant qui a laissé, à toutes fins pratiques, les citoyens lévisiens à eux-mêmes devant des milliardaires du GNL qui ont poussé leur agenda dans la gorge de tout le monde, à leurs conditions.

Gabriel Biron doute que Steven Blaney ait assez de trippes pour donner les réponses qu’il se doit. En fait, M. Biron croit que M. Blaney n’est qu’un autre « représentant » du Parti conservateur, le parti qui se fait le porte-parole des grandes banques et des pétrolières à qui, entre autres choses, ils ont accordé 50 milliards de dollars en BAISSES D’IMPÔTS — à l’évidence, Steven Blaney trouve que les pétrolières « font pitié » au point de leur donner une des plus grosses baisses d’impôts de l’histoire du pays… disons que ça paraît très mal.

Tant que Gabriel Biron n’aura pas reçu de réponse satisfaisante à ses questions, il n’appuira pas le projet Rabaska. Qui plus est, lorsqu’il sera élu (advenant qu’il le soit), il ira chercher l’argent, à Ottawa, pour vraiment avoir toute l’information sur ce projet dont nous n’avons pas actuellement besoin.

Il semble que Gabriel Biron pourrait être le « porte-parole du peuple » que les Lévisiens n’ont pas eu avec Steven Blaney qui devait, à l’évidence, multiplier les « gentillesses » devant les magnats du gaz naturel liquéfié qui promettent des revenus « locaux » mais qui, en fait, n’en ont que pour leur propre poche, au dépens de tout le reste, incluant les citoyens qui devront endurer cet immondice toxique sur le magnifique site de La Martinière, à Lévis.

Pour quiconque lui a déjà parlé, il y a ce « feeling » que Steven Blaney est « un bon gars » mais le projet Rabaska le fait très mal paraître. Il a laissé tomber ses propres citoyens pour « faire le beau » devant des milliardaires aux principes moraux douteux afin de mieux servir les visées stratégiques de Stephen Harper.

C’est dommage parce qu’en parlant avec M. Blaney, c’est évident qu’il veut bien faire mais en bout de ligne, s’il n’a pas su tenir tête à Stephen Harper pour protéger (au strict minimum) la santé de ses concitoyens, ça parait vraiment mal — et il faudrait être de très mauvaise foi pour affirmer que Rabaska n’aura jamais d’impact sur la santé humaine.

M. Biron a clairement établi sa position mais pour ma part, en tant qu’Éditeur de ce blogue, j’estime que Steven Blaney devrait saisir cette occasion inespérée pour laver sa réputation et montrer qu’il est capable de défendre, avec des gestes forts et sans équivoque, les citoyens de son comté plutôt que Gaz Métro, Enbridge et Gaz de France.

Et en ce qui concerne Rabaska, à toutes les fois où je les ai interviewé, leurs réponses « officielles » venaient -toutes- de Montréal. Il ne se passe -rien de significatif- à Lévis. Alors pour leur promesse d’enrichir Lévis avec leur développement « local », on peut penser que ce n’est que de la poudre aux yeux… et que la véritable richesse partira un tiers à Montréal, un tiers en Alberta et un tiers en France.

À Lévis, il restera 60 emplois (grosse farce, en contrepartie des problèmes que ça amène), la pollution d’une installation industrielle toxique et des problèmes sociaux en quantité… industrielle!

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Entrevue avec Lynne Champoux-Williams du Parti vert du Canada

Si vous ne connaissez pas encore Lynne Champoux-Williams, du Parti vert du Canada, vous serez heureux d’apprendre qu’elle se distingue par son franc-parler, ce qui rend les entrevues fort intéressantes.

Alors que trois semaines de campagne viennent de passer, voici l’occasion pour tous les électeurs de mieux connaître cette candidate « verte » qui se présente comme étant une environnementaliste de formation.

Bonne lecture de l’entrevue…

1. À votre avis, quelles sont leurs préoccupations principales des citoyens de Lévis-Bellechasse, aussi bien localement que sur la scène nationale?

Les préoccupations locales des citoyens de Lévis-Bellechasse sont l’agriculture (gestion de l’offre), le développement régional (socio-économique, la nécessité d’investir dans les infrastructures), le soutien aux minorités (les femmes, le nombre de chômeurs qui risquent de s’accroître, les analphabètes et les aînés).

Les préoccupations fédérales des citoyens de Lévis-Bellechasse sont l’environnement (Rabaska, développement éolien au Massif du Sud, changements climatiques), l’économie (prix de l’essence, récession).

2. Quand vous allez rencontrer les électeurs de Lévis-Bellechasse, quels semblent être les enjeux qui les intéressent le plus?

Les enjeux qui intéressent le plus les électeurs de Lévis-Bellechasse semblent être l’environnement et l’économie. Ils veulent souvent en savoir plus sur la position du Parti Vert vis-à-vis le Québec et le Canada.

3. En vous basant sur les discussions que vous avez eu avec vos concitoyens, sentent-ils que leurs intérêts sont bien représentés (et défendus) depuis l’élection de 2006, à la Chambre des communes?

Mes concitoyens et concitoyennes ne sentent pas que leurs intérêts sont bien représentés et défendus à la Chambre des Communes depuis l’élection de 2006.

4. Selon vous, est-ce que cette élection fédérale soulève plus (ou moins) d’intérêt que celle de 2006?

Cette élection soulève plus d’intérêt que celle de 2006.

5. L’impact de l’internet, avec ses blogues, wikis et autres sites d’information, sera-t-il plus important qu’en 2006, pour influencer le choix final des électeurs?

L’impact d’Internet est définitivement plus important qu’en 2006, surtout si l’on en croit les commentaires ici.

6. À ce point-ci dans votre campagne, si vous pouviez vous adresser à tous les électeurs de Lévis-Bellechasse, que leur diriez-vous?

La seule façon de réconcilier les conflits entre l’environnement et l’économie est d’appliquer le développement durable à la politique. Ce qui n’est pas durable en politique, ce sont les lignes de partis, le mode de scrutin et la courte vue.

Au moment où les députés seront élus à la Chambre des communes proportionnellement au pourcentage de votes reçus, où ils seront libres de voter de façon à représenter adéquatement leurs électrices et leurs électeurs et penseront aux générations futures, la génération apathique dont je fais partie reprendra confiance en notre démocratie.

Votez pour l’avenir: votez Vert.

Voilà des propos qui ne devraient laisser aucun électeur de Lévis-Bellechasse indifférent, surtout venant d’une brilliante jeune femme ayant étudié l’environnement et le développement à l’université McGill.

Championne du recyclage, du nettoyage des berges et de la protection de l’environnement, on sent qu’elle brûle d’envie de transmettre sa passion à ses concitoyens.

Bonne chance à Lynne Champoux-Williams dans sa campagne électorale fédérale.

Tags: lynne champoux-williams, champoux-williams parti vert, parti vert du canada, élections, élections fédérales, élections 2008, les verts, électeurs, scrutin, chambre des communes, parlement, jour du vote, échos de la campagne, intérêts des électeurs, lévis, bellechasse, lévis-bellechasse, québec, canada

L’Anatomie d’un dinosaure blanc conteste Rabaska

D’un bout à l’autre du Québec, les citoyens se prononcent en faveur d’investissements dans des énergies renouvelables comme le solaire, l’éolien, la géothermie et même l’houlomotricité (énergie provenant des vagues).

En devenant plus autonomes et verts, au plan de l’alimentation en énergie, les citoyens québécois maximisent leurs chances de contribuer à une nouvelle ère de cohabitation plus harmonieuse avec notre environnement.

Ceci dit, il semble que les promoteurs de projets de ports méthaniers, dont Rabaska, croient que le gaz naturel liquéfié provenant de Russie assure un meilleur avenir énergétique aux Québécois que les énergies renouvelables que nous venons de mentionner.

Et il semble que le gouvernement de Jean Charest soit résolu à imposer le projet Rabaska aux Lévisiens, qu’ils soient d’accord ou non. C’est inquiétant et à moins que les citoyens ne se soulèvent, les milliardaires du gaz naturel gagneront puisque le BAPE a entendu toutes les parties mais n’a pas fait correctement écho aux inquiétudes de -tous- les groupes environnementaux de la province et d’une quantité record d’organismes et de citoyens.

Les Québécois qui aimeraient mieux comprendre les enjeux liés à l’implantation d’un port méthanier d’envergure sur le site de La Martinière, à Lévis, devraient prendre une quinzaine de minutes pour visionner l’Anatomie d’un dinosaure blanc qui raconte, en 5 chapitres, l’histoire de Rabasaka, selon les auteurs de la vidéo, soit Chloé Germain-Thérien, Olivier D. Asselin et Colin Perreault.

Vous pourriez y entendre les opinions de ces opposants au projet Rabaska:

  • Valérie Guilloteau
  • Jacques Levasseur
  • Lise Thibault
  • Mathieu Castonguay
  • Gisèle Lamoureux
  • André Bélisle
  • Edna Cantin
  • Jean-Marie Létourneau

Voici d’ailleurs quelques saisies d’écran provenant de cette vidéo…

Pour ou contre Rabaska, la vidéo l’Anatomie d’un dinosaure blanc mrite d’être vue devrait faire réfléchir ceux qui, jusqu’à maintenant, ne savaient pas trop ce que projetais de faire Rabaska, sur le site buccolique de La Martinière, tout juste en face de l’extrmité Ouest de l’ÃŽle-d’Orléans.

Les citoyens devraient contacter leur député provincial et fédéral (lorsqu’il sera choisi) ainsi que leur conseiller municipal pour discuter de la pertinence d’établir un gigantesque port méthanier à cet endroit, très précis.

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