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Il y a un an, jour pour jour, le 10 août 2008, un entrepôt de propane a pris feu, à Toronto et a explosé, enflammant du coup le ciel de la Ville reine où plusieurs résidents du secteur où s’est produite la catastrophe croyaient arrivée la fin du monde.
C’est dans un entrepôt de la société Sunrise Propane Industrial Gases qu’a eu lieu la gigantesque explosion qui avait des airs, vu de loin, d’une scène tirée tout droit de l’Apocalypse. Cette nuit-là , des millions de Torontois ont compris que du propane, ce n’est pas toujours sage — ça peut se transformer, en une fraction de seconde, en une force destructrice qui défie l’imagination.
Depuis l’année dernière, la vie a repris son cours normal pour la plupart des citoyens du secteur. Certaines leçons ont même été apprises mais malgré tout, de nombreuses questions demeurent sans réponses.
Les Torontois ne savent toujours pas ce qui s’est passé. Ils veulent voir des gens traduits en justice parce que ça n’a pas encore eu lieu.
Harvin Pitch est responsable d’un recours collectif représentant 10,000 résidents du quartier où s’est produite l’explosion. En entrevue à la Presse canadienne, il a expliqué que la majorité des sinistrés ont récupéré [moralement] et leurs domiciles ont été rénovés mais une minorité des sinistrés sont cependant toujours évacués et si certains sont de retour à la maison, ils doivent toujours vivre avec le traumatisme de l’événement. » — pensez-vous que ce serait mieux avec Rabaska après une explosion de leur futur terminal méthanier, au hazard du « évènement hors de leur contrôle »?
Je prends le temps de parler de cette nouvelle ici, à Lévis, parce que si Rabaska voit le jour, ce qui s’est passé à Toronto pourrait se produire dans notre coin de pays et vu la taille du terminal méthanier projeté, ça pourrait être jusqu’à des centaines de fois plus catastrophique.
Après un an, l’enquête pour comprendre ce qui a bien pu se produire chez Sunrise Propane est toujours en cours. Le Bureau du commissaire des incendies de l’Ontario enquête d’ailleurs toujours sur cet incident et n’a pas diffusé le rapport sur les causes de l’explosion.
Les efforts de nettoyage ont été élargis à 580 propriétés privées et ont coûté à la ville de Toronto quelques 1,8M$ dont la moitié a été versée par le gouvernement provincial. Ce serait probablement le même niveau de « générosité » qu’on observerait de la part de Rabaska et ça, en dépit de leurs beaux discours miéleux.
Même si la société Sunrise Propane Industrial Gases a perdu son permis d’exploitation plus tôt cette année, le ministère du Travail ontarien n’a déposé que deux chefs d’accusation en vertu de la loi sur la santé et la sécurité au travail, la semaine dernière. Si l’entreprise est trouvée coupable, elle pourrait devoir débourser jusqu’à 500k$ par chef d’accusation — des pécadilles!
Et le pire dans tout ça? Le gouvernement avait été averti, par les résidents du secteur où se trouvait Sunrise Propane, qu’un accident allait se produire si les autorités censées surveiller ces installations industrielles n’écoutaient pas leurs doléances et n’intervenait pas dans le dossier. Aucun suivi n’a eu lieu suite aux plaintes des citoyens et l’explosion est survenue…
Bien sûr, après le fait, les autorités se sont activées.
La réponse politique a été immédiate après l’explosion et des vérifications ont alors été effectuées auprès des grandes et petites raffineries ontariennes. Plusieurs manquements ont alors été découverts au sein des grandes entreprises pouvant représenter un danger immédiat et ont été corrigées.
D’ailleurs, lors de la deuxième vague de vérifications, 35 des 1,500 petites raffineries représentaient un danger imminent et plus de 800 d’entre elles ne répondaient tout simplement pas aux normes. Rien pour rassurer nos amis ontariens!
En novembre 2008, une quarantaine de recommandations d’experts indépendants sur les carburants volatils ont été faites au gouvernement afin d’améliorer la sécurité. Depuis, c’est le calme plat — et les citoyens de Toronto constatent qu’ils ne sont —encore— qu’à une gaffe près de revivre une drame semblable.
Certains partisans du port méthanier Rabaska sont tellement obsédés par l’argent qu’ils en viennent à oublier la nature même du gaz naturel qui doit y transiter. Lorsque ces champions du « développement économique » ouvrent la bouche, la prudence et le sens commun se taisent tellement leur avarice prend toute la place.
En tant que citoyens responsables, il faut savoir dire non.
Non à Rabaska, c’est un « oui » bien senti à l’agriculture biologique, à la vie rurale et à l’agro-tourisme qui nous enrichit sans transformer une immense tourbière vieille de plusieurs millénaires (La Martinière) en véritable poubelle toxique.
Ce qui s’est passé à Toronto peut arriver partout où des gaz comme le propane se trouvent mais si nous laissons Rabaska voir le jour, c’est à Lévis que ça pourrait se produire et ça, c’est inadmissible. Il y a des limites aux histoires de développement économique.
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Le Collectif national Stop au méthanier a remarqué que l’influente ministre des Ressources naturelles et de la faune, Nathalie Normandeau, manque de cohérence lorsqu’il est question de qualifier différents dossiers qualifiés de sensibles, par les citoyens.
Dans ce cas-ci, le Collectif met en évidence le traitement préférentiel accordé aux citoyens faisant face au projet éolien dans la MRC de la Côte-de-Beaupré mené par le consortium Boralex-Gaz Métro (oui, encore Gaz Métro).
Lisez leur communiqué, c’est intéressant…
LA DEUXIÈME FACE DU DOUBLE DISCOURS
ÃŽle d’Orléans, 15 juillet 2009 – Les médias rapportaient la semaine dernière les autorisations gouvernementales obtenues par le consortium Boralex-Gaz Métro pour son projet éolien dans la MRC de la Côte-de-Beaupré.
À l’occasion de cette annonce, Radio Canada citait les propos de Mme Nathalie Normandeau, ministre des Ressources naturelles et de la faune, et de Mme Sophie Brochu, présidente et chef de la direction de Gaz Métro. La première se réjouissait de la «très large adhésion de la population concernée» par ce projet et affirmait de plus que de telles initiatives doivent se prendre «en respectant la volonté des citoyens». La seconde quant à elle soulignait que le parc éolien allait être érigé «dans une zone éloignée de la population, ce qui [avait] facilité d’autant son acceptabilité [sociale]».
Le Collectif national Stop au méthanier est surpris (!) du double discours émanant du gouvernement du Québec et des dirigeants de Gaz Métro. Il veut par la même occasion soulever une nouvelle fois les carences démocratiques qui entachent le dossier Rabaska et montrer que les citoyens réalisent parfois des analyses qui devancent les expertises savantes.
Jamais les citoyens immédiatement concernés par le projet de terminal méthanier Rabaska n’ont été formellement consultés. Et quand ils ont été approchés pour donner leur avis, c’est massivement qu’ils ont rejeté le projet; rappelons à ce sujet le référendum de Beaumont sur le premier emplacement (72 %), la pétition de Ste-Pétronille (72 %) et la toute récente déclaration des citoyens se trouvant à l’intérieur du 1,5 km des installations projetées du terminal Rabaska (92 %) déposée à l’Assemblée nationale par le député Sylvain Gaudreault. Ajoutons que le gouvernement a tiré toutes les ficelles pour imposer un projet industriel dangereux en milieu habité, se transformant pour l’occasion en véritable promoteur; projet qu’il soutient d’ailleurs toujours malgré une large opposition citoyenne et une opinion publique défavorable. Est-ce cela le respect de la volonté des citoyens?
Sur la question énergétique, devant le BAPE, les citoyens et les groupes environnementaux, n’ont pas manqué, face aux commissaires, de démontrer:
- que le Québec n’avait pas besoin du gaz de Rabaska;
- qu’une véritable politique de l’énergie (assortie d’un arsenal législatif et de programmes conséquents) devrait précéder tout choix énergétique;
- que dans le contexte du réchauffement climatique et de la raréfaction des ressources non renouvelables, de vigoureux programmes d’économie d’énergie devaient être préférés à des investissements lourds et coûteux qui souvent détériorent le territoire et l’environnement.
À l’heure où un tribunal administratif outre-Atlantique retire l’autorisation d’exploitation d’un terminal méthanier, le Collectif national Stop au méthanier réitère son ultime question : «Le gouvernement libéral actuel va-t-il enfin prendre conscience de l’incohérence de ce projet jugé irrecevable par la population et agir en conséquence?»
Esther Charron et Normand Gagnon, du Collectif, signent ce communiqué.
Il vous appartient de tirer vos propres conclusions mais bon, ça semble assez clair: Rabaska est une sorte de bulldozer qui avance, qu’importe les arguments des citoyens concernés l’avenir de leur coin de pays.
Si vous avez la chance, allez faire un tour à Lévis, dans le magnifique secteur de La Martinière et demandez-vous si c’est le genre d’endroit où vous installeriez une gigantesque poubelle toxique?
Sérieusement, en vous rendant sur place et en admirant les paysages à couper le souffle, les belles fermes biologiques avec des terres fertiles à perte de vue, vous aurez un serrement au ventre en pensant que Jean Charest, Claude Béchard, Nathalie Normandeau et tous les Libéraux continuent de militer activement pour transformer ce paradis-terrestre en enfer industriel et ce, au profit quasi-unilatéral d’étrangers.
De toute beauté!
Jean Charest est vraiment un mondialiste de première classe! La famille Desmarais doit être satisfaite de sa « performance » profondément anti-Québécoise…
Enfin bref, le combat contre Rabaska en est un, par extension, des citoyens contre un gouvernement qui se dit « québécois » mais qui obéit, au doigt et à l’Å“il, aux « commandes » du nouvel ordre mondial qui cherche, entre autres choses, à tout centraliser.
Dans un tel contexte, pas surprenant que Jean Charest retourne en déficit et annule ses engagements envers le Fonds des Générations qui était censé donner un peu d’oxygène aux générations futures. En fait, le but de Jean Charest et de ses « amis », c’est de maintenir la population d’ici dans un état d’esclavage économique…
Ainsi, Rabaska n’est qu’un combat parmi d’autres pour les citoyens québécois. Ceci dit, parce qu’il menace aussi directement la santé et le mode de vie de ses « voisins », c’est clair qu’il faut s’y opposer avec la dernière des énergies (sans jeu de mots).
Les citoyens de Lévis et du Québec tout entier méritent mieux que d’être négligés par leur classe politique qui, à l’évidence, sert désormais de nouveaux maîtres qui n’ont absolument pas l’intérêt des citoyens d’ici à cÅ“ur.
C’est notre pays et il faut y voir — les politiciens ne nous représentent plus, malheureusement… et le projet Rabaska va avoir lieu s’il n’est pas ardemment combattu par tous les citoyens.
Rabaska n’est pas le genre d’héritage empoisonné que nous voulons laisser à nos enfants mais ça, Nathalie Normandeau ne veut pas le comprendre. Pour elle, il n’y a que l’intérêt des riches et des puissants, surtout s’ils sont basés à l’étranger, apparamment.
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Rabaska continue de causer des maux de têtes aux lévisiens qui habitent dans la périphérie immédiate du contesté projet de terminal méthanier devant être érigé sur le site de La Martinière.
Le 19 mai 2009, Jacques Levasseur m’a fait suivre le communiqué suivant…
Les 125 familles résidant dans l’un des périmètres les plus sensibles, soit à 1,5 km des installations prévues du projet Rabaska demandent à être entendues dans leur refus de ce projet et à ce que soit respecté leur droit premier, celui à la santé, à la sécurité et à un environnement sain.
Un document intitulé « Déclaration des citoyens » et signé par 92% de ces familles, a été déposé aujourd’hui à l’Assemblée nationale par Sylvain Gaudreault, député de Jonquière et porte-parole en matière d’énergie pour le Parti Québécois.Se basant sur les appels répétés des autorités médicales quant à la dangerosité du projet et ses atteintes à leur santé et citant en modèle la nouvelle législation américaine interdisant l’implantation de ce type d’installation à proximité des habitations, les familles concernées rappellent au Premier ministre du Québec ses déclarations récentes sur la prépondérance de l’acceptation sociale d’un projet et de sa sécurité maximale.
« Partout ailleurs au Québec, on consulte les citoyens sur toute sorte de projets pouvant les affecter», souligne Line Caron, une mère de famille. «Ici, c’est plutôt le mépris total envers nous : jusqu’à maintenant, personne n’a encore accordé d’importance à nos demandes de protection ainsi qu’à tous les sondages, consultations, référendum ou élections qui les ont démocratiquement démontrées. »
« Nous voulons sonner l’alarme pendant qu’il en est encore temps et faire un appel au bon sens afin d’éviter ce désastre humain, écologique et environnemental qu’est Rabaska », plaide pour sa part la résidante Pierrette Bélanger. «C’est pourquoi nous demandons au Protecteur du citoyen et au directeur de la Santé publique d’intercéder en notre faveur, en vertu du pouvoir que leur confère la Loi et au nom des  principes  de prévention et de précaution. »
Avec le report indéfini du projet Rabaska jusqu’en 2014 et plus probablement 2020, les familles jugent inhumain qu’on leur impose ainsi 5 à 10 années supplémentaires d’incertitude et refusent de vivre plus longtemps avec cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête. « Nous sommes révoltés par l’attitude coupable de ces élus qui ne se soucient aucunement de notre sort, mais sont prêts à accorder à Gaz Métro tout le temps et toute la latitude qu’il faudra pour lui assurer un peu plus de profits, » affirme Mme Bélanger. « C’est tout simplement indécent! »
Et ensuite, il a joint une copie de la lettre où les citoyens ont consigné leurs doléances…
AU DIRECTEUR DE LA SANTÉ PUBLIQUE,
AU PROTECTEUR DU CITOYEN,
AUX MINISTRES CONCERNÉS,
DÉCLARATION DES CITOYENS
PROJET RABASKA
« L’acceptation sociale est essentielle à tout projet… éolien. »
Jean Charest, premier ministre du Québec, 5 mai 2008
Nous les citoyens, les 125 familles de Lévis et Beaumont, résidant dans le périmètre du 1,5 kilomètre des installations prévues du projet Rabaska, demandons d’être traités avec le même égard.
Notre refus de ce projet a été démocratiquement démontré dans plusieurs référendum, recensements, élections et sondages, notamment celui présenté par la Santé publique au BAPE en 2007. Malheureusement, les autorités politiques continuent de nous ignorer.
« Peu importe les circonstances, le gouvernement ne fera pas de compromis sur la sécurité des gens »
— Jean Charest, 09 novembre 2008
Les risques et dommages du projet Rabaska pour notre santé et notre sécurité ont été endossés avant et après le rapport du BAPE par plusieurs experts, dont les professionnels de la Santé publique ainsi que le Collège québécois des médecins de famille.
À ces avis, s’ajoutent maintenant les accidents survenus dernièrement dans l’industrie des hydrocarbures, la nouvelle législation américaine interdisant au Massachusetts l’implantation de terminaux méthaniers à moins de 1,5 km des résidences et l’incendie provoqué par la foudre sur les lignes de 35 000 volts à proximité du site des futurs réservoirs de Rabaska à l’été 2008 démontrant, hors de tout doute, l’inacceptabilité des risques humains associés à ce projet.
Puisque à ce jour nos appels sont restés sans réponse, nous vous demandons en vertu du pouvoir que vous confère la Loi et au nom du principe de précaution, d’intervenir en notre nom, nous les citoyens qui aurons à vivre avec ces risques et atteintes, afin que la santé publique soit protégée.
[Signature des familles résidant dans un périmètre de 1,5 km des installations prévues de Rabaska]
Les préoccupations des citoyens ne pèsent pas lourd dans l’agenda Libéral.
Pour faire image, le simple lever du doigt d’un membre de la puissante famille Desmarais vaut visiblement plus que les plaintes justifiées de nombreux citoyens qui réclâment simplement qu’on les respecte.
Après tout, comme des chiens bien dressés, les Libéraux savent qui est leur vrai maître.
C’est épouvantable que des citoyens doivent déployer tant de ressources pour faire prévaloir le gros bon sens.
Où est Gilles Lehouillier, le député libéral de Lévis?
À l’évidence, il a mieux à faire que de défendre ses propres concitoyens. Il est trop occupé à jouer la « ligne de parti » pour son « chef », le mondialiste Jean Charest.
Le Québec doit dire NON à Rabaska. Encore et encore. Aussi souvent que ce sera nécessaire.
Il n’y a RIEN de vraiment bon pour les Québécois, dans Rabaska.
Pour les mondialistes, les profiteurs, les sans-gêne et les transnationales étrangères, par contre, pour eux et seulement pour eux, c’est une « bonne » nouvelle.
Qu’est-ce que ça va prendre pour que les Québécois réalisent que Rabaska va les empoisonner, les appauvrir et les déposséder?
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Ah! Les variations incompréhensibles du prix de l’essence à la pompe…
Si vous croyez encore que les pétrolières vous respectent, vous allez voir qu’elles rivalisent plutôt d’ingéniosité pour vous arnaquer, dès que vous baissez votre garde.
Prenez l’exemple suivant…
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Avant de continuer, précisons que l’essence coûtait environ 88¢/l il y a un mois et 1,37$/l, il y a de celà un an.
Le premier exemple, celui de la station Shell au coin des rues de Lestre et d’Entremont, Ã Ste-Foy (en bordure de l’autoroute Henri IV) a de quoi laisser songeur.
En moins de 2 heures, ils ont baissé leur prix à la pompe de 10¢/l.
Si l’on se fie aux prix observés plus tard chez Irving, à Charny (où les prix changent généralement plus tard que sur la rive-nord), on peut penser que Shell affichait un prix d’environ 97,4¢/l pendant la journée et puis, comme ça, pour « tester » la « soif d’essence » du marché, ils ont augmenté le prix à 107,4¢/l, soit 10¢ de plus!
Et puis, ils ont dû se rendre compte que d’autres stations service n’avaient pas suivi (où que les consommateurs n’achetaient pas) alors ils ont rabaissé leur prix à … 97,4¢/l.
Wow, joyeuse séquence de variations!
Vu ces variations-éclair très importantes pour finir avec un retour sur le prix d’origine (du début de la journée), on peut penser que la hausse n’avait pour but que d’arnaquer les automobilistes. Purement et simplement de l’arnaque.
Il faut se rappeler que notre dollar ne cesse de s’apprécier et en ce sens, le coût pour s’approvisionner en pétrole brut ne cesse de descendre ce qui vient contrecarrer la hausse du baril de brut qui a grimpé de 1,94$ à 62,04$US à la Bourse des matières premières, à New York — il s’agit de son plus haut niveau depuis le début de novembre 2008.
Ainsi, Shell aura tenté d’imposer un nouveau prix et en voyant que sa tactique sauvage ne fonctionnait pas, elle a reculé.
Puis, Esso, à Charny, du moins, a fini par suivre la tentative de hausse de Shell mais un peu plus tard et le prix demeure fixe à 107,4¢/l au moment de publier cet article.
Et on peut se douter qu’encouragés par l’ascencion du prix chez Esso, Shell et Irving en profiteront, tous les deux, pour monter leurs prix à 107,4¢/l — et après ça, ils oseront prétendre qu’il n’y a aucun collusion dans le processus de fixation de leurs prix. À vous de juger si leur « défense » tient la route (sans jeux de mots).
En matière de relation de confiance entre les automobilistes et les pétrolières, au niveau de la fixation largement artificielle des prix, pour plusieurs citoyens désabusés, il n’y en a tout simplement plus.
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Ceux qui suivent le projet Rabaska savent que l’implantation d’un port méthanier sur le site de La Martinière ne fait absolument pas l’unanimité.
Le BAPE a approuvé ce projet malgré le barrage d’opposition allant de la Santé publique à la Protection du territoire agricole, en passant par à peu près tous les groupes environnementaux connus (et moins connus). Il serait cependant très intéressant de savoir si le BAPE a considéré cette information, dans sa « décision pro-Rabaska« …
Il faudrait planter près d’un milliard et demi d’arbres pour contrer les effets anticipés du projet Rabaska sur les émissions de gaz à effet de serre (GES).
La superficie requise pour planter tous ces arbres serait l’équivalent de la moitié de la Nouvelle-Écosse.

La facture serait substantielle: à 4 $ l’arbre, ce sont près de 5,5 milliards de dollars qu’il faudrait injecter dans l’opération. Ce calcul a été fait par l’organisme Arbres Canada à partir d’un logiciel utilisé pour la certification Carbonne zéro.
Le Comité Gare au gazoduc fait remarquer que le logiciel utilisé est le même que celui employé par le député conservateur de Lévis, Steven Blaney, qui a planté 166 arbres pour compenser les activités de son bureau de comté.
Ainsi, le terminal méthanier risque de nous coûter une véritable fortune, collectivement, s’il faut compenser pour les dommages en termes de GES causés par cette immense installation industrielle. Et en plus, il faudrait trouver un endroit approprié pour planter tous ces arbres parce que la Nouvelle-Écosse, malgré sa culture d’accueil, ne voudra probablement pas qu’on enterre son territoire sous les arbres… en clair, Rabasaka ne tient absolument pas la route en ce qui a trait à l’environnement.
À l’heure où tous les pays craignent qu’une « taxe verte » vienne vider les poches des classes moyennes et riches, voilà que Rabaska nous placerait dans une situation intenable où les citoyens pourraient devoir essuyer des factures astronomiques (des milliards et des milliards de dollars) pour compenser pour la pollution continuelle produite par une telle installation.
Le pire, c’est que Rabaska doit être construit sur les magnifiques terres agricoles de La Martinière, à la limite Est de Lévis (juste à côté de Beaumont).
C’est épouvantable de penser que cet endroit de rêve deviendra un dépôt de gaz naturel liquéfié, pour le compte de clients qui ne sont pas tous situés au Québec (et qui contribuent à notre développement, à nous).
Rabasaka, malgré ses « mesures d’atténuation » (afin de ne pas trop jurer dans le paysage) demeure une installation industrielle de très grande envergure qui risque fort de souiller, pour très longtemps, l’endroit où elle s’implantera. C’est comme ça. Manipuler du GNL, ce n’est pas comme flatter un arbre. Ça pollue. Continuellement.
Ainsi, on va se faire polluer ici pour faire plaisir à des propriétaires (en majorité) étrangers et là , on voit bien que le gaz naturel va prendre le chemin des États-Unis et aussi vers reste du Canada, s’il y a un besoin.
Oui, il y aura sûrement un peu de gaz naturel pour le Québec mais avec la connexion au pipeline trans-canadien, à St-Nicolas, on peut s’attendre à ce que le gros du volume transbordé via Rabaska prenne le chemin de l’étranger.
Enfin bref, Rabaska n’a pas encore évoqué la possibilité de planter environ 1,5MM (milliards) d’arbres pour contrer se effets anticipés sur les gaz à effet de serre (GES) — et le BAPE semble tout ignorer de cette éventualité…
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Vous rappelez-vous de la belle grosse (et somptueuse) visite d’un dirigeant de Gazprom, au Château Frontenac?
Le « tout Québec » s’était mis sur son 36 pour faire des courbettes devant ce représentant du puissant producteur de gaz naturel russe et vu de l’extérieur, c’était tellement ronflant d’arrogance que ça en devenait drôle.
Enfin bref, on pouvait penser que tout allait pour le mieux entre les promoteurs de Rabaska et Gazprom mais voilà , la publication RusEnergy qui, comme son nom le dit, se spécialise dans les nouvelles concernant les produits gaziers russes, vient nous donner un autre son de cloche en ce qui a trait à l’état (réel?) des relations entre ces deux « partenaires » et vous allez-voir, un peu plus bas, c’est « froid » comme nouvelle.
On répète les faits saillants de cette nouvelle (en provenance de Russie), pour être certains que les administrateurs de Gaz Métro comprennent, eux qui continuent de prétendre que les négociations se poursuivent:
Ainsi, lorsqu’un administrateur de Gaz Métro tentera de vous faire avaler des informations périmées, vous pourrez lui suggérer d’apprendre à lire le russe (ou encore, embaucher quelqu’un qui sait le faire).
Il est entièrement possible (et même fort probable) que Rabaska soit toujours en NÉGOCIATIONS pour obtenir du gaz naturel de Gazprom mais à l’évidence, ce n’est plus la proverbiale lune de miel dorée dont on a entendu parler (en mai 2008) du moins, si l’on se fie à RusEnergy.
Pour ceux qui ne lisent pas le russe (comme chez Gaz Métro, apparemment) voici ce que, dès le 25 février 2009, RusEnergy nous apprenait…
La compression des projets pour 2009 va concerner les dépenses du consortium à des projets prioritaires comme « Everest du Nord ». Mais ces réductions ne toucheront pas les gisements de S. et B. C’est l’opinion confirmée par le journal du 25-02-09 par l’analyste Dimitri Aleksandrov qui y voit la volonté de Gazprom de revoir le budget de 2009.
D’après l’analyste les principaux projets seront réalisés en premier. La réduction des dépenses dans le cadre du projet d’investissement dans les dépenses reliées à la recherche des énergies dans les profondeurs des couches terrestres et l’obtention de nouvelles licences.
Aleksandrov a aussi remarqué que le consortium gazier (Gazprom) a déjà commencé partiellement à diminuer les projets à l’extérieur des frontières. Par exemple, il s’est retiré de la participation dans SPG terminal Rabaska au Canada, sans égard au fait que là pouvait aller le gaz « Chtokmanovski ». Et cela est raisonnable, parce que les prix du gaz liquide aux USA sont plus bas que ceux du gaz du réseau. Cela veut dire que l’optimisation de toute l’activité de Gazprom s’opère maintenant, ce qui peut être considéré comme un fait positif-considère l’analyste.
Selon l’opinion de l’analyste IFK Solid, Denis Borisov, la diminution du programme d’investissements de Gazprom se répercutera d’abord sur les échéances de réalisation de projets d’extraction. Probablement ils seront un peu retardés, ce qui dans le moment présent, à cause de la baisse de la demande pour le gaz, ne semble pas tellement critique- a-t-il expliqué. À part cela, chez Gazprom la possibilité d’achat du gaz centre-asiatique (de l’Asie centrale) fait partie de la pratique passée. Selon les paroles de l’analyste, l’introduction des gisements Bovanenski’s, probablement, sera retardée d’un an ou deux et dans une plus grande mesure le changement d’échéances touchera Chtokman, comme projet de moindre importance à court et moyen terme. Avec cela, Borisov a souligné que la diminution du programme d’investissements ne se répercutera pas d’aucune façon sur les termes de la réalisation du « Severnyj potok ».
Aussi, les analystes n’excluent pas qu’il ait encore une autre diminution du programme d’investissements du Gazprom. Ils restent quand même persuadés, que le consortium ne réussira pas réaliser ce programme sans apport des moyens financiers additionnels. Selon Borisov, il faudra emprunter 2 à 3 milliards de $.
Ce n’est pas Gaz Métro qui s’est forcé pour nous raconter cette histoire-là !
Il y a aussi un article du quotidien Le Soleil qui vient d’être publié dans Cyberpresse à propos de cette nouvelle qui, de toute évidence, n’émane pas de Gaz Métro qui, sans grande surprise, tente de minimiser le retrait de Gazprom du projet Rabaska. Ils disent qu’ils vont négocier avec Gazprom a un rythme plus lent que prévu mais bon, ça risque d’être joyeusement lent si l’on se fie aux informations fournies RusEnergy.
On apprenait, la semaine dernière, que Rabaska avait acheté trois propriétés et qu’ils se préparaient à construire leur terminal méthanier — et ils n’ont jamais mentionné que Gazprom avait retiré ses billes du projet, à ce moment-là . Pourquoi?
Ça serait si simple de favoriser le solaire, l’éolien, l’hydrolien et le géothermique pour suppléer à nos besoins énergétiques mais ça Gaz Métro ne le comprend absolument pas. Pour eux, il faut que ce soit, non-renouvelable, polluant, toxique, dangereux et coûteux pour que ça les intéresse.
Même si Gaz Métro se targue d’être à l’avant plan de la scène énergétique québécoise, on peut se demander si leur entêtement à nous enfoncer leur gaz naturel (russe?) dans la gorge n’est pas en train de faire régresser toute la province en nous faisant passer à côté de la vague des énergies vraiment renouvelables… et durables.
Les citoyens devraient se poser de sérieuses questions sur la culture du secret qui semble régner chez Gaz Métro. Ce n’est pas normal qu’on apprenne des nouvelles aussi importantes via un média russe… et non via Gaz Métro, le « partenaire » qui est censé représenter l’intérêt des Québécois…
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Ça fait longtemps qu’on sait que le projet d’oléoduc d’Ultramar compromettra irrémédiablement la vocation agricole de nombreuses terres, entre Lévis et Montréal mais il semble que ça ne gêne que les agriculteurs.
En effet, dans l’indifférence générale, des propriétaires de terres agricoles (habituellement des agriculteurs, eux-mêmes), s’opposent farouchement au tracé d’un projet d’oléduc piloté par Ultramar qui doit, en théorie, suppléer à ou remplacer l’Ultratrain (qui déraille régulièrement, malheureusement).
Le Tribunal administratif du Québec, qui entend la cause, doit déterminer si la Commission de protection du territoire agricole du Québec a erré en autorisant le projet de construction de l’oléduc. Évidemment qu’elle a « erré » mais il faudra une armée de fonctionnaires pour « se pencher » sur cette problématique et finalement… ils prendront probablement le parti du plus fort: Ultramar, sans grande surprise.
Enfin bref, lors de la 2e journée d’audiences, mardi, à Drummondville, le juge Louis Cormier a écouté les arguments présentés par Me André Savard, représentant des intérêts de l’Association des propriétaires privés, agricoles et forestiers.
Ces audiences pourraient durer deux semaines et une fois qu’elles seront terminées, le juge Cormier s’accordera jusqu’à 3 mois pour rendre sa décision.
L’oléoduc est évalué à environ 300M$ et sera d’une longueur de 238 km. Il traversera 32 municipalités dont la moitié sont situées au Centre-du-Québec. Si le tribunal penche en sa faveur —ce qui risque d’être le cas— Ultramar aura 5 ans pour le construire.
C’est vraiment dommage de voir à quel point nos belles terres agricoles québécoises n’obtiennent pas le minimum de respect qu’elles méritent (ne serait-ce que stratégiquement, pour NOS besoins alimentaires).
Tout ce cirque pour faire place à un oléoduc transportant du pétrole sale (polluant), non-renouvellable, non-soutenable, non-équitable et 100% privé (aux mains d’un tout-puissant cartel pétrolier) — il est temps qu’on passe à autre chose que le pétrole, sérieusement, il faut sortir de cette situation gênante.
Solaire, éolien, hydrolien, géothermique… voilà ce qui donne des cauchemars aux pétrolières. D’où l’importance de continuer d’en faire la promotion, aussi souvent que possible.
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Ceux qui croyaient que le projet de terminal méthanier avait (enfin) frappé un mur doivent reprendre du service car voilà que Rabaska vient de faire l’acquisition de 3 nouvelles propriétés, à Lévis.
Il semble que Rabaska avait besoin de ces propriétés pour construire son terminal méthanier alors voici les prix qu’il a payé pour se les arroger…
On voit donc que Rabaska a payé quelques 2,5M$ pour 3 propriétés, soit environ 3 fois l’évaluation municipale.
La société en commandite Rabaska a absolument besoin d’acheter 18 propriétés pour construire son terminal méthanier de 850M$ (dont une large part ira à des « fournisseurs étrangers ») projeté à Lévis, sur le magnifique terrain de La Martinière (qui sera alors en proie d’être souillée, à jamais).
Tous les propriétaires concernés ont déjà signé, de gré à gré, des options d’achat avec Rabaska et ce, depuis 2005. Or voilà , 3 d’entre eux viennent de demander au promoteur du port méthanier d’exercer ses options d’achat et de faire l’acquisition de leur propriété. Une 4e transaction doit se produire dans les jours à venir.
Selon le porte-parole de Rabaska, Simon Poitras, aucune pression n’a été faite sur les propriétaires « [...] puisque nous n’avons pas besoin de ces propriétés tant que nous n’avons pas de contrat d’approvisionnement en gaz naturel ».
Très bien mais précisons qu’il a été impossible de contacter les anciens propriétaires de ces résidence pour valider ces dires.
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Gazprom.
Le géant russe (et mondial) du gaz naturel.
Un émissaire de Gazprom est venu à Québec, en 2008, pour nous faire des beaux yeux mais il ne faudrait pas perdre de vue que derrière ces « p’tites courbettes de circonstance », Gazprom est un instrument géopolitique pour les dirigeants russes.
Parlez-en aux Ukrainiens qui doivent composer avec de lourdes accusations de Gazprom qui prétend que l’ancienne province soviétique « vole » du gaz (destiné aux marchés européens) qui transite par son territoire.
Ces allégations ont bien sûr été niées en bloc.
Qui plus est, les Ukrainiens (par la voix de la société ukrainienne des hydrocarbures Naftogaz) ont insisté sur le fait que Gazprom n’a PAS livré le volume de gaz nécessaire (à raison de 17 millions de mètres cubes de gaz dus) pour approvisionner l’Europe (comme c’était pourtant prévu).
Vu les circonstances, Naftogaz avait été dans l’obligation de puiser dans SES réserves pour acheminer 10 millions de mètres cubes vers l’Europe.
Pour l’heure, des pays membres de l’Union européenne, comme l’Italie et l’Allemagne n’ont détecté aucune baisse dans leur approvisionnement en gaz. Cependant, la Hongrie et la Polongne ont dit avoir constaté une légère baisse de leur approvisionnement.
Ce n’est pas (encore) la fin du monde mais bon, ça demeure une guerre du gaz où la Russie menace de s’adresser au Parlement européen et l’Ukraine ne s’entend pas sur les prix du gaz, pour 2009 ainsi que pour des arrérages.
Vu d’ici, à Lévis, c’est difficile de savoir qui a raison et qui a tort mais pour les Lévisiens, il importe de savoir que Gazprom n’hésite pas à frapper fort dès qu’une situation ne fait plus son affaire.
Est-ce que c’est vraiment avec un « partenaire » comme Gazprom qu’on veut entrer en relation, à long terme, via le très contesté projet de terminal méthanier Rabaska?
Poser la question, pour quiconque comprend les danger d’une stratégie géopolitique (québécoise ou canadienne) basée sur la peur, c’est y répondre — il faut penser à ces choses AVANT que le projet ne se réalise et qu’alors, nous soyons les prochaines victimes d’une autre guerre du gaz.
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Pour quiconque a eu le plaisir de faire des exercices de mathématiques dans sa vie, la règle de trois, par sa simplicité et ses multiples applications pratiques demeure l’une des favorites du commun des mortels.
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec cette règle de mathématique élémentaire, il s’agit d’utiliser trois variables pour trouver la valeur d’une quatrième.
Si l’on applique cette règle de trois au prix de l’essence à la pompe, il y a de quoi en perdre son latin!
Par exemple, on se rappellera qu’en juillet 2008, le baril de brut a atteint son sommet de 147$ le baril et aujourd’hui, il se transige à 55$ (toujours en référence au baril de Brent de la Mer du Nord).
En date du 27 juin dernier, très précisément, l’essence se vendait 1,454$ le litre. En date d’hier, l’essence (toujours chez Esso, à Charny), se vendait 92,4 cents mais bien que ce soit plus abordable que le sommet atteint en été, est-ce qu’il s’agit du « juste prix »?
Et bien, il semble que non puisqu’en appliquant la régle de trois, on devrait (en théorie, dans un contexte de « libre marché ») payer —tenez-vous bien— 54,4 cents!
Vous avez bien lu.
Nous devrions actuellement payer notre essence environ 38 cents de moins à la pompe que le prix actuel, fièrement affiché par les pétrolières, apparemment sans aucun scrupule.
En payant notre essence 41,12% trop cher, par rapport au prix qui devrait prévaloir dans une logique de « libre marché », les pétrolières nous prouvent que LEUR SYSTÈME ne fonctionne qu’à leur avantage.
Il se pourrait que les pétrolières blâment les raffineurs, comme Ultramar, qui profiteraient de ce spectaculaire écart entre le prix du baril de pétrole brut et le prix de l’essence à la pompe pour s’en mettre plein les poches mais l’écart est tellement grand que ça n’explique pas tout.
Même l’argument des « vieux inventaires d’essence raffinée non-vendue » ne tient pas parce que le roulement complet de l’inventaire d’essence raffinée se fait dans un délais de quelques jours et non plusieurs mois.
Ceux qui oseront blâmer le cours du dollar canadien, en montagnes russes depuis le sommet du cours du pétrole, en juillet, devront garder à l’esprit que le Canada est l’un des plus importants producteurs de pétrole brut au monde et ne devrait pas (en théorie) être trop affecté par le cours du huard.
Ceci dit, rappelons qu’au 27 juin 2008, le dollar canadien valait 0,99$US — autrement dit, on était à parité.
En date d’hier, le huard valait 0,81$US alors admettons que « les pauvres pétrolières » doivent payer un supplément lié à la « conversion de la devise » d’environ 19% pour acheter leur pétrole brut à l’étranger, ça signifierait qu’on devrait s’attendre à payer environ 10 cents de plus le litre, soit 0,647$ le litre… on est encore bien loin du prix d’hier qui s’établissait à 92,4 cents!
Admettons qu’on ajoute un autre montant approximatif de 10 cents le litre qui va au raffineur —qu’on nommera la taxe aléatoire directement liée à l’avarice— notre essence à la pompe devrait, malgré tout, nous revenir à seulement 75 cents le litre.
Ainsi, même en mettant les chiffres « au pire », on constate que les pétrolières nous « soulagent les poches » d’au moins 17,33 cents le litre, soit une « surprime » généralement injustifiable de 18,75% qui ira, selon toutes vraisemblance, remplir les coffres déjà pleins des pétrolières.
En prenant en compte le poids des taxes sur l’essence (trop élevées de l’avis de plusieurs), on arrive à peu de choses près au « prix de détail » ce qui relativise les choses mais quand même, on est en droit de se demander si l’on profite vraiment de la spectaculaire baisse du prix du baril de pétrole.
Lorsqu’on entend des citoyens blâmer les pétrolières de les voler au grand jour, force est d’admettre qu’ils semblent avoir raison — même s’il y a des bémols à considérer (surtout à cause des lourdes taxes gouvernementales à la pompe). Plusieurs citoyens se demandent alors comment une telle situation peut avoir cours dans le contexte d’un modèle économique basé sur le « libre marché« ?
Et bien, justement, il n’y pas grand chose de « libre » en ce qui concerne le marché du pétrole brut parce que la concurrence y est à toutes fins pratiques illusoire et les prix varient sans cesse au gré des caprices des spéculateurs (surtout basés à Londres).
Alors que les pétrolières grimpent leurs prix aussi haut que possible dès qu’un Irakien se foule une cheville à un kilomètre d’un puits d’extraction du pétrole, la descente vertigineuse du même baril de brut à 55$ n’arrive pas à les « forcer » à vendre leur essence au « juste prix » ce qui, bien entendu, fait l’objet de vifs débats.
Ce faisant, la classe moyenne continue de s’appauvrir en remplissant unilatéralement les poches des ultra-riches qui, eux, expédient (plus souvent qu’autrement) une large part (ou la totalité) de leurs profits vers une maison-mère étrangère ou vers des paradis fiscaux. La famille Irving, du Nouveau-Brunswick, a d’ailleurs un historique passablement honteux en matière d’évasion fiscale.
Que font les autorités gouvernementales pour nous protéger des ces pratiques?
Hélas, rien de bien convaincant…
La Régie de l’énergie se contente de compiler des informations sur les prix, ce qui ne sert finalement pas à faire fléchir les prix ou protéger les consommateurs. À la limite, ça cautionne les excès des pétrolières.
Du côté du Ministère des ressources naturelles, on se retrouve dans une « bizarre de situation ».
D’une part, on a Claude Béchard qui combat péniblement son cancer -mais- qui, probablement pour maintenir son salaire, insiste pour rester « ministre » désigné (en passant, on lui souhaite sincèrement de guérir car il ne mérite absolument pas ce qui lui arrive) mais de l’autre, on est « pris » avec Julie Boulet qui « assure » l’intérim et qui, semble-t-il, dirige plus souvent qu’autrement les opérations de ce gigantesque ministère depuis… son bureau aux transports!
Non, mais!
On prend vraiment les citoyens québécois pour des dindes — comme si la ministre des transports, la très controversée « Madame Full-PPP » Julie Boulet allait avoir le temps nécessaire, dans son agenda probablement surchargé (surtout en période de campagne électorale), pour défendre les contribuables contre ce qu’il convient de qualifier de « situation préoccupante » en ce qui a trait aux prix chargés à la pompe par les pétrolières (un oligopole tricoté serré, rappelons-le).
Alors voilà , une observation de plus concernant la situation dont les automobilistes et par extension, tous les citoyens, sont victimes lorsque les prix de l’essence montent vite et rescendent très, très lentement — en toute impunité et au grand jour, comme pour mieux se moquer des « clients » qui rêvent d’une alternative à leur actuelle dépendance « à la pompe ».
En tant que citoyen, vous devriez discuter de cette situation avec les candidats qui se présentent pour VOUS REPRÉSENTER à l’Assemblée nationale parce que jusqu’à présent, aucun parti ne peut se vanter d’avoir même tenté (de manière crédible) de défendre les automobilistes.
De votre côté, continuez à utiliser la règle de trois, au fil des jours, pour constater à quel point vous êtes insignifiants, aux yeux des pétrolières — disons que ça replace les choses dans leur contexte!
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