![]() |
![]() |
Ceux qui suivent le projet Rabaska savent que l’implantation d’un port méthanier sur le site de La Martinière ne fait absolument pas l’unanimité.
Le BAPE a approuvé ce projet malgré le barrage d’opposition allant de la Santé publique à la Protection du territoire agricole, en passant par à peu près tous les groupes environnementaux connus (et moins connus). Il serait cependant très intéressant de savoir si le BAPE a considéré cette information, dans sa « décision pro-Rabaska« …
Il faudrait planter près d’un milliard et demi d’arbres pour contrer les effets anticipés du projet Rabaska sur les émissions de gaz à effet de serre (GES).
La superficie requise pour planter tous ces arbres serait l’équivalent de la moitié de la Nouvelle-Écosse.

La facture serait substantielle: à 4 $ l’arbre, ce sont près de 5,5 milliards de dollars qu’il faudrait injecter dans l’opération. Ce calcul a été fait par l’organisme Arbres Canada à partir d’un logiciel utilisé pour la certification Carbonne zéro.
Le Comité Gare au gazoduc fait remarquer que le logiciel utilisé est le même que celui employé par le député conservateur de Lévis, Steven Blaney, qui a planté 166 arbres pour compenser les activités de son bureau de comté.
Ainsi, le terminal méthanier risque de nous coûter une véritable fortune, collectivement, s’il faut compenser pour les dommages en termes de GES causés par cette immense installation industrielle. Et en plus, il faudrait trouver un endroit approprié pour planter tous ces arbres parce que la Nouvelle-Écosse, malgré sa culture d’accueil, ne voudra probablement pas qu’on enterre son territoire sous les arbres… en clair, Rabasaka ne tient absolument pas la route en ce qui a trait à l’environnement.
À l’heure où tous les pays craignent qu’une « taxe verte » vienne vider les poches des classes moyennes et riches, voilà que Rabaska nous placerait dans une situation intenable où les citoyens pourraient devoir essuyer des factures astronomiques (des milliards et des milliards de dollars) pour compenser pour la pollution continuelle produite par une telle installation.
Le pire, c’est que Rabaska doit être construit sur les magnifiques terres agricoles de La Martinière, à la limite Est de Lévis (juste à côté de Beaumont).
C’est épouvantable de penser que cet endroit de rêve deviendra un dépôt de gaz naturel liquéfié, pour le compte de clients qui ne sont pas tous situés au Québec (et qui contribuent à notre développement, à nous).
Rabasaka, malgré ses « mesures d’atténuation » (afin de ne pas trop jurer dans le paysage) demeure une installation industrielle de très grande envergure qui risque fort de souiller, pour très longtemps, l’endroit où elle s’implantera. C’est comme ça. Manipuler du GNL, ce n’est pas comme flatter un arbre. Ça pollue. Continuellement.
Ainsi, on va se faire polluer ici pour faire plaisir à des propriétaires (en majorité) étrangers et là , on voit bien que le gaz naturel va prendre le chemin des États-Unis et aussi vers reste du Canada, s’il y a un besoin.
Oui, il y aura sûrement un peu de gaz naturel pour le Québec mais avec la connexion au pipeline trans-canadien, à St-Nicolas, on peut s’attendre à ce que le gros du volume transbordé via Rabaska prenne le chemin de l’étranger.
Enfin bref, Rabaska n’a pas encore évoqué la possibilité de planter environ 1,5MM (milliards) d’arbres pour contrer se effets anticipés sur les gaz à effet de serre (GES) — et le BAPE semble tout ignorer de cette éventualité…
Tags: ges, gaz à effet de serre, pollution, environnement, argent, investissements, arbres, planter des arbres, carbonne, émissions de carbonne, contribuables, endettement public, gnl, gaz naturel liquéfié, terminal méthanier, port méthanier, installation industrielle, québec, lévis, la martinière, beaumont, québécois
![]() |
|